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La Tribune : Une informatique de pointe prospère à la mairie de Drancy

Source : La Tribune www.latribune.fr 

À côté de Google, IBM ou Amazon, des acteurs locaux changent la façon de faire et d'utiliser l'informatique. Reportage en seine-saint-denis.

C'est au bout de l'avenue Jean-Jaurès, au sein même de la mairie de Drancy, que repose une partie de l'avenir de la ville. Dans cette commune à forte densité d'habitat social, appartenant au département difficile de la Seine-Saint-Denis, une petite équipe de fines lames du cru, emmenée par un jeune « geek », David Larose, a construit une infrastructure informatique de compétition. Exemple rare, sinon unique en France : la mairie gère désormais l'informatique des deux villes voisines du Bourget et de Dugny, celle de l'office public HLM local, remporté sur appel d'offres, formant un petit nuage informatique public local dont Drancy a commencé de tirer les bénéfices.
Le « cloud computing », dont les géants mondiaux de l'informatique parlent depuis un peu plus de deux ans, est donc une réalité. Cette informatique à distance repose sur les réseaux. Les applications et les données ne sont plus hébergées sur les PC mais dans des centres de données. Ceux de Google ou d'Amazon, grands comme plusieurs terrains de foot, contiennent des dizaines de milliers de serveurs fonctionnant avec des technologies de virtualisation, qui permettent de faire tourner plusieurs applications sur une même machine.
À la mairie de Drancy, le centre de données occupe une salle de quelques mètres carrés. On y accède en montrant patte blanche — en fait, une empreinte veineuse. Trois armoires contiennent des serveurs Dell et des équipements de réseau Cisco, qui permettent de relier l'infrastructure à la fibre optique déployée dans la ville. Actuellement, l'informatique des médiathèques des trois communes et de leurs centres de santé repose sur l'infrastructure de Drancy. Mais l'ensemble des applications du Bourget et de Dugny seront virtualisées cette année et rapatriées sur les serveurs de Drancy.
À la seule échelle de Drancy, la virtualisation a permis de se débarrasser de vingt-sept gros serveurs antiques, témoigne David Larose, le directeur informatique de la mairie. Désormais, seuls neuf serveurs lames (en raison de leur forme) hébergent l'informatique des trois villes et de l'office HLM, avec d'importantes économies à la clé, également liées à leur maintenance centralisée. Le regroupement des achats entre les trois communes a par ailleurs donné un pouvoir de négociation accru face aux fabricants.

COQUETTE RENTABILITé

Mais Drancy a aussi mis à profit son infrastructure pour gagner de l'argent. La mairie a en effet répondu, et remporté, un appel d'offres pour héberger l'informatique de l'office HLM local. « Nous avons divisé les prix par deux », revendique David Larose, qui mentionne certains autres chiffres, n'étant pas destinés à être publiés, témoignant de la coquette rentabilité de ce contrat.
Et la commune, dont l'infrastructure ne tourne aujourd'hui qu'à 30 % de ses capacités, ne demande qu'à prolonger l'expérience. « Il y a deux voies possibles », indique Jean-Christophe Lagarde, le maire Nouveau Centre de Drancy, qui a mis fin en 2001 à plus de soixante ans de gestion communiste de cette ville de la fameuse « ceinture rouge ». « Soit nous répondons à des appels de villes intéressées par une modernisation de leur informatique, soit nous accueillons de nouvelles communes dans la communauté d'agglomération [à laquelle appartiennent Le Bourget et Dugny], et nous intégrons leur informatique. »
Le nuage informatique de Drancy peut également servir d'élément d'attractivité pour la commune auprès d'acteurs privés. « Si une entreprise veut s'installer chez nous, nous pouvons lui offrir un service que d'autres communes n'ont pas », estime le maire. Parallèlement, Drancy a amorcé un vaste chantier de virtualisation de ses PC. Soit, en bon français : tous les logiciels et données installés sur les disques durs des PC de la ville seront bientôt migrés sur ses serveurs.
L'utilisateur, en se connectant avec son profil, ne verra pas la différence. Les finances de la ville, si. Les PC, dont le disque dur ou la carte graphique seront devenus inutiles, seront remplacés par des petites stations, trois fois moins chères. Les économies réalisées devraient permettre d'équiper les classes de CP et de CE1 en 2011 ou 2012. n

par Olivier Hensgen


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Chat complet de Jean-Christophe Lagarde à 20 MINUTES

Source www.20minutes.fr

viusalisez le chat sur le site de 20 minutes

VOS QUESTIONS - Jean-Christophe Lagarde député-maire de Drancy et président exécutif du Nouveau centre vous a répondu... Jean-Christophe Lagarde est député-maire de Drancy et président exécutif du Nouveau centre. Il vous a répondu en direct:

Quelle est aujourd'hui votre position vis-à-vis de la légalisation du cannabis? Toujours pour? Si oui, pouvez-vous nous expliquer pourquoi? SOTW Oui, pour lutter contre les trafics et les énormes revenus qu'ils génèrent. Je n'ai plus le temps de développer, mais je considère toujours toutes les drogues comme nuisibles pour la santé et on doit renforcer les politiques de prévention contre les addictions. Mais il y a pire que le problème de santé publique, c'est un problème d'ordre public et de stratégie international. En résumé grossier, la prohibition n'empêche pas la consommation mais permet à une économie parallèle de se développer dans nos quartiers qui sapent nos efforts d'éducation et d'intégration sociale. Dans le même temps, elle permet à des mafias de se constituer, se ramifier et de représenter des sommes d'argent considérables. Par ailleurs, des groupes terroristes, voire des pays entiers se structurent autour de ces trafics (voir l'Afghanistan par exemple), l'enjeu est donc aussi géostratégique. Pour en savoir plus, procurez vous mon livre "Les hypocrisies françaises" aux édition du Cherche Midi. (C'était ma page de pub finale, merci d'avoir participé à ce chat et pardon à ceux à qui je n'ai pas pu répondre.)

Allez-vous présenter un candidat lors des présidentielles? Batataw Je souhaite évidemment que les centristes, et pourquoi pas le Nouveau Centre aient un candidat à la présidentielle. Quoi de plus légitime pour un mouvement européen que de défendre et présenter aux Français ses valeurs et son projet humanistes et européens?

Tous les jours je traverse votre commune pour me rendre sur mon lieu de travail, Roissy. Je réside en Essonne et j'ai découvert depuis longtemps qu'il existe des voies ferrées qui permettent de passer d'un réseau à l'autre, et même une voie TGV qui pourrait être utilisée pour se rendre directement de la banlieue sud à Roissy. Ne serait-il pas plus intéressant d'utiliser les infrastructures existantes et mettre un chantier un périphérique ferré ceinturant la région parisienne plutôt que la bouclette du Grand Paris de Monsieur Blanc. Merci pour votre réponse. f54 Les deux sont nécessaires, d'autant que votre proposition ne coûte presque rien. Mais ce type de projet dépend du STIF (Syndicat des Transports d'Ile de France), dont du Président de la Région. Or rien ne bouge au niveau transport. J'ai été élu en 1998 au conseil régional. Les projets qu'on nous présente aujourd'hui étaient déjà ceux dont on nous parlait il y a douze ans. En 2004, M. Huchon nous promettait «des transports zéro défaut». Il n'y a qu'à comparer à la réalité... Il faudrait vraiment un Président de Région qui se bouge au lieu de parler et de promettre. Alors oui à votre projet, mais pourquoi l'opposer au métro automatique? Le STIF doit s'occuper de ses responsabilités actuelles qu'il néglige (RER, métro, Tram, Bus...). En quoi cela dérange que l'Etat finance à la place de la région un métro automatique qui reliera les principaux pôles économiques et maillera les différents modes de transports existant entre eux? Opposer le métro automatique aux autres projets, c'est politicien et juste parce que des élections arrivent dans quelques semaines. Franchement, vous verrez au lendemain des régionales, le président de région quel qu'il soit sera heureux et favorable au projet qu'il n'a pas à financer. Les Franciliens sont d'ailleurs incroyables. Vous pensez vraiment que le Maire de Toulouse et les Toulousains râleraient si l'Etat leur payait leur 3ème ligne de métro? Il n'y a que pour l'Ile de France que l'Etat le fait et on râle encore. Drôle de pays...

