Proposition de loi : création d’un répertoire national du crédit pour lutter contre le surendettement

Jeudi 26 janvier, les députés vont débattre d’une proposition de loi déposée par Jean-Christophe Lagarde, Jean Dionis du Séjour et les membres du groupe NC qui vise à lutter contre le surendettement et créant un répertoire national du crédit.

C’est la 6ème proposition de loi déposée par Jean-Christophe Lagarde sur le sujet depuis 2002.

Source : AFP.

Lutte contre le surendettement: Lagarde (NC) espère la chute des « murs de résistance »

PARIS, 24 jan 2012 (AFP) – Le député Nouveau Centre Jean-Christophe Lagarde a espéré mardi la chute des « murs de résistance » en France à la création d’un répertoire national des crédits aux particuliers pour prévenir le surendettement, liés au « lobby de deux banques » et à « un blocage à Bercy ».

Présentée pour la sixième fois depuis 2002, une proposition de loi du Nouveau Centre sur la création d’un répertoire national des crédits aux particuliers, aussi appelé fichier positif, sera examinée dans l’hémicycle jeudi lors d’une « niche » réservée à l’examen de textes du Nouveau Centre.

Elle a été rejetée mercredi dernier en commission à l’Assemblée nationale. Les députés de l’UMP ainsi que ceux du PCF et du PG ont voté contre ce texte des centristes Jean-Christophe Lagarde et Jean Dionis du Séjour. Le PS s’est abstenu.

Evoquant un « sujet qui traîne depuis trop longtemps » alors que, « chaque année, environ 200.000 familles entrent en situation de surendettement », M. Lagarde a souligné devant la presse que « les murs de résistance absurdes sont tombés dans tous les pays en Europe ».

« Ce débat a été politiquement tranché en France, alors, pourquoi attendre? », a-t-il lancé, faisant valoir que « les accidents de la vie sont un impondérable mais l’absence de fichier aggrave les choses » et que « le surendettement touche aussi des gens formés et gagnant convenablement leur vie ».

Et de déplorer le « lobby de deux grandes banques qui ne veulent pas de fichier car elles ont une sorte d’avance sur leurs concurrents par leur connaissance des clients » et « un blocage absurde et criminel à Bercy » sur l’idée que la croissance en souffrirait.

Président de l’association d’aide aux surendettés Crésus, Jean-Louis Kiehl a lancé: « C’est une question de courage maintenant! Au gouvernement de lâcher du lest ».

Gérard Touati, directeur général délégué de Franfinance, a considéré que « la loi Lagarde a permis beaucoup d’avancées dans la protection du consommateur mais n’a pas répondu à l’objectif de prévention du surendettement ».

Témoignant de la « spirale » du surendettement face à une chute de moitié de son salaire, un ex-cadre supérieur tombé ensuite au RMI et ayant tenté de se suicider a estimé qu’il n’aurait « jamais plongé si ce fichier avait existé ».

« Il faudrait ce fichier pour qu’on vous dise +stop+ », a renchéri une autre victime du « cercle vicieux », dénonçant l’absence de « vérification et de communication dans la même institution » de crédit.

Présidentielle 2012 : Interview de Jean-Christophe Lagarde pour le journal MÉTRO

Jean-Chistophe Lagarde, numéro deux du Nouveau Centre, le parti d’Hervé Morin, annonce en exclusivité à Metro son soutien à Nicolas Sarkozy pour la présidentielle. Il nous explique les raisons de son choix.

Vous avez critiqué à de nombreuses reprises la candidature d’Hervé Morin à la présidentielle. Qui soutiendrez-vous dans la campagne ?

En 2007, j’ai été le seul député centriste à ne pas avoir soutenu Nicolas Sarkozy et à ne pas avoir voté pour lui ni au premier, ni au second tour. J’ai eu beaucoup de désaccords avec lui dans son début de mandat, qui m’ont par exemple conduit à ne pas voter le bouclier fiscal et la loi Tepa. J’en ai eu d’autres par la suite. Pour autant, plusieurs éléments me conduisent à décider aujourd’hui que s’il est candidat, je le soutiendrai. C’est vrai, c’est un choix que je n’aurais pas imaginé faire il y a un an et demi.

Qu’est-ce qui motive cette décision ?

