Trois questions à Jean-Christophe LAGARDE
Trois questions à Jean-Christophe Lagarde
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Jean-Christophe LAGARDE invité sur l"émission Pile et Face sur la chaine parlementaire
Jean-Christophe LAGARDE débat avec Daniel Goldberg sur les banlieues suite au rapport de l'observatoire national des zones urbaines sensibles (ZUS).
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Jean-Christophe LAGARDE répond aux questions des internautes sur un chat de l'institut Montaigne " Que faire pour que chacun se sente français aujourd'hui ?"
Sujet : Que faire pour que chacun se sente français aujourd'hui ?
NaceK : A Drancy certains quartiers sont vraiment difficiles. Bien sûr il y a l'action de l'ANRU etc. mais peut on se sentir français si la France ne vous réserve que les secondes zones. Si j'invite qqun chez moi et que je le loge dans la cave, comment se sentira-t-il partie prenante de la maisonnée...
Jean-Christophe Lagarde : C'est justement pour cela que lorsque nous réorganisons les quartiers, nous faisons en sorte de mélanger logements sociaux et logements privés, assurant une mixité sociale qui contribuera à favoriser la réussite et l'intégration sociale de chacun. De même, nous construisons de petits logements sociaux, voire des pavillons jardins dans les zones pavillonnaires. Pour moi, il faut en finir avec les quartiers de rélégation sociale. Dans le logement social, seul le loyer doit être social; pas le quartier. A cette condition là, on pourra respecter la promesse républicaine qui veut qu'on tire les dividendes de ses efforts individuels.
koniz : Vous sentez-vous avant tout Drancéen, Français, Européen? Faut-il vraiment choisir / hiérarchiser? Peut-on se sentir New-Yorkais et Français à la fois? Africain et Français?
JCL : Je me sens les trois à la fois et je ne vois pas le besoin de hierarchiser. Suis-je hierarchisé en mon fort intérieur? Non, alors... Pour New-York ou Tombouctou, c'est la même chose...
Mat.le : Vouloir défendre l’identité nationale, n’est-ce pas un combat d’arrière-garde ?
JCL : Je ne pense pas même si ce débat aurait, à mes yeux avoir lieu en dehors de périodes électorales afin qu'il puisse être réel et serein. En effet, après 20 ans d'omniprésence du Front National sur la scène politique française, on a fait croire aux français que la France, la Nation était une notion repliée sur elle même. Or c'est exactement le contraire. Notre projet national, issu de la révolution, c'est de faire partager nos valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité (auxquelles on a ajouté en 1905 la laïcité) et donc de donner envie d'être français. Notre identité réelle ce n'est pas d'être frileux mais c'est de vouloir faire partager notre vision de l'homme et du monde. Quand la France n'est pas celà, elle n'est pas elle même. Alors elle devient toute petite et souvent laide.
lemuriens : Bonjour Monsieur le député, Que pensez-vous de l'affaire des minarets suisses... et de la tribune sur le sujet de Nicolas Sarkozy dans le Monde?
JCL : Je n'ai pas lu la tribune de M. Sarkozy. Pour ce qui est des minarets, on voit bien la peur qu'inspire l'islam qui est une religion mal connue et injustement réduite aux seuls intégristes, voire aux terroristes. Le plus scandaleux pour moi a été l'importation de ce faux débat en France avec de bien sombres arrières pensées électoralistes à droite comme à gauche. C'est à vomir. Qui s'offusque du minaret de la grande mosquée de paris (financée à l'époque par l'Etat) en plain paris? Qui sait que le minaret est une tradition architecturale orientale et non pas un exigence de l'islam? Nombre de mosquées n'ont pas de minarets ce qui ne dérangent pas les musulmans. Il suffit de voir au cas pas cas 1) s'il y a une demande de minaret par les musulmans 2) si cela s'insère ou non dans l'urbanisme (c'est au maire d'apprécier). C'est vraiment le prototype de débat très con qu'adorent nos concitoyens.
jude : Indépendamment de votre appartenance politique et de votre proximité avec l'UMP, que pensez-vous de la pertinence et de l'opportunité de discuter de ces questions aujourd'hui, veille d'élections ?