Avez vous un lien de parenté avec la Ministre Christine Lagarde? high cloud Aucun, mais elle me gêne beaucoup sur internet, je n'arrive plus à me trouver.... Cela dit on en a rigolé ensemble car elle se plaignait aussi (à mon avis elle abuse...)

Bonjour, qu'espérez vous d'une commission d'enquête parlementaire pour la campagne de vaccination sur la grippeA? (Merci d'avance de ne pas répondre "que toute la lumière soit faite" ou un vague baratin du genre habituel). Limportant J'ai déjà répondu à cette question.

Vous avez lutté contre Google street view pour protéger notre vie privée. Que pensez-vous de Loppsi2 avec quoi le gouvernement veut surveiller nos ordinateurs? joba Il y a des dérives sur internet qu'il faut savoir combattre. Toute nouvelle liberté, et la toile nous en apporte d'indispensables et utiles, doit aussi s'accompagner de protections contre les abus qu'on peut en faire. La cybercriminalité n'est plus une fiction mais une réalité, que ce soit en matière de terrorisme, d'arnaque financières ou encore de substitution d'identité. Il est donc normal qu'on se donne des moyens de lutter contre. Toute la question est d'équilibrer les moyens de la lutte et la protection de la vie privée? C'est compliqué mais à mon avis possible. La CNIL est d'ailleurs intéressante sur le sujet.

Il y a quelques années, vous avez imposé la gratuité des cantines scolaires dans votre ville et j'ai trouvé que c'était une décision formidable. Grâce à vous, les enfants mangent à leur faim chaque midi, sans souci financier pour les parents, dont la situation est parfois précaire. Quelle est la situation aujourd'hui? D'autres municipalités ont-elles imité votre démarche? Cette action représente-t-elle un coût important pour la municipalité? Orsanton Je n'ai pas imposé, j'ai proposé au conseil municipal qui a accepté (contre les voix de la gauche dite sociale). Nous avons été suivis par les élus du Bourget, puis par ceux de Dugny avec qui la cantine gratuite se poursuit sans bruit autre que celui des couverts dans les assiettes. Mais tous les enfants peuvent avoir un repas équilibré par jour et les jeunes familles sont soulagées dans leur budget (à l'époque où nous l'avions décidé, personne ne parlait du pouvoir d'achat mais nous, nous avions bien vu le problème). La ville de Noisy-le-Sec qui était UDF avait aussi adopté la gratuité de la cantine, mais cela a été supprimé par la nouvelle municipalité PS. Ce serait d'ailleurs intéressant de comprendre pourquoi. En fait, comparé au traditionnel système des quotients familiaux, la gratuité aide tout le monde mais surtout les salariés pauvres, ceux qui paient toujours tous les impôts mais n'ont jamais droit à aucune aide. Chez nous il y ont droit, pas dans les villes PS. Bizarre... Encore un mot, le nouveau centre avec André Santini a réussi à faire adopter dans le programme régional de Valérie Pécresse la mise en place des quotients familiaux à la cantine des lycées. Depuis 12 ans qu'il préside la région, M. Huchon n'a pas voulu le faire. Pourtant payer en fonction de ses revenus serait normal, mais là aussi cela déplaît au PS. Vous trouvez cela toujours bizarre pour des gens qui se balade constamment leur coeur social en bandoulière?

Etes-vous prêt à rejoindre l'UMP pour un strapontin dans un ministère? Fran Jamais, et le ministère ne m'intéresse pas vraiment. Etre ministre n'est pas un but en soi, surtout avec le peu de marge de décision qu'ils ont en ce moment. Etre Député et Maire de Drancy suffit à mon bonheur, et à mon agenda...

Vous avez le profil de l'électron libre. Que faites-vous au NC? Manu34 Mais je crois qu'on peut être libre, même au NC, et essayer de faire partager cette liberté. D'ailleurs, ce devrait être le lot de tous les responsables publics. Sarko est libre, Manuel Valls est libre, Conh-Bendit est libre, Coppé est libre, je suis aussi libre qu'eux. Est-ce que cela empêche d'être engagé dans un mouvement, je ne le pense pas. Je voudrais même faire partager cette liberté par tous ceux qui sont au centre, qu'ils se regroupent pour gagner en liberté, en crédibilité et en attractivité. Et puis vous savez, s'il y avait plus de gens libres, de citoyens qui n'aspirent pas à des mandats électifs dans les partis politiques, ceux-ci se porteraient et se comporteraient bien mieux; notre vie publique y gagnerait beaucoup. Malheureusement, beaucoup de gens croient qu'en restant en observateur et en se défoulant dans des critiques ils sont en meilleure situation. Mais être spectateur ne sert pas à changer le film, il faut devenir acteur! Et libre!

Pouvez-vous vous regarder dans une glace après les mensonges tenus à vos administrés concernant la construction d'une mosquée (avec l'argent du contribuable) dans votre ville? Jimmylebarbu Oui, car je n'ai pas menti. La construction de la mosquée était même expliquée dans un article de l'express de novembre 2007, bien avant son ouverture. Elle n'a pas été cachée, je n'ai simplement pas voulu un faire un symbole ou un sujet de polémique, comme nombre d'élus qui posent des premières pierres avec des forêts de caméras de télévision. Ayant tenu la presse à l'écart car je voulais montrer la normalité de la présence de l'islam (comme des catholiques, protestants ou juifs) dans une ville comme Drancy, je me suis attiré ce titre vengeur et fallacieux du Parisien car ils n'avaient pas aimé ne pas être les premiers informés. Peu m'importe. D'ailleurs çà m'a permis de découvrir qu'internet est un formidable outil de propagation de n'importe quelle information mensongère, que vous colportez d'ailleurs j'espère involontairement. Mais il ne sert à rien de démentir sur la toile, ceux qui veulent croire à une ânerie continue de le faire si cela leur fait plaisir. De même, cela ne coûte rien aux Drancéens puisque nous louons le bâtiment à l'association des musulmans de Drancy et que cela rembourse le prix de la construction. D'ailleurs, si tel n'avait pas été le cas, la Préfecture aurait fait annuler notre délibération et l'opposition m'aurait déféré devant le tribunal. Mais même eux reconnaissent aujourd'hui que tout cela est légal.