Il y a trois choses. D’abord, il y a aujourd’hui un vrai risque de nouveau 21 avril, c’est-à-dire de voir les Français privés de choix avec l’irruption de l’extrême droite au second tour. La dispersion n’est donc plus permise. Ensuite, je pense que dans la tempête que nous traversons, la France ne peut pas se permettre une aventure derrière Hollande et que Nicolas Sarkozy est le mieux armé pour y faire face. J’ai entendu François Hollande au Bourget : beaucoup de grands principes, de déclarations creuses, mais aucun chemin pour sortir de la crise. Enfin, ces derniers mois, j’ai vu le chef de l’Etat se rapprocher des positions que les centristes défendent depuis toujours, sur la règle d’or d’équilibre budgétaire, sur le Gouvernement économique de l’Europe pour sauver l’euro. Il est maintenant rentré dans ses habits de Président.


Comment le Nouveau Centre peut-il peser sur la majorité sans présenter de candidat à la présidentielle ?

Ce n’est pas par des candidatures de témoignage qui font flop qu’on arrivera à peser. Le centre est actuellement dispersé, éclaté. Je souhaite que nous puissions construire une majorité renouvelée, élargie, mieux équilibrée, pour que nos préoccupations soient prises en compte en début de mandat et non à la fin. C’est donc dès maintenant et dans le contrat de législature qu’il faut construire avec nos alliés que nous devons marquer quelles sont nos exigences, sur la formation des jeunes, l’équilibre budgétaire, une fiscalité plus juste ou la construction d’une Europe politique.

Hervé Morin doit donc retirer sa candidature au plus vite selon vous ?

Le retrait de sa candidature n’est plus qu’une question de délai. Mais on voit bien que son initiative personnelle a profondément divisé notre parti. Sa responsabilité comme président du Nouveau Centre, c’est de refaire notre unité en se retirant dignement, pour éviter que l’extrême-droite ne parvienne au second tour et pour nous permettre de discuter avec nos partenaires d’un contrat de législature qui fasse respecter nos valeurs. Avec 1%, ce qui n’est pas le poids du centre mais de sa candidature, on ne négocie rien.

Les centristes ont beaucoup reproché à l’UMP sa droitisation. Quelle tonalité voulez-vous que Nicolas Sarkozy donne à sa campagne ?

Je le soutiendrai tout en conservant mon droit d’inventaire.Je ne renierai rien de nos différences et refuserai toutes dérives s’il venait à s’en produire. J’attends de Nicolas Sarkozy qu’il tienne le langage de la transparence et de la vérité. Depuis trente ans, celui qui est élu président est celui qui promet qu’on rasera gratis. Si nous ne voulons pas être dans quelques temps dans la situation de la Grèce ou de l’Italie, nous avons besoin dans cette campagne que les candidats fassent la transparence sur notre situation, la vérité sur les efforts que nous avons à fournir et sur leur répartition. Ce n’est pas une élection pour rêver, c’est une élection pour sortir de la crise et dominer un monde nouveau.

Vous étiez le porte-parole de François Bayrou en 2007. Pourquoi ne pas l’avoir choisi ?

J’ai rencontré François, j’ai de l’estime,du respect et de l’amitié pour lui, mais je ne sais pas où il va. J’espère qu’il viendra après le premier tour construire avec nous cette majorité rééquilibrée : rien dans sa démarche ou dans ses propositions ne rejoint François Hollande.

La TVA sociale est chère aux centristes. Nicolas Sarkozy ne va-t-il pas trop vite en voulant la mettre en place avant la présidentielle ?

Est-ce que quelqu’un le croit assez stupide pour ne pas savoir que cette mesure est électoralement dangereuse et peut lui coûter des milliers de voix ? Non, bien sûr. En la prenant pour améliorer la compétitivité des entreprises françaises et sauver des emplois, il fait passer son intérêt personnel derrière celui du pays. C’est un choix de courage, un choix de président.

Interview par Gilles Daniel.

A Bobigny, le ministre de la Fonction publique, François Sauvadet inaugure le restaurant administratif de la ville avec Jean-Christophe Lagarde

François Sauvadet, ministre de la Fonction publique, a inauguré
le nouveau restaurant inter-administratif de la ville de Bobigny avec Jean-Christophe Lagarde et le sénateur Vincent Capo-Canellas.

Ce restaurant administratif est dédié à la restauration des agents des administrations et des collectivités , et pourra servir jusqu’à 1800 repas par jour.

Une création souhaitée depuis longtemps par le député de Bobigny-Drancy et qui faisait parti d’un programme pluri-annuel de remise en conformité et de création des restaurants inter administratif.