JCL : Je pense que les élections en France ne sont que très rarement de bons moments de débats car notre pays (politique et électeurs confondus) adore les caricature auxquelles on réagit plutôt que les vrais sujets auxquels on réfléchit. Ce n'était donc pas un bon moment pour lancer ce débat, car beaucoup de responsables publics se trouvent prisonniers d'un jeu de rôle.
BanlieueRouge : On a qu’à commencer par rétablir un peu de mixité sociale ? Vous pensez quoi des maires qui ne respectent pas l’objectif de 20% de logement sociaux ?
JCL : Si on ne met pas fin à cette France où vivent séparé les ghettos de riche et les ghettos de pauvre, nous mettons notre république et notre paix civile en danger; on l'a vu en 2005. Mais personne n'en prend suffisamment conscience. Je dirai même que cela arrange beaucoup de gens, de droite comme de gauche, qui trouvent que les gens en difficulté c'est bien mais... loin de chez eux et de leurs écoles. Pour les Maires qui refusent d'appliquer l'article 55 de la loi SRU (sur les 20% de logements sociaux) j'ai déposé une proposition de loi visant à les rendre inéligibles. Pas seulement pour les sanctionner mais aussi pour modifier le débat communal qui ne serait plus faut-il ou non faire des logements sociaux mais comment va-t-on les faire???
Mat.le : Beaucoup s’inquiètent de la montée de l’islam en France. Pour ma part, je considère que ce qui remet le plus en cause l’identité française aujourd’hui c’est la standardisation des pratiques culturelles à l’échelle de la planète.
JCL : Je suis tout à fait d'accord avec vous. L'islam n'est pas plus inquiétante que d'autres religions si nous savons favoriser ceux qui ont une vision laïc de la société. en revanche la standardisation des modes, des pratiques culturelles, des pratiques sportives, de l'alimentation, etc... me paraît aussi dangereuse que réversible car j'ai tendance à croire que nous allons vers un monde si impersonnel qu'inévitablement les gens vont de plus en plus chercher à échapper au standard pour retrouver une identité propre, souvent de proximité.
YacineB : Le contrôle au faciès, l’humiliation, le tutoiement systématique par les forces de police ne contribuent-ils pas au sentiment que certains Français se sentent mois français que d’autres ?
JCL : Oui c'est vrai et c'est condamnable, bien que souvent difficilement prouvable. Quand on a une police fidélisé qui par son ancienneté connaît bien la population, celà se produit bien moins. Mais j'observe que l'inverse est vrai aussi (de citoyens à l'encontre de la police) et tout aussi inacceptable quoique rarement condamné. Alors que les forces de police sont celles à qui on a délégué notre tranquillité, leur action doit donc être respectée en toute circonstance.
Gé : Pensez-vous qu’il y a un véritable risque d’explosion de la « nation » ?
JCL : Oui, je le pense. Tout d'abord parce que notre peuple se trouve peu de raison de vivre, de construire et d'espérer ensemble. Vivre ensemble est devenu une obligation de fait au lieu d'être une volonté commune pour améliorer notre situation. Ensuite parce que la ségrégation sociale met la société sous pression et risque de déclencher des explosions aussi régulières qu'incompréhensibles pour ceux qui ne savent pas ce qui se passe dans les quartiers "ghettos".
julia : Bayrou a décliné dimanche l'offre d’alliance de Ségolène. Qu’auriez-vous fait à sa place ?
JCL : Si je suis au Nouveau Centre et pas au modem c'est parce que je ne voulais pas me trouver un jour à sa place. Pendant la présidentielle, nous voulions rassembler autour de l'UDF. Après Bayrou a voulu créer le modem pour acter sa nouvelle stratégie d'alliance à gauche. Il y a donc incohérence entre faire partie d'une gauche qui va du modem au PC et refuser les alliances avec eux. Tout çà n'est que tactique pour simuler une autonomie qui a disparue et malheureusement se terminera par une beresina électorale.
européen : pourquoi êtes-vous opposé à l’entrée de la Turquie dans l’Union ?