J'aimerais avoir votre opinion sur un point... celui de l'identité nationale! Vous avez postulé (il me semble) que le débat était nécessaire mais que le moment choisi n'était pas opportun! D'un point de vue scientifique, on peut affirmer que l'identité n'est pas un fait en soi mais une construction sociale? Et les intérêts des bâtisseurs de cette construction sont toujours les points de départ de cette réalité qui n'est que symbolique! Aujourd'hui, on cherche à redéfinir cette réalité symbolique (avec un débat à visée purement démagogique quand on connaît la position de nos chers élus en matière d'immigration). Mais quel que soit le moment durant lequel on débattra de l'identité, ne devra-t-on pas craindre qu'il y ait anguille sous roche? Au fond, ne devrait on pas discuter de la légitimité du gouvernement (quelque soit son bord) à lancer et arbitrer ce débat? Matini-tchè Oui je pense que c'est un sujet important et j'ai dit, avec les autres responsables du Nouveau Centre qu'il ne fallait pas qu'il ait lieu à la veille d'élection, car cela empêchait une réflexion sereine, et pas entre les seules mains des représentants politiques mais plutôt d'historiens, de sociologues et de philosophe. Pour moi la question de l'indenté de la Nation n'est pas compliquée. La Nation, c'est une construction politique volontaire, issue de la révolution, et qui cherche à faire partager les valeurs que nous mettons au fronton de tous nos édifices publics: Liberté, Egalité, Fraternité auxquelles on a ajouté Laïcité en 1905. La vraie question est surtout à mes yeux comment faire pour reconstruire, renforcer le sentiment que nous appartenons bien à une communauté nationale et que celle-ci conditionne notre destin collectif? Je suis frappé de voir qu'une majorité de nos concitoyens ne se sent pleinement français que quand on gagne une coupe du monde de foot. Je suis choqué par le fait que nombre d'entre nous se sentent plus lié par une communauté de personnes parce qu'ils sont supporters de foot que parce qu'ils font partie de notre pays. Je suis inquiet quand je vois les études faites dans nos écoles et qui montrent que quand on demande à des jeunes de mon département, quelque soit leur origine, qu'il ne savent pas dire ce que c'est pour eux qu'être français. Car quand on ne connaît plus le lien qui nous permet de faire société ensemble, on n'est plus capable de tracer son avenir ensemble. Je souhaite donc que ce débat soit repris sur cet angle là et avec des gens sérieux pour éviter ce à quoi on a assister, c'est à dire le café du commerce, assez mal odorant.

Bonjour monsieur le Maire. La qualité de vie à Drancy s'est vraiment détériorée de moins en moins d'espace verts heureusement la parc Duclos est conservé... la vie socio-culturel est quasi nul que comptez vous faire pour améliorer la situation... avez des projets dans ce sens écologique et culturel? I LOVE DRANCY Amusante appréciation. Quand j'ai été élu, il y avait 70 abonnés à la saison culturelle, il y en a aujourd'hui 550. 25000 personnes fréquentent chaque année le cinéma municipal que nous avons créé. Le nombre d'associations culturelles a doublé. Nous avons créé une médiathèque intercommunale qui a vu tripler sa fréquentation et quadrupler le nombre de prêt qu'elle effectue. Pour les espaces verts, nous avons réaménagé le parc de la doucette (que vous préférez appeler Duclos, est-ce un hasard lié à votre objectivité?) dont la fréquentation est sans commune mesure avec ce qu'elle était. Nous développons des squares de proximité qui n'existaient pas. Enfin, j'arrête là. Où nous ne vivons pas dans la même ville, ou bien Cher Henri (voyez, je vous reconnais) vous êtes juste un peu trop évidemment partisan.

Deux questions: - vous souhaitiez faire passer une loi contre la concentration des médias. Où en est ce dossier? - vous qui connaissez bien la Polynésie, ne croyez vous pas que le système politique est encore plus dévastateur pour le pays qu'un cyclone? Comment faudrait-il le modifier? (et s'il vous plait, pas de langue de bois du type: «la ministre de l'outremer et le chef de l'Etat doivent bientôt décider». Vous, qu'en pensez vous?) JoeLaFrite Je suis plus que jamais pour une loi contre la concentration des médias et contre le fait que leurs actionnaires puissent être des groupes industriels qui dépendent des commandes de l'Etat (BTP, Armement, etc...) car le mélange est très malsain pour la démocratie. J'ai redéposé ma proposition de loi sur le sujet dés ma réélection comme député (je crois être une des seuls). Malheureusement, je ne parviens pas à la faire venir dans l'hémicycle, trop de gens ne le souhaitent pas. Pour ce qui est de la Polynésie, 100% d'accord. Le cyclone passe mais le système politique reste et fait des ravages dans cette partie de la France. C'est consternant car à l'irresponsabilité et l'irrespect des citoyens par nombre d'élus du territoire s'ajoute la demande de clientélisme d'une majorité d'électeurs. Dans ce contexte, il est bien difficile de trouver un mode d'élection qui permettrait d'assurer une gouvernance stable, respectueuse de ses engagements et saine sur le plan de l'honnêteté. Le seul vrai progrès est que depuis l'élection de N. Sarkozy, la justice peut passer. Le chef de l'Etat ne se fait plus protecteur des voyous de grands chemins.

Habitant de Drancy, j'ai constaté la construction importante des nouveaux logements dans la commune dont l'architecture ressemble à celle des villes du 92. Cette politique est salutaire sous réserve. Ainsi je me permets quand même de poser quelques questions. Comment est financée la construction? Ces logements sont-ils accessibles aux habitants modestes de Drancy qui attendent depuis des années? PV Je ne crois pas que cela ressemble aux Hauts-de-Seine en particulier et nous veillons à ce que l'architecture y soit variée sans devenir loufoque. Entre nous c'est quand même mieux que ce que mes prédécesseurs qui avaient plutôt l'attirance vers des immeubles type Berlin Est. La plupart de ces logements sont construits par des investisseurs et financés par eux. L'Office municipal HLM y achète quelques appartements pour garantir la mixité sociale. D'autres immeubles sont construits par des bailleurs sociaux (principalement l'Office municipal), notamment dans le cadre de la convention signée avec l'Etat pour la rénovation urbaine. L'Etat, le 1% patronal, la commune, marginalement la Région et malheureusement pas le département sont les financeurs. Dans le même temps, nous lançons des programmes avec des appartements et des maisons en accession sociale à la propriété? Bref, nous sommes en train de diversifier le logement pour que chacun trouve sa place à Drancy, tout en densifiant le nombre d'habitation sur les grands axes pour favoriser la redynamisation du commerce. Et les résultats commencent à venir.

Vous êtes un people politique, vous auriez pu choisir votre mairie vous même. Alors pourquoi Drancy? geekboy Moi people??? Vous rigolez!!! Je ne fréquente aucun monde parisien, vit dans ma commune et y élève mes enfants, je roule dans une prius que je conduis moi-même et j'ai horreur des petits cercles parisiens qui croient être la France. Je ne sais d'où vous tirez cette idée mais elle est totalement à côté de la plaque. Quant à Drancy, je n'ai rien choisi. Mes parents s'y sont installés quand j'avais trois ans et ne l'ai jamais quittée (exceptée trois pour raisons de santé). Quand j'ai commencé à y militer derrière Raymond Barre tout le monde m'a assuré qu'il était impossible que je parvienne à y convaincre mes concitoyens. Et pourtant...