Inauguration de l’espace abonnement du service AUTOLIB à Drancy

Jean-Christophe Lagarde et Vincent Bolloré, PDG d’Autolib, ont inauguré lundi 9 janvier le premier espace d’abonnement Autolib’ à Drancy. Celle-ci est placée au 24 avenue Paul Vaillant Couturier. 2 ambassadeurs drancéens sont sur place pour aider les usagers de 8h00 à 20h00 tous les jours.
La ville comptera une quinzaine de bornes AUTOLIB dans le courant de l’année 2012.
Drancy est l’une des 46 communes d’Ile de France à participer au projet mais l’une des rares communes de banlieue à posséder sa propre borne d’abonnement si tôt.

Vincent Bolloré, PGD d'Autolib' explique étape par étape comment louer une blue-car

Bonne année 2012

À l’aube de 2012, une année cruciale et difficile pour notre pays, je vous adresse tous mes voeux de bonheur, de réussites et de santé pour vous et vos proches. Je souhaite aussi que nous emportions ensemble des succès permettant à la France de retrouver le chemin de la croissance, du progrès et de l’équité.
Bonne année.

Prix de l’humour politique 2012

Traditionnellement depuis 1988, un jury composé de journalistes et d’humoristes remet le prix de l’humour politique à une femme ou à un homme politique pour une phrase humoristique qu’elle soit volontaire ou non.

C’est une première ! Jean-Christophe Lagarde fait parti de la sélection pour le prix de l’humour politique 2012 avec la phrase « 0% pour un fromage, c’est bon pour la santé, mais pas pour un sondage présidentiel ».
Phrase prononcée à propos des sondages qui mettaient Hervé Morin à 0% pour la présidentielle.

Voici les autres phrases sélectionnées :

- Thierry Mariani, ministre des Transports : « C’est plus facile de pacifier la Lybie que l’UMP ».

- Chantal Jouanno, sénatrice UMP : « La droite à Paris, c’est la guerre des boutons avec des bazookas ».

- Christian Jacob, député et président du groupe UMP à l’Assemblée nationale : « Le socialisme, c’est vraiment une île au milieu des terres ».

- Ségolène Royal, présidente de région PS, à la veille de la primaire socialiste à laquelle elle s’était présentée : « Ce n’est pas plus mal que ce soit une femme qui soit élue pour faire le ménage ».

Les prochaines sélections devraient avoir lieu en mars et le prix sera remis en juin 2012.

L’année dernière, Laurent Fabius avait remporté le prix avec sa phrase : « Mitterrand est aujourd’hui adulé, mais il a été l’homme le plus détesté de France. Ce qui laisse pas mal d’espoir pour beaucoup d’entre nous ».

15/12/11 Interview dans le Parisien sur la présidentielle de 2012

Jean-Christophe Lagarde a accordé une interview au journal le Parisien dans laquelle il donne son analyse de la présidentielle 2012.

Est-ce l’effet de l’annonce à répétition de sa candidature? Les sondages créditent en tout cas François Bayrou de 9% à 13% d’intentions de vote à la présidentielle et sa cote de popularité gagne 7 points (Ifop-« Paris Match »). Selon ce baromètre, le président du MoDem devance même François Hollande, avec 64% de bonnes opinions contre 57%. De quoi faire réfléchir ses anciens amis de l’UDF qui l’avaient pourtant « excommunié » de la galaxie centriste depuis 2007, préférant soutenir Jean-Louis Borloo ou, à défaut, Hervé Morin. Député-maire de Drancy (Seine-Saint-Denis) et numéro deux du Nouveau Centre, Jean-Christophe Lagarde, ancien porte-parole du candidat Bayrou en 2007, estime que le choix, au premier tour, se pose entre le Béarnais et Nicolas Sarkozy.

Vous avez quitté Bayrou en 2007 et aujourd’hui vous déjeunez en tête-à-tête. Est-ce un revirement?

JEAN-CHRISTOPHE LAGARDE. Nous souhaitions échanger sur le devenir de notre famille de pensée. Si nous avons eu en 2007 des divergences de stratégie, il n’en reste pas moins que nous partageons des valeurs et des projets communs. Il faudra bien que les centristes se retrouvent pour peser de nouveau. Il est évident que Bayrou fait partie de notre famille.

Vos amis du Nouveau Centre ne disaient-ils pas le contraire jusqu’à présent?

Je n’ai jamais cessé de parler avec François. J’ai de l’estime pour lui, pour la pertinence de certaines de ses analyses. Il m’a vu grandir en politique. J’espère que nos divergences s’estomperont au profit de ce qui nous rassemble.