JCL : Parce que la Turquie, comme la Grande-Bretagne, ne partage pas notre vision d'une union politique fédérée en Europe. Sa vision, et je dois le reconnaître ses intérêts, c'est d'être la grande puissance du proche orient. Etre intégrée à l'U.E. en tant que grand marché commercial (hélas l'Europe n'est encore que cela est pour la Turquie un avantage économique certain et lui permettrait d'assoir sa suprématie régionale. A mes yeux on peut parfaitement les intégrer dans le grand marché mais pas dans nos institutions politiques européenne, sinon il n'y aura jamais d'Europe politique. C'est d'ailleurs pour cette raison que G.W. Bush était si favorable à l'entrée de la Turquie et qu'Obama l'est également. Est- vraiment l'intérêt de l'Europe????
Eliane93 : Pour commencer, concrètement, vous faites quoi à Drancy pour accueillir les nouveaux arrivants ?
JCL : Tous les nouveaux habitants de la ville sont régulièrement invités à une rencontre avec le Maire lors de laquelle on leur présente la ville, son fonctionnement, ses projets. Ceci se termine par un tour de la commune. Par ailleurs, nous organisons des cérémonies pour les personnes naturalisées et je les invite à visiter l'Assemblée Nationale pour leur expliquer le fonctionnement de nos institutions in situ. Le reste est fait par le biais d'association, parfois d'originaires d'autres pays qui jouent un rôle important de réseau mis à disposition.
BobygnyR : Bonjour : Est-ce que vous travaillez en bonne intelligence avec les maires voisins communistes?
JCL : Celà dépend lesquels. C'est extrêmement difficile, pour ne pas dire impossible, avec la ville de Bobigny; ce que je regrette profondément. En revanche cela se passe très bien avec Le Blanc-Mesnil, notamment dans le cadre de notre travail sur le grand paris.
humanum : Bonjour, Pensez-vous que la France est prete pour une vie centriste? Ne pensez-vous pas que nous, les Francais, sommes trop passionés pour etre centristes? Pensez-vous les centristes capables de résoudre les problemes de la France en y mettant les ingredients nécessaires meme si cela déplait a certaines classes ou intérets "persopartidairs"? Choisissez en une question ou répondez a toutes. Merci Pardonnez-moi pour orthographe mais je suis sur clavier US
JCL : Les français veulent être gouvernés au centre mais se choisissent toujours des dirigeants qui ne le sont pas et sont ensuite conduit à mener des politiques plus ou moins centristes contre leur propre nature. Du coup, ils sont toujours déçus. Oui je crois que les français pourraient choisir un président centriste car ils sont aussi passionnés que raisonnés. Le problème c'est qu'ils sont toujours passionnés au moment des élections et jamais raisonné devant l'urne. Ensuite, on peut bien sûr gouverner au centre même en faisant déplaisir à un certain nombre de personnes.
PR75 : Monsieur, vous êtes maire d’une commune populaire. Diriez-vous que l’immigration est une menace pour l’identité française ?
JCL : Non à condition qu'on sache la réguler suffisamment et la répartir sur le territoire pour favoriser son intégration plutôt que de la concentrer dans des ghettos. A condition aussi qu'on sache réexpliquer aux français que notre pays s'est construit sur des vagues migratoires successives qui ont fait sa richesse et son dynamisme lorsque nous savions donner envie d'être français, ce qui est la véritable identité de la Nation.
fredo : Bonjour, beaucoup de musulmans, de Français, pratiquent encore leur religion dans des caves… et ils font appel aux capitaux étrangers pour construire des mosquées… Ne serait-il temps d’assouplir la législation sur le financement des lieux de cultes ?
JCL Je suis d'accord, on ne peut rester dans une telle hypocrisie, que je trouve très dangereuse.
citoyen : Au colloque de l’institut Montaigne, un intervenant a dit que la loi égale pour tous, ça marche dans les sociétés homogènes. Dans les pays hétérogènes, il faut que la règle ne soit pas la même pour tous pour que les moins favorisés puissent avoir les mêmes chances d’arriver. Comment peut-on concilier ça avec les règles républicaines?