Pensez-vous sincèrement que nous allons croire que votre souhait de commission d'enquête parlementaire pour la campagne de vaccination sur la grippe A va aboutir à la mise en cause de la gestion faite par le gouvernement actuel? Nous sommes naïfs, mais pas à ce point-là. Les Français savent que le NC est vassalisé par l'UMP. Fran Je n'ai rien à vous prouver. La question de la mise en cause de tel ou tel n'est pas mon sujet. C'est le résultat de la commission qui dira s'il y a des responsabilités. Ce qui me choque c'est que beaucoup de responsables politiques, notamment à gauche, ne se sont intéressés qu'au problème d'argent lié à la vaccination. Aucun ne s'est préoccupé du problème de santé publique qui se pose à nous, c'est ce que je trouve le plus scandaleux. En clair, nous avons acheté des millions de vaccins pour vacciner au moins 30% de français (soit environ 20 millions de personnes). Au bout de plusieurs mois, nous n'en avons vacciné qu'un peu plus de 5 millions. Moins de 10% des Français là où des pays voisins ont pu vacciner 20, 30 voire, comme en suède 60% de la population. C'est de cet échec que je souhaite qu'on tire les leçons. On sait désormais qu'en cas de pandémie grave, notre système n'est pas capable de vacciner rapidement et efficacement la population pour enrayer une pandémie. Or je souhaite que pour une fois on tire les leçons de cet échec au lieu de verser des larmes de crocodiles quand le drame surviendra. Ça me semble être pleinement le rôle des parlementaires que de contribuer à améliorer le fonctionnement de notre pays. Le pire, c'est votre question qui montre jusqu'à quel point absurde on a réussi à développer la défiance des citoyens envers tous les responsables politiques...

Comment voyez-vous l'avenir du Nouveau Centre dans les années à venir? Croyez-vous que votre famille politique pourra se démarquer de son association avec l'UMP? Peut-on imaginer une réconciliation entre le MODEM et le Nouveau Centre pour revoir un centre fort sur la scène politique? Quel est le poids de votre parti selon vous sur le plan national? Plutôt Premier ministre ou président du Nouveau Centre en 2012? Wedem Oui bien sûr. Après le départ de François Bayrou vers la gauche, nous avons voulu rester ce que nous étions depuis toujours à l'UDF, un mouvement de centre et de centre droit qui porte des valeurs d'humanisme et de fédéralisme européen. Bien sûr c'est difficile alors que la galaxie centriste demeure éclatée. Mon souhait est que nous parvenions à la rassembler, y compris avec les militants de gauche qui ont rejoint la majorité présidentielle. L'élection présidentielle de 2012 me paraît être la bonne échéance pour cela. Nous avons déjà reconstitué une bonne part de notre réseau d'élus locaux, créé des fédérations dans 75% des départements, nous nous tournons vers le projet présidentiel du prochain mandat. De toute façon, je suis convaincu que par-delà les péripéties, renaîtra un mouvement centriste important dans la vie politique française qui a besoin de points d'équilibre.

Le chat est finI.


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Jean-Christophe Lagarde dans le Progrès « Le couvre-feu pour les mineurs doit rester exceptionnel et motivé »

« Le couvre-feu pour les mineurs doit rester exceptionnel et motivé »

Le couvre-feu pour les mineurs de 13 ans s'impose-t-il ?

Je n'en suis pas sûr. Si c'est perçu comme une mesure pouvant devenir généralisée ou courante, c'est inapplicable et je suis contre. Mais face à une délinquance juvénile de plus en plus précoce, si cette mesure cible quelques individus et qu'elle est clairement motivée par des circonstances exceptionnelles dans un quartier, alors pourquoi pas ? Mais ce n'est pas une mesure qui, à elle seule, est suffisante. Il faut aussi tout l'accompagnement des enfants par les services de protection de la jeunesse. Je souhaite donc demander au ministre que cela reste exceptionnel et que l'on puisse chaque année faire le bilan et dire combien de mesures de ce type ont été prises.

Pourriez-vous y avoir recours avec les préventions que vous souhaitez ?

Je n'ai pas de choix idéologique en la matière. Je pense ne jamais demander au préfet ou accepter que le préfet intervienne sur la commune. Mais on peut tomber sur un gamin abandonné par ses parents pour qui les systèmes de protection n'ont pas été efficaces. Cependant ramener régulièrement un gamin chez lui par voie d'arrêté préfectoral signifie que l'enfant devrait être placé.

Etes-vous pour la suppression des prestations familiales pour un mineur de moins de 13 ans délinquant ?

Oui je suis d'accord, même si, à gauche, on dit qu'il ne faut pas toucher à ce type de prestations. J'observe qu'il y a des parents en difficulté avec leurs enfants et que 90 % d'entre eux ont besoin d'être aidés. Mais 10 % d'entre eux sont dans le déni et l'abandon total et il n'y a pas de raison qu'ils soient aidés par les pouvoirs publics et donc par notre argent.

La police pourra s'adjoindre des collaborateurs occasionnels. Est-ce le début des milices privées ?

Je ne crois pas beaucoup en cette mesure. La police n'aura pas envie d'avoir recours à ces personnes et peu d'entre elles seront prêtes à effectuer ce travail dans les quartiers sensibles. Cela ne me paraît pas souhaitable. Le travail de police doit rester à la police.

Propos recueilli à Paris par Nathalie Mauret


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VSD : Jean-Christophe Lagarde dans " Ils se mettent à table " par Paul Wermus

ILS SE METTENT À TABLE ... pour Paul Wermus

Entre leurs projets, quelques coups de griffe et un surprenant éloge de la fessée, nos hôtes, un brin nostalgiques, se laissent aller à quelques confidences. A la Closerie des Lilas : Yannick Bolloré, directeur général de Direct 8, Elizabeth Tchoungui, animatrice des « Maternelles », sur France 5, Robert Hossein, metteur en scène, Jean-Christophe Lagarde, député maire centriste de Drancy Jean-Christophe Lagarde n’est pas content : « Les réformes s’empilent, se bousculent.

Ça va trop vite, d’autant que les avis du parlement sont rarement pris en compte. » Cet ancien lieutenant de François Bayrou n’est d’ailleurs pas tendre à son égard : « Il tente de draguer Ségolène Royal et Vincent Peillon, alors qu’il est plus à droite que moi. Quelle erreur de stratégie, il mise sur l’explosion du PS pour devenir le leader de la gauche. Un homme de droite à la tête d’une majorité de gauche, depuis François Mitterrand, les Français n’en veulent plus. Je partage d’ailleurs l’avis de Cohn-Bendit qui lui lança : “Mon pote, tu ne seras jamais président !” Vu la marge de manœuvre qu’ont les ministres de Sarkozy, je suis bien là où je suis. J’ai 42 ans, et mon ambition est de reconstruire le centre. »

**Nous sommes premiers éditeurs de presse Y. Bolloré


Bolloré junior n’a pas démérité. Il est directeur général du pôle média du groupe familial : « Nous sommes premiers éditeurs de presse, avec 1,3 million d’exemplaires quotidiens. Direct 8 est en équilibre, cette année. Budget : 40 millions d’euros, 2,8 % de parts de marché, nous sommes en avance de trois ans sur nos prévisions. » Parmi ses projets : « Un JT quotidien avant l’été, et nous sommes candidats à un appel d’offres pour une chaîne du sud. » L’animatrice des Maternelles, Elizabeth Tchoungui, n’y va pas par quatre chemins : « Présenter un journal télévisé sur votre chaîne, ça peut m’intéresser ! » Évelyne Thomas sur Direct 8, est-ce un succès ou un échec ? Réponse de Bolloré : « Elle a redoré son image chez nous. On réfléchit à une case plus appropriée. » Le génie, c’est dix-huit heures de travail par jour, et le talent, c’est d’en trouver aux autres. R. Hossein