Bayrou ne soutient pas davantage Sarkozy aujourd’hui qu’en 2007. Qu’est-ce qui a changé alors?

Dans la crise actuelle, je ne le vois pas soutenir François Hollande. La France ne peut pas se payer le luxe d’un programme aussi irréaliste que celui du PS avec le retour à la retraite à 60 ans, le recrutement de 60000 personnes dans l’Education nationale et de 300000 emplois jeunes, la danse de Saint-Guy avec les Verts sur le nucléaire…

Approuvez-vous son appel à un gouvernement d’union nationale?

Les efforts qu’il faudra fournir sont suffisamment importants pour que la majorité qui sera choisie par les Français en mai 2012 soit la plus large possible. Il y a plus de similitudes aujourd’hui entre ce que dit Bayrou — sur la règle d’or, la capacité à produire en France — et ce que défend Nicolas Sarkozy qu’avec les propositions d’Hollande. Aujourd’hui, François Bayrou se situe dans une opposition dont les thématiques sont compa- tibles avec la majorité actuelle.

Il y a peu, le Nouveau Centre pariait que Bayrou négocierait son ralliement au mieux placé…

Il ne me semble pas dans une posture de ce genre, mais dans l’esprit de gagner et d’être élu à l’Elysée. Et si tel n’était pas le cas, il insistera pour que ses options politiques, proches des nôtres, soient intégrées dans une majorité que j’imagine mal se construire avec un Mélenchon. Beaucoup au Nouveau Centre ont compris que, si François n’a pas l’idée saugrenue de soutenir Hollande, il serait absurde de ne pas retrouver un mode de vie en commun avec lui en 2012.

Pour qui voterez-vous au 1er tour?

Mon choix se jouera entre François Bayrou et Nicolas Sarkozy. Je me déterminerai d’ici fin janvier en fonction des programmes présentés.

Vous excluez définitivement de soutenir Hervé Morin, pourtant président du NC?

Oui. Il a engagé une démarche personnelle sans même que notre parti puisse en débattre. Les Français ne s’y intéressent pas. Sa candidature solitaire fait courir un risque mortel au Nouveau Centre.

Jean-Christophe Lagarde pose une question au Gouvernement sur la sécurité dans les centrales nucléaires

Ma question s’adresse à Monsieur le Ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer, des Collectivités territoriales et de l’Immigration.
Lundi 5 décembre dernier les opérations commando lancées par Greenpeace afin d’infiltrer différentes centrales nucléaires françaises et d’y atteindre des zones sensibles en s’y cachant pendant plusieurs heures met en évidence la question de la sécurité nucléaire de notre pays.
La réaction d’EDF, l’exploitant de ces sites, prétextant que tout a toujours été sous contrôle n’est pas acceptable puisque cette action démontre que cela n’a pas été le cas.
Si on voit bien les intentions des auteurs, les dénoncer ne suffit pas car ils ont ainsi démontré la facilité avec laquelle un groupe terroriste pourrait s’attaquer à nos centrales nucléaires et provoquer des dégâts considérables.
La sécurité des centrales nucléaires françaises est assurée par le Peloton spécialisé de protection de la gendarmerie nationale (PSPG). Créé en 2007 il comprend 18 unités qui ont été progressivement déployées. Ces brigades sont composées de 38 membres formés par des unités d’élite. Une convention, signée entre l’exploitant, EDF et la gendarmerie nationale en février 2009, a généralisé la procédure à l’ensemble des sites nucléaires (hormis le matériel, c’est EDF qui assure le financement de ces unités de protection).
Vous avez reconnu des failles dans le dispositif de sécurité et je ne doute pas de votre volonté d’y remédier.
Toutefois, nous devons aller plus loin :
Le groupe Nouveau Centre demande qu’une commission d’enquête parlementaire soit créée au plus vite afin d’identifier les fonctionnement en matière de sécurité nucléaire des sites sensibles français et d’y apporter des solutions.
La création d’un organe de contrôle des installations nucléaires sous la responsabilité du Parlement.
La mise en place d’un audit annuel conjoint Gouvernement et Parlement.
Et enfin le déploiement de forces militaires comme c’est le cas sur la base du centre spatial de Kourou en Guyane.
Je vous remercie.

Jean-Christophe Lagarde est l’invité du OUI-NON sur LCI

Thèmes de l’interview :
le pouvoir des agences de notation, les relations franco-allemande, le rapport parlementaire sur le financement des syndicats,l’affaire des écoutes du Monde dit « les fadettes » et le droit de vote des étrangers aux élections locales.