JCL : Je crois que les lois de la république peuvent sans problème prendre en compte la difficulté sociale de certains groupes de population sans se remettre en cause. Que fait-on par exemple pour les handicapés? cela remet-il en cause quelque chose de notre République? Non.
stefkouam : Ne croyez vous pas que si l'état avait le courage et la décence de régulariser tous les "sans-papiers", la résultante dans les esprits serait plus positive que négative? Vu de l'étranger également, l'image de la France y gagnerait... Cela donnerait a voir autre chose que les "petites" perspectives présidentielles...
JCL : Non je ne le crois pas du tout car toutes les lois de régularisation on donné le même résultat, un appel à de nouvelles vagues migratoires. On régularise 50000 personnes et 50000 nouvelles arrivent quelques semaines après. Où est le gain? En revanche, la France se grandirait à se donner les moyens de réussir l'intégration de ceux qu'elle a choisi d'accueillir, à profiter de leur énergie et de leur dynamisme et à donner l'envie d'être français; ce qui était notre projet national depuis la révolution jusque dans les années 80.
Intervention de JCL sur RMC à propos de Google Street View
Intervention de JCL sur RMC à propos de Google Street View
envoyé par Davidounours. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
Proposition de loi de Jean-Christophe Lagarde tendant à réduire les intruisions des moteurs de recherhe
Jean-Christophe LAGARDE a déposé une proposition de loi qui a pour objectif de réduire les intrusions des moteurs de recherche et plus particulièrement du service google street view dans la vie privée. Google street view permet de naviguer virtuellement dans les rues de grandes villes avec une telle précision que l'on peut distinguer les plaques d'immatriculation,l'intérieur des maisons, les cours et les jardins....Ce service pose donc des questions sur la confidentialité et le respect de la vie privée.
Les deux articles de la proposition de loi obligerait Google à demander l’accord aux propriétaires avant de mettre en ligne toutes images filmées . Aujourd'hui, la loi permet aux Français de faire flouter ou retirer les images les concernant après une demande auprès de Google, la proposition de loi propose qu'en toute logique ce soit Google qui demandera l'autorisation aux Français avant de mettre leur vie privée en image en ligne
Nicolas Sarkozy inaugure les nouveaux locaux de la Direction Départementale de la Sécurité Publique à Bobigny
Séance des questions au gouvernement du 10 novembre 2009 - JCL interpelle le Secrétaire d'Etat aux transports sur le service minimum dans les transports
Questions au gouvernement - Débat - Danièle Sportiello
envoyé par Davidounours. - L'info internationale vidéo.
L'appel des 63 pour que "le grand emprunt ne soit pas un petit emprunt"

Leur appel intervient quelques semaines avant la remise, le 19 novembre, du rapport de la commission sur l'emprunt coprésidée par Alain Juppé et Michel Rocard. Il constitue une surprise. Jusqu'à présent, la modestie prévalait. Face à l'ampleur des déficits publics (8,5 % du produit intérieur brut (PIB) prévus en 2010) et à l'explosion de la dette publique (84 % du PIB en 2010, 91 % en 2013), les chiffres avancés semblaient revus à la baisse.
Auditionnés mercredi 28 octobre au soir par la commission des finances et des affaires économiques de l'Assemblée nationale, Alain Juppé et Michel Rocard s'étaient positionnés sous la barre des 50 milliards d'euros. "Ce ne sera pas 100 milliards, ce ne sera pas 50, ce sera en dessous, entre 20 et 40 milliards", avait déclaré le maire de Bordeaux, en exhortant le gouvernement à réduire les déficits et la dépense publique.
Michel Rocard avait, lui, cité le chiffre de 35 milliards d'euros, en insistant sur le fait que "la France est dangereusement endettée". Une appréciation qui semblait largement partagée dans la majorité : tandis que le rapporteur du budget, Gilles Carrez, s'indignait de l'état des finances publiques, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, qualifiait l'emprunt "de bonne idée, une fois qu'on a examiné toutes les autres". Une façon polie d'habiller ses doutes.
La réalité de ce que pensent les députés de la majorité est plus complexe. Car ce que disent les 63 députés cosignataires de la tribune, parmi lesquels les deux vice-présidents du groupe UMP, Jean Leonetti et Bernard Deflesselles, est clair : en dessous de 50 milliards d'euros, l'emprunt serait un flop. "Pour construire la France de l'après-crise (…), nous devons mobiliser une masse critique de plus de 50 milliards d'euros, voire, pourquoi pas, aller, si les projets le justifient, jusqu'à 100 milliards d'euros publics supplémentaires, qui seront dépensés sur les cinq à dix ans à venir", écrivent-ils.