Robert Hossein, qui présentera Seznec, un procès impitoyable, au Théâtre de Paris, joue les modestes : « Le génie, c’est dix-huit heures de travail par jour, et le talent, c’est d’en trouver aux autres. » L’acteur metteur en scène n’a rien perdu de sa foi. « Je crois tellement en Dieu qu’il finira bien par exister. Que vous soyez croyant ou pas, quelle importance ! Je connais des athées qui sont dans les bras du Seigneur, et des cathos qui n’y seront jamais. » Puis, s’adressant à Yannick Bolloré : « Votre père m’a appris qu’il se rendait chaque année à Lourdes, un lieu où jadis j’eus la révélation. » Puis, revenant à son prochain spectacle : « Je vous propose d’assister au procès tel qu’il eut lieu, en 1924. À chaque représentation, les spectateurs seront appelés à s’exprimer sur la culpabilité ou l’innocence de l’accusé. J’ai demandé à son petit-fils de m’accorder l’autorisation de monter ce spectacle à la seule condition qu’il ne s’en occupe pas. » Robert Hossein, 82 ans, ne se fait guère d’illusions : « J’en ai encore pour un ou deux ans, si Dieu le veut. Je suis né pauvre avec un cerveau de riche, il vaut mieux cela que le contraire. »

Elizabeth Tchoungui l’avoue : « C’est un défi de reprendre “Les Maternelles”, après Karine Le Marchand, un magazine dont c’est la neuvième saison, et qui, après une légère érosion, semble se stabiliser. » Discrète sur sa vie privée, elle nous apprend juste qu’elle est maman d’un petit garçon de 1 an. Parmi les sujets de son émission qui ont fait débat :la fessée.

**C’est un scandale absolu de vouloir interdire la fessée J-C. Lagarde


Jean-Christophe Lagarde, père d’un enfant de 2 ans, donne son point de vue : « C’est un scandale absolu de vouloir l’interdire. Nos gosses doivent comprendre qu’il y a des limites à ne pas franchir. » Robert Hossein clôt ce débat avec un brin d’humour : « Je suis pour la fessée, mais entre adultes consentants. » Jean-Christophe Lagarde n’en démord pas : « Il faudra bien un jour privatiser France 2 ! » « Quelle erreur, lui répond Elizabeth Tchoungui. Vous voulez que cette chaîne devienne un sous-TF1. Il faut défendre à tout prix le service public. »

En cette fin de repas, Robert Hossein devient mélancolique : « Il m’arrive de m’isoler sur les tombes de mes amis : Roger Vadim, Jean-Claude Brialy, Frédéric Dard…Ce qu’il y a d’emmerdant, dans la mort, c’est que c’est pour la vie. »


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Google Street View : les députés veulent des règles

Jean-Christophe Lagarde souhaite que les Français soient consultés avant la diffusion de certaines images. Plusieurs plaintes visant Google Street ont déjà été déposées par des particuliers.

C'est le buzz du moment. Un de ces gags involontaires que propulse l'Internet. Trois cyclistes qui se reposaient entièrement nus dans les rues du village naturiste de Port Leucate, dans le sud de la France, ont vu leur anatomie dévoilée à un vaste public d'internautes. Ces sportifs devaient être distraits lorsque la camionnette ou le vélo de Google surmontés d'une caméra les a filmés cet été, pour documenter un nouveau service, Google Street View, qui permet, depuis son ordinateur, d'arpenter les rues de chaque ville, avec une vue à 360 degrés. Sur l'image, les visages étaient bien floutés comme le prévoient les règles de confidentialité, mais le reste de leur corps était offert à tous les zooms. Sur Twitter, l'image a fait fureur. Obligeant Google à jeter un voile pudique sur les cyclistes.

Cette mésaventure vient renforcer le front anti-Google Street View. Car si ce service, accessible depuis Google Maps, s'avère bien pratique pour repérer un itinéraire ou encore le lieu exact d'une location de vacances réalisée sur photo, il sert aussi les voyeurs.

Les plaintes se multiplient

En France, le député du Nouveau Centre, Jean-Christophe Lagarde, a déposé début décembre une proposition de loi pour restreindre les «immixtions des moteurs de recherche dans la vie privée ». «Il est invraisemblable que l'on puisse regarder chez vous, au-dessus de vos palissades, de vos clôtures, pour exposer à tous votre logement, sans même demander l'autorisation préalable», explique le député. Il propose «d'interdire de collecter ou de traiter des données faisant apparaître des immeubles d'habitation (...) sauf dans le cas où les occupants de ces lieux ont expressément donné leur accord.» En clair, de mettre fin à l'actuel service.

Jean-Christophe Lagarde espère recueillir prochainement les signatures pour présenter sa proposition dans une niche parlementaire. «Aujourd'hui, nous sommes dans la situation absurde où celui qui veut protéger sa vie privée doit, a posteriori, demander que l'on supprime l'image de sa maison. Il faut inverser la séquence», regrette le député. Car le péril est selon lui bien réel. «Les administrations pourront voir sur Google Street View ce qu'il en est de votre patrimoine, compter vos voitures. Tout comme votre employeur va vérifier si vous logez dans un coin délabré, une cité. Ces éléments sur le mode de vie ne regardent personne.»

Les plaintes se multiplient d'ailleurs en France depuis que Google Street s'est vraiment lancé début 2009. Beaucoup craignent les cambriolages. Vingt-deux habitants d'un quartier pavillonnaire en périphérie de Toulouse ont écrit à la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) pour demander le retrait et la destruction de l'ensemble des prises de vue effectuées dans leur quartier. «Ils indiquent que des vues plongeantes réalisées à partir de caméras installées en haut d'un mât télescopique de 2 mètres permettent de visualiser sur Internet des vues des maisons que les riverains ont pris soin d'entourer de haies suffisamment hautes pour justement préserver leur intimité !» explique-t-on à la Cnil.

De son côté, Google assure respecter la volonté des internautes, puisqu'un outil permet de «signaler un problème». Officiellement, les utilisateurs peuvent demander à ce que leur domicile ne soit pas exposé sur le fondement de leur droit au respect de la vie privée. Mais le retrait n'est pas acquis. Une famille bretonne a sollicité la Cnil après «avoir découvert sur Internet une photo de sa maison. Jusque-là rien qui pouvait l'inquiéter, si ce n'est que les vues de l'arrière du domicile permettent de voir leur fille de 4 ans en sous-vêtements en train de s'habiller». Or l'adresse de la maison est indiquée. Les parents ont, sans succès, demandé la suppression des vues au moyen de l'outil prévu à cet effet par Google.

Les autres plaintes évoquent, en plus de l'atteinte à la vie privée, les problèmes de sécurité, car «les fonctions de zoom et de rotation de l'image permettent en effet à n'importe qui d'étudier en ligne les accès (…), la nature des serrures, les espaces extérieurs.» La polémique éclate dans tous les pays. Aux États-Unis, une famille américaine accusait Google d'avoir violé leur vie privée en publiant des photos de leur maison. La justice n'a pas suivi. Mais Google a dû s'engager à flouter les visages en Amérique du Nord. En Europe, l'Allemagne a obtenu que les maisons soient également floutées sur les photos prises, tandis qu'en Grande-Bretagne, un mari infidèle s'est ainsi fait pincer suscitant un vif émoi général !

Cécilia Gabizon 14/12/2009 - Le Figaro


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Alex Türk (CNIL) : “Vie privée : nous attendons des éléments complémentaires de Google Street View”

Le Président de la CNIL est favorable à la proposition de loi pour "restreindre l'immixtion des moteurs de recherche dans la vie privée". Il rebondit sur un autre sujet tout aussi délicat : l'identité numérique.


Déposée le 27 novembre, la proposition de loi du député Jean-Christophe Lagarde, qui vise à restreindre “les immixtions des moteurs de recherche dans la vie privée”, fait des vagues.

Les services de cartographie incluant des fonctionnalités de visites virtuelles sont clairement dans le collimateur : Google Street View, Bing Maps et ses “vues d’oiseaux” (Bird View) ou encore Pages Jaunes.

“C’est une intrusion dans votre vie privée qui peut donner lieu à des débordements”, argue le député dans un entretien accordé à ITespresso.fr.

Pour mieux comprendre les enjeux liés au développement de ces services qui frôlent l’atteinte à la vie privée pour les uns ou qui s’y immiscent carrément pour les autres, nous avons interviewé Alex Türk, Président de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL).

Il se déclare favorable à l’initiative du député Lagarde et élargit la problématique à la gestion de l’identité numérique…(Interview réalisée le 4 décembre 2009)

ITespresso.fr : Soutenez-vous la proposition de loi de Jean-Christophe Lagarde ? Alex Türk : Je pense que l’initiative est bonne et il est temps de faire le point. Ce n’est qu’une proposition de loi et je ne sais pas si elle ira au bout. Mais l’idée de poser ce problème de société [le respect à la vie privée, NDLR] est judicieuse. Je rencontre de plus en plus de gens qui s’interrogent sur la question du consentement pour être présents sur ces services. Nous avions d’ailleurs reçu une déclaration de Google Street View et nous leur avions demandé un certain nombre d’éléments complémentaires. Pour l’instant, nous sommes en attente d’un retour, notamment sur une question centrale qui est la durée de conservation des données.

ITespresso.fr : Quels sont les problèmes posés par un service tel que Google Street View ? Alex Türk : Google Street View pose deux problèmes. Le premier est la reconnaissance autrement dit, le floutage. Mais c’est aussi le problème du retrait des informations lorsque l’on souhaite ne pas être sur le service.

ITespresso.fr : A votre avis, quelle serait la meilleure méthode pour améliorer ce service ? Faut-il aller jusqu’à déposer une demande d’autorisation dans la boîte aux lettres des gens avant de diffuser des vues de leur maison ? Alex Türk : Effectivement, je me pose la question. Nous n’avons pas délibéré mais le problème est posé car nous rencontrons de plus en plus de gens qui se plaignent. Parfois, les gens réagissent en disant “si vous demandez cela à Google, ils ne pourront plus le faire”… Google est une société commerciale et développe une activité commerciale mais cela doit se faire dans le respect des garanties des droits individuels. Or, il y a des vues problématiques à la fois pour les habitations mais aussi pour les véhicules. Les données personnelles appartiennent aux individus et pas à n’importe qui. Ce n’est pas un bien marchand que l’on peut vendre comme cela.

ITespresso.fr : La vie privée des citoyens n’est donc pas suffisamment protégée ? Alex Türk : Je vous répondrais en vous citant un exemple. Je lisais dans la presse il y a quelques semaines que le chanteur Paul Mc Cartney s’était plaint auprès de Google pour faire retirer les images de sa villa présentes sur Google Street View. Ce à quoi la société a répondu positivement et rapidement. Mais hélas, tout le monde ne s’appelle pas Mc Cartney. Et il faudrait pourtant que nous ayons la certitude de pouvoir faire enlever des vues rapidement, or ce n’est pas le cas, c’est généralement assez long.

ITespresso.fr : Que pensez-vous des vues aériennes “bird view” présentes sur des services tels que Bing Maps ? Alex Türk : Cela pose le même problème. Dès lors que l’on distingue clairement des éléments de la vie privée, je pense que cela constitue une atteinte à la vie privée.

ITespresso.fr : Je suis photographe, je me promène dans les rues d’un quartier et je prends des photos pour mon blog. Sur plusieurs vues, comme sur Google Street View, on distingue des maisons avec des bouts de jardin ou des voitures. Mais cela n’était pas intentionnel. Comment l’interpréter ? Alex Türk : Tout dépend de la possibilité que cela donne de repérer clairement des éléments. Il ne peut pas y avoir une réponse uniforme car tout est une question de précision des images. Mais si cela permet de repérer une habitation et de donner des éléments relatifs aux personnes qui peuvent y habiter, alors cela pose un problème car les gens ont droit à une forme de droit à l’oubli.

ITespresso.fr : Vous estimez que le droit à l’oubli est à prendre en compte ? Alex Türk : Le droit à l’oubli, ce n’est pas seulement les informations que l’on donne soi-même sur un réseau social. C’est aussi pour moi le droit à l’incognito c’est-à-dire le fait que j’habite à tel endroit et cela ne regarde personne. Ces services peuvent constituer un danger car ils permettent de faire des repérages et donner lieu à des initiatives de délinquance.

ITespresso.fr : Est-ce que ce dossier ne pose pas une remise en question du droit à l’image et la prise de vue sur le domaine public ? Alex Türk : Non. Et je fais une distinction. Ce qui pose avant tout problème, ce n’est pas tant le fait de prendre en photo une habitation ou d’une personne. C’est l’usage que l’on en fait ensuite qui pose problème. En l’occurrence, le mettre en ligne sur un réseau et le fait que la planète entière puisse en prendre connaissance. Je pense qu’il est parfaitement possible de concilier les règles liées à la liberté de la presse. A la condition que cela n’aboutisse pas à la désanonymisation d’une personne à son insu. D’ailleurs, on constate que sur les télévisions aujourd’hui, on floute souvent les personnes qui sont dans les reportages.

ITespresso.fr : Cet encadrement permanent des services “innovants” au nom de la défense de la vie privée n’est-il pas un danger pour l’innovation justement ? Alex Türk : Je ne crois pas. Car on entre dans une société différente de celle que nous connaissons. Si l’on prend l’ensemble des problèmes, alors il y a une synergie qui peut être extrêmement dangereuse. Il n’y a pas que ce qui se passe sur la toile, les moteurs de recherche et les réseaux sociaux. Il y a aussi les problématiques liées au suivi des personnes (biométrie, vidéo surveillance, la géolocalisation par les puces RFID,…) mais aussi les nanotechnologies, les systèmes permettant de repérer quelqu’un dans l’espace et dans le temps (c’est à dire les réquisitions sur des données de trafic des téléphones portables), sans oublier le Pass Navigo, le télépéage, la carte bancaire, et puis enfin le fait que l’on peut se trouver dans des fichiers dans le domaine fiscal, social/santé, police… Si vous regroupez tout cela, vous vous rendez compte que la personne est d’une certaine manière “triangulée”.

ITespresso.fr : Avec ou sans Google Street View, nous sommes déjà tous fichés, tous repérés et donc répérables ? Alex Türk : Par un biais ou par un autre, une personne pourra toujours être repérée. C’est la que se trouve le danger et nous avons beaucoup de difficultés à le faire comprendre. Car bien souvent, les gens ne prennent en compte qu’un problème à la fois…Il y a Street View d’un côté, mais aussi les informations qui restent sur Google et permettent de faire un profilage commercial des personnes compte tenu de la durée de rétention des données. Sans parler des réseaux sociaux évoqués précédemment. C’est cet ensemble qui crée un modèle de société différent de celui que nous connaissons aujourd’hui.

ITespresso.fr : Ne faut-il pas mieux informer les citoyens de la façon dont ils peuvent gérer leur identité numérique ? Alex Türk : Bien entendu. Les réponses aux problèmes que nous avons évoqués sont de plusieurs natures. La première réponse est de dire que, dans le cadre du droit existant, on peut faire des actions de contrôle ou judiciaire et la CNIL en fait déjà. Mais cela ne suffit pas. Je pense que nous pouvons compter sur la technologie pour résoudre des problèmes liés à la technologie. Si on le souhaitait, on devrait être en mesure de garantir à une personne que l’on peut supprimer ces données personnelles dès qu’elle le souhaite. Mais encore faut-il que l’on souhaite maîtriser ces systèmes et offrir cette possibilité.

ITespresso.fr : Sous-entendez vous que tous les pays ne sont pas égaux en matière de garanties de respect de la vie privée et qu’il faut faire évoluer la réflexion d’un point de vue plus large ? Alex Türk : Il y a une nécessité de trouver une solution juridique acceptable sur toute la planète. Il va falloir trouver une solution entre le niveau requis en Europe et celui requis aux États-Unis qui sont beaucoup moins exigeants que nous en la matière.

ITespresso.fr : En attendant, vous misez donc sur la pédagogie ? Alex Türk : C’est un fait, nous n’arriverons sans doute jamais à régler tous les problèmes. Donc, l’une des réponses, c’est la pédagogie. Il faut faire en sorte que les jeunes et moins jeunes soient formés et conscients des enjeux que toutes ces technologies posent. Et qu’ils puissent être en mesure de maîtriser les informations placées sur le réseau.

ITespresso.fr : Et cette pédagogie, qui devrait l’initier ? Alex Türk : Les médias, le milieu enseignant, moi de mon côté… Nous avons tous une responsabilité en la matière et pour tout vous dire, je suis très préoccupé. Parce que j’ai le sentiment qu’on devrait faire beaucoup plus encore dans le domaine éducatif. Tôt ou tard, nous devrons légiférer sur le problème de l’identité numérique parce qu’il y a derrière la nécessité de protéger les personnes. Vous savez qu’il y a une réflexion qui est engagée sur la possibilité de se protéger soi-même en se couvrant derrière une forme d’anonymat. Sachant qu’il y aurait une mécanique qui permettrait de franchir le stade de l’anonymat dans l’hypothèse où l’on est dans une procédure judiciaire. On voit bien que tout cela pourrait nécessiter de reconsidérer totalement la notion d’identité numérique.

itespresso.fr - le 5/12/09


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Google tisse sa toile mais cela ne fait pas plaisir à tout le monde…

Tapez votre adresse sur le service Google Street View et même si vous habitez dans un village de l’Ariège ou du Cantal, vous verrez sans doute apparaître l’image de votre maison ou de votre immeuble.

Google vient de procéder à une importante mise à jour de son service de navigation en images sur Internet. Des milliers de villes et villages de France qui n’y figuraient pas sont désormais référencés dans Street View. Dans le même temps, Microsoft vient d’ouvrir un service concurrent baptisé Bing Maps.

Bref, il n’y aura bientôt plus une seule de nos avenues, nos rues ou nos ruelles dans laquelle on ne pourra pas se promener virutelllement.

Et du coup, voilà que ressurgit la polémique sur ce que l’on pourrait appeler « le droit à l’image de ma maison ». Un député de Seine Saint Denis, Jean-Christophe Lagarde, vient de déposer une proposition de loi pour limiter la diffusion sur Internet des photographies de façades corrélées aux adresses. Selon lui, cela peut créer, par exemple, de la discrimination à l’embauche en permettant à un recruteur de savoir, par exemple, si un candidat habite dans un quartier défavorisé.

Ce texte, s’il devait voir le jour, concernerait potentiellement Google Street View, Microsoft Bing mais également l’annuaire français PagesJaunes.fr. Le problème, c’est que, en droit français, c’est plutôt au citoyen d’apporter éventuellement la preuve qu’une photographie lui porte préjudice.

Ce débat sur le droit à l’image des domiciles privés a déjà fait rage aux Etats-Unis il y a quelques années. Et jusqu’à présent rien n’a vraiment changé. Le bénéfice des services en question l’emportant pour l’instant sur les protestations.

Google rappelle que les visages et les plaques d’immatriculation des voitures sont automatiquement floutés afin d’être rendus méconnaissables. Toutefois, en Suisse des actions en justice sont en cours contre ce floutage qui est jugé insuffisant.

En cas de problème, il est toujours possible d’écrire à Google, à Microsoft ou à Pages Jaunes si l’on estime être victime d’un préjudice.

Ecoutez l'article de France Info "Nouveau Monde"


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Peut-on interdire à Google de photographier votre maison ?

A quoi ressemble la rue où habite votre ami d'enfance ? Trouverez-vous des magasins dans le quartier où vous avez rendez-vous ? Qu'y a-t-il autour de l'appartement que vous envisagez de louer pour vos vacances ? Toutes ces informations, vous pouvez les trouver facilement sur Internet, en utilisant les moteurs de recherche de Google Street View ou celui des Pages jaunes. Des services pour l'instant réservés aux grandes villes, mais qui dévoilent des quantités d'informations qui peuvent, potentiellement, empiéter sur votre vie privée.

"Imaginez que vous postuliez à un emploi : en tapant l'adresse qui figure sur votre CV, un employeur peut voir si vous habitez dans un quartier défavorisé, voire dans un bâtiment insalubre. C'est une porte ouverte à la discrimination", s'agace Jean-Christophe Lagarde, député-maire (Nouveau Centre) de Drancy (Seine-Saint-Denis). Il a déposé la semaine dernière une proposition de loi "tendant à restreindre les immixtions des moteurs de recherche dans la vie privée", qui vise plus spécifiquement à encadrer ces services de navigation par images dans les villes. Le principe du texte est simple : pour qu'un bâtiment puisse figurer dans les moteurs, il faudrait que l'éditeur obtienne au préalable le consentement du propriétaire.

"UN PROBLÈME DE LIBERTÉ PUBLIQUE"

Actuellement, Google comme les Pages jaunes ne demandent pas l'autorisation des propriétaires d'immeubles, partant du principe que les photographies sont prises depuis l'espace public et n'enfreignent donc pas le respect de la vie privée. En pratique, ce n'est toutefois pas aussi simple. Lors du lancement de Google Street View, des internautes ont rapidement repéré des images litigieuses : photographies qui laissent voir un intérieur à travers une fenêtre ouverte, visages de passants, voire personnes sortant de sex-shops. Depuis, le moteur de recherche floute de manière automatique – et donc partiellement efficace – les visages ou plaques d'immatriculation, et floute également certaines images sur demande.

Cette politique n'est pas admissible pour Jean-Christophe Lagarde. "On inverse la charge de la preuve : il n'est pas normal que ce soit au citoyen de demander qu'on arrête de violer sa vie privée. Alex Türk, le président la Commission nationale informatique et liberté [CNIL], souhaite d'ailleurs auditionner la commission des lois sur ce sujet : c'est un problème de libertés publiques." En pratique, si le texte était voté tel quel, la quasi-totalité du contenu de ces services se retrouverait hors la loi.

A l'heure actuelle, le droit français considère pourtant que, en matière d'image, c'est au citoyen de faire la preuve du préjudice. "La jurisprudence actuelle prévoit que c'est au propriétaire d'un bien de prouver que la publication d'une photographie de ce bien lui cause un 'trouble anormal', depuis un arrêt de la Cour de cassation datant de 2004", explique Joëlle Verbrugge, avocate et auteure d'un blog sur le droit et la photographie. "Le droit prévoit un équilibre entre le droit à la vie privée, le droit à l'information et la liberté d'expression artistique. Si je souhaitais aujourd'hui faire retirer une photo de ma maison de Google Street View, il faudrait que je démontre que je subis un préjudice et que le tribunal estime que ce service n'entre pas dans le cadre du droit à l'information."

AUTOMATISATION DES IMAGES

A l'inverse, si la proposition de loi de M. Lagarde était adoptée, y aurait-il un risque que les photographes doivent demander systématiquement l'autorisation des propriétaires pour prendre des bâtiments en photo ? "Ce n'est pas du tout le même débat", estime le député. "Ce qui pose problème avec ces services, c'est leur aspect automatisé et leur association avec un moteur de recherche. Si un photographe publie une image de votre maison sur Internet, il est quasi impossible de savoir qu'il s'agit de votre habitation. Je ne suis pas opposé à la vidéosurveillance, car les images sont uniquement accessibles à des personnes habilitées. Mais là, tout le monde peut avoir accès à toutes les informations."

Pour l'instant, la proposition de loi n'a pas été cosignée par d'autres députés, et M. Lagarde juge qu'elle peut être complétée et améliorée. Il se félicite toutefois qu'elle permette de "lancer un débat". "Notre société est fascinée par la technologie, et moi aussi. Mais il me semble que nous ne réfléchissons pas suffisamment aux conséquences que peuvent avoir ces nouveaux outils", estime-t-il.

Sollicitée par le Monde.fr, la société Pages jaunes n'a pas souhaité commenter cette proposition de loi.

John Rafman collectionne les images curieuses, extraites du service StreetView de Google. Il propose 3 fichiers montrant un aperçu de ses découvertes. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'on en trouve pour tous les goûts. Et ce n'est qu'un début.

Damien Leloup - LEMONDE.FR | 02.12.09 |


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Jean-Christophe Lagarde: «La protection de la vie privée passe avant le business d'une multinationale du net»

INTERVIEW - Il a déposé une proposition de loi pour que les photos d'espaces privés ne soient pas publiée sans le consentement des intéressés...

Le député-maire de Drancy (93) Jean-Christophe Lagarde a déposé une proposition de loi pour restreindre «les immixtions des moteurs de recherche dans la vie privée». Il explique pourquoi à 20minutes.fr.

Qu'est-ce qui vous a décidé à déposer ce projet de loi? On m'a montré ce que qu'on est capable de voir dans des vues aériennes et des rues: votre propriété, votre voiture, votre aire de jeu. Et je ne vois pas au nom de quoi. Une clôture est là pour délimiter un espace entre vie publique et vie privée. Autant je peux comprendre ça sur l'espace public, autant là ça peut être regardé par quelqu'un qui ne vous veut pas du bien. Et puis cela peut générer des discriminations: des gens sont confrontés à des problèmes de logement, et vivent dans des taudis. S'ils postulent pour un poste et que leur employeur regarde où ils habitent, cela peut leur nuire. En Seine-Saint-Denis, dans certaines cités, on ré-attribué des numéros de rue pour que ce ne soit plus marqué "Cité des 4.000" à La Courneuve, pour que ça ne génère plus de discrimination. Avec ce type de photos, l'effet est annulé.

Qu'est-ce que vous proposez? Aujourd'hui, le plus anormal, c'est que l'on a inversé la charge de la preuve: c'est à vous de demander que l'on vous retire. Or le plus souvent, on ne vous retire pas, au motif notamment que c'est trop compliqué. En plus, même si c'est le cas, l'information est déjà diffusée alors qu'elle ne devrait pas l'être. Et beaucoup de gens qui ne surfent pas sur Internet ne seront jamais au courant. Donc le plus simple, ça pourrait être que Google quand il prend en photo les rues, dépose un fomulaire dans les boîtes aux lettres. Et si une personne ne le retourne pas, on ne peut pas les utiliser. Il y aura des trous.

Ce que vous proposez équivaut un peu à la fin de Google street view... Et alors? La protection de la vie privée passe avant le business d'une multinationale du net.

Avez-vous des députés prêts à signer votre proposition de loi? Je lance le débat. Beaucoup vont se sentir concernés. Lorsque j'en ai parlé ce matin en commission de Lois, beaucoup de collègues qui ne se rendaient pas forcément compte du problème étaient d'accord. Tout comme le président de la commission Cnil, Alex Türk.

Et les vues aériennes? C'est le niveau de détail qui me gêne. On peut voir votre jardin, votre terrasse, vos voitures. Et même, ça peut être utilisé par les agents de impôts. Ou bien en droit de l'urbanisme: aujourd'hui, pour établir une faute, l'inspecteur d'urbanisme doit pouvoir la constater de l'extérieur. Sauf que là, ce ne sera plus le cas. Quand les gens sont chez eux, ils ont le droit à l'intimité, au secret.

E.J. 20 minutes - 02.12.09


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Régionales : le Nouveau Centre de l'Ain lance sa campagne…

Hier soir, les militants du Nouveau Centre se sont retrouvés à la maison de vie associative à Bourg. Un rendez-vous pour entendre Jean-Christophe Lagarde, leur président exécutif, parler de la réforme des collectivités locales… Un thème que l'intéressé devait bien sûr faire dévier sur une autre actualité, en l'occurrence les prochaines régionales. On le sait, Damien Abad lui aussi adhérent au Nouveau Centre sera tête de liste dans l'Ain sur la liste d'union avec l'UMP.

Pour autant, ceux qui hier soir espéraient en savoir un peu plus sur les noms qui se succéderont aux places suivantes seront restés sur leur faim. Rien d'officiel avant deux mois, même si des rumeurs circulent. Derrière Damien Abad, on parle beaucoup, en seconde position, de la conseillère générale Jocelyne Bloch pour l'UMP, puis du député Michel Voisin et en quatrième place de la sénatrice Sylvie Goy-Chavent. Et quid alors de Bernard Argenti, président local du NC ? Le vice-président national, comme l'intéressé, n'ont pas voulu en parler, ni des humeurs de Michel Voisin. « On va laisser l'UMP à ses blessures, lançait seulement Jean-Chritophe Lagarde. L'objectif est de gagner ses élections, de rassembler. » Quant au leader départemental, il expliquait qu'il ne pouvait être que satisfait de voir un homme de son camp diriger la liste. Soit.

Et évidemment, Jean-Christophe Lagarde a commencé à décocher quelques jolies flèches aux régions socialistes, « qui s'occupent de tout et de n'importe quoi, qui dépensent beaucoup trop en fonctionnement… » Un aperçu de la campagne à venir.

Olivier Leroy


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Montant du grand emprunt : des députés rompent le consensus

Soixante-trois députés ont cosigné une tribune dans " Le Monde " daté d'aujourd'hui pour réclamer un grand emprunt de 50 voire 100 milliards d'euros.

Alors qu'un consensus semblait se dessiner, ces derniers jours, sur la nécessité de limiter le montant du grand emprunt à, au plus, une quarantaine de milliards d'euros pour ne pas alourdir davantage les finances publiques, soixante-trois députés de la majorité demandent, dans une tribune publiée dans " Le Monde " daté d'aujourd'hui, de " pouvoir mobiliser une masse critique de plus de 50 milliards d'euros ". Voire même d'engager, " si les projets le justifient, jusqu'à 100 milliards