Ce qu'ils disent est clairement en opposition avec la fourchette avancée par les deux anciens premiers ministres. Laquelle est soutenue en coulisse par Bercy, guère désireux de voir gonfler la charge de la dette, mais contestée par Henri Guaino. Interrogé, mercredi 28 octobre, aux "Questions du mercredi" (France Inter – Le Monde) le conseiller spécial du président de la République s'était exclamé : "Nous avons besoin d'investir massivement. Si nous ne le faisons pas, nous commettrons une erreur historique."
Parmi les signataires, les radicaux figurent en force au côté de Jean Leonetti (Alpes-Maritimes) mais on trouve aussi le libéral Olivier Dassault (Oise), Michel Bouvard (Savoie), proche de François Fillon, de nombreux élus Nouveau Centre comme Jean-Christophe Lagarde, ou encore le chiraquien Jean-François Lamour (Paris). Par-delà leurs différences, une conviction les rapproche. "Un monde nouveau est en train d'émerger. Si la France ne met pas le paquet sur les investissements d'avenir, elle va encore creuser ses handicaps", explique M. Leonetti. "Pendant qu'on hésite, la Chine, l'Allemagne, les Etats-Unis y vont", insiste M. Lamour. Selon eux, "l'Etat est le seul capable de mener des investissements de long terme. Le privé, les banques ne le font pas." Donc "à partir du moment où le retour sur investissement est garanti, il ne faut pas se montrer limitatif", explique M. Bouvard, en rappelant qu'il a fallu "quinze ans pour que le bilan des villes nouvelles soit à l'équilibre".
Redoutant le "saupoudrage de petites sommes" qui tuerait "l'esprit même de l'emprunt", espérant pour certains que, au-delà des priorités affichées (économie de la connaissance, développement durable), l'emprunt financera aussi le Grand Paris, ces élus se défendent de tout laxisme, au contraire.
"Depuis des années, l'Etat sacrifie les budgets d'investissements civils et creuse le déficit pour financer les dépenses courantes, s'indigne Jean-Christophe Lagarde. Nous, nous exigeons que les sommes levées soient isolées du budget général, et servent exclusivement au financement des investissements d'avenir." Un coup de pied en direction de Bercy, et une façon de rouvrir le débat. Une fois qu'Alain Juppé et Michel Rocard auront livré leur rapport, Nicolas Sarkozy devrait prendre encore quelques semaines avant d'annoncer, début décembre, le montant de l'emprunt.
Françoise Fressoz le 2.11.09
Université Paris 13 : une nouvelle bibliothèque à Bobigny
C’est dans l’ancienne imprimerie de la revue L’Illustration que la bibliothèque Jean Dausset accueille les étudiants du campus de Bobigny depuis le 14 septembre. Le nouvel équipement, exclusivement financé par la Région (6,085 millions d’euros) est officiellement inauguré ce 12 octobre.
Dix-huit mois de travaux de réhabilitation ont été nécessaires pour aménager la Bibliothèque universitaire (BU) dans l’ancien « hall de la brochure mécanique » aux proportions impressionnantes : 70 mètres de long, 25 de large, et 6 de hauteur. Résultat : la bibliothèque profite de l’effet de nef industrielle, avec les larges baies vitrées qui ont été conservées, et la mise en valeur de la structure en béton armé. Au total, près de 3.000 m2 en rez-de-chaussée et mezzanine permettent aujourd’hui d’abriter 504 places de lecture dont 350 sont raccordées au réseau Internet.
« Il s’agit d’offrir, explique Bénédicte Ciolfi-Lebegue, directrice de la BU, un outil de travail performant aux 4.000 étudiants des premiers cycles des filières universitaires présentes sur le campus ». À savoir : médecine, sciences de la vie, sciences sanitaires et sociales, sciences et techniques des activités sportives, et Institut universitaire et technique (IUT) de Bobigny. En plus des places « connectées », une quarantaine de postes informatiques sont disséminés dans la bibliothèque. Et pour préserver le silence nécessaire à la concentration des étudiants dans le bâtiment, cinq salles permettant d’accueillir 6 à 8 personnes ont été conçues pour le travail en groupes.
Les collections sont issues de la fusion de la Bibliothèque universitaire Serge Lebovici et de la bibliothèque de l’IUT. Près de 40.000 ouvrages jalonnent les rayonnages qui sont désormais organisés par pôles. « L’emménagement dans ce nouveau lieu fut l’occasion pour nous de revoir le classement de l’offre documentaire, explique Bénédicte Ciolfi-Lebegue. Pour que les étudiants se repèrent plus facilement, des pôles thématiques présentent conjointement ouvrages, manuels et revues. »
Reportage sur France 3 sur les journées parlementaires du Nouveau Centre
Reportage France 3 Nouveau Centre Journées parlementaires
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Inauguration du service de médecine nucléaire à Avicenne (AP-HP)
La Seine-Saint-Denis est particulièrement touchée par la mortalité due au cancer dont le taux est plus élevé qu’ailleurs. Cette situation sanitaire justifie l’engagement de l’AP-HP dans la création d’un pôle cancer destiné à améliorer la prise en charge des patients de ce département depuis le diagnostic jusqu’au traitement. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’inauguration du service de Médecine nucléaire (chef de service Professeur Pierre Weinmann) de l’hôpital Avicenne (AP-HP), à Bobigny. Entièrement rénové, ce service a par ailleurs fait l’acquisition d’appareils de dernière génération parmi lesquels un TEP Scanner dont la technique d’imagerie diagnostique est prépondérante dans la prise en charge des cancers. Cette inauguration témoigne de la volonté de l’AP-HP de doter ses sites de référence des techniques les plus performantes pour mieux soigner les malades.
Le cancer en Seine-Saint-Denis
Le département de Seine-Saint-Denis présente une surmortalité significative par rapport au niveau régional et national. Dans ce contexte, l’Assistance publique – hôpitaux de Paris et le Conseil général de la Seine-Saint-Denis ont eu l’initiative d’organiser les Etats généraux du cancer à la faculté de Bobigny le 19 juin dernier sur la thématique « Vivre avec et après le cancer, le prévenir et le dépister ». En présence de nombreuses institutions, comités et associations, les grandes questions abordées ont par exemple été « l’organisation territoriale de la prise en charge médicale » ou « l’accompagnement social et psychologique des patients ».
TEP Scanner : « l’imagerie du cancer »
Cet appareil de Tomographie par Emissions de Positons (TEP) couplé à un scanner a une réelle influence sur la prise en charge en cancérologie : confirmation de diagnostic de malignité d’une lésion, bilan d’extension d’un cancer, confirmation de récidives, évaluation de l’efficacité des traitements. L’intérêt de la fusion d’images Tep et scanner est d’avoir une meilleure localisation des tumeurs. De plus, le Tep scan de l’hôpital Avicenne (AP-HP) utilise la technique dite "temps de vol", système de détection qui permet notamment de réduire les doses de produits radioactifs administrées aux patients.
Le Tep Scanner de marque Philips a été mis en service pour les patients dès juin 2008 à Avicenne (AP-HP). A ce jour, l’hôpital Avicenne (AP-HP) est le seul établissement du 93 à être doté d’un tel appareil.
Label AP-HP « Centre intégré de lutte contre le cancer »
Dans le cadre du prochain plan stratégique de l’AP-HP, le futur groupe hospitalier constitué des hôpitaux Avicenne, Jean-Verdier et René-Muret – Bigottini, le « CHU 93 », se positionnera candidat à la labellisation de « Centre intégré de lutte contre le cancer » pour 2010-2014. Ce centre répond aux principaux critères suivants : centre anti-cancéreux multidisciplinaire permettant une prise en charge rapide et coordonnée et disposant d’un plateau technique spécifiquement dédié.
1ère fête des démocrates à Rosny-Sous-Bois en présence de Jean-Christophe LAGARDE et de André SANTINI
C’est près de 1500 personnes qui ont répondu à l’invitation de la fédération Nouveau Centre de Seine-Saint-Denis présidée par Vincent CAPO CANELLAS Maire du Bourget pour la première fête des démocrates le dimanche 27 septembre à Rosny sous Bois. Au cours de cette journée conviviale différents intervenants sont venus à la tribune évoquer les prochaines échéances régionales : Claude PERNES Maire de Rosny sous Bois, Laurent LAFON Maire de Vincennes, Yves POZZO DI BORGO Sénateur de Paris, Jean-Marie CAVADA Député européen sont venus tour à tour exprimer leur vision d’une région Ile de France plus en phase avec les défis de demain et les attentes de nos concitoyens. François SAUVADET, Président du Groupe Nouveau Centre à l’Assemblée Nationale et Damien ABAD Député européen et Président des jeunes sont également venus témoigner sur les enjeux de ces régionales. Hervé MORIN avait tenu à être présent et a insisté sur les conséquences de la stratégie choisie en Ile de France. Dans son discours André SANTINI a laissé entendre qu’il pourrait être candidat sous certaines conditions avant d’annoncer le lancement d’un blog et la parution d’un e-book programmatique fin octobre, tandis que Jean Christophe LAGARDE affirmait que « que personne ne nous dictera notre combat ni notre agenda » dressant au passage le portrait du Président idéal pour l’Ile de France qui ressemble à s’y méprendre à André SANTINI .
Le Nouveau Centre se targue d'être le seul parti centriste

Du pain bénit. le Nouveau Centre (NC), qui tenait son université à Agen (Lot-et-Garonne), les 29 et 30 août, espère bien tirer les dividendes du repositionnement à gauche du MoDem. Pour ces parlementaires qui avaient abandonné François Bayrou au lendemain de la présidentielle et rejoint le camp de Nicolas Sarkozy, les déclarations de Marielle de Sarnez clarifient le paysage et devraient permettre à la famille centriste éclatée de se rassembler. Selon eux, M. Bayrou a perdu son centre droit.
A Marseille, le 22 août, la vice-présidente du MoDem avait participé à la réunion du courant du socialiste Vincent Peillon. Aux côtés de Daniel Cohn-Bendit et de Robert Hue, la fidèle complice de M. Bayrou avait lancé un tonitruant appel au rassemblement : "Ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous oppose", avait-elle déclaré.
Les anciens amis de M. Bayrou, qui avaient endossé les habits des traîtres, goûtent leur revanche. "Nous ne sommes pas des centristes ralliés à Nicolas Sarkozy mais des centristes qui ont refusé l'alliance avec la gauche", s'est félicité Jean-Christophe Lagarde, le député et maire de Drancy (Seine-Saint-Denis). Pendant deux jours, les élus du NC ont fait leur miel des "dérives" de leur ancien leader et pointé la somme de ces "reniements idéologiques pour séduire Martine". "François Bayrou est dans l'impasse. Sa stratégie consiste à éclater le PS. Il n'y parviendra pas", s'est réjoui M. Lagarde.
Se revendiquant comme les seuls héritiers légitimes de l'ex-UDF, les dirigeants du NC veulent récupérer la marque UDF, juridiquement rattachée au MoDem. Les jeunes centristes arboraient à Agen des tee-shirts bleu turquoise barrés du slogan "le Nouveau Centre, c'est l'UDF d'aujourd'hui".
Créé il y a deux ans sur un coin de table, le parti n'a pas su s'affranchir de l'UMP. Il manque aussi d'un leader charismatique. Hervé Morin, qui a pris la tête du parti, est tiraillé entre sa volonté de faire exister le centre et son souci de conserver son poste de ministre de la défense. Le numéro 2, Jean-Christophe Lagarde est plus déterminé à créer un centre moins "vassalisé". "Nous avons pour la première fois devant nous un espace politique dégagé au centre, a-t-il pointé. La seule chose qui nous empêche de l'occuper, c'est notre dispersion. Il va falloir y mettre un terme."
Le quadra veut la création d'une nouvelle structure rassemblant les élus centristes dispersés comme Jean Arthuis et Michel Mercier, tous deux présents à Agen, et les ex-militants UDF, perdus dans la nature. M. Morin lui a signifié que la réunification n'était pas sa priorité.
Sophie Landrin - Le Monde - Article paru dans l'édition du 01.09.09.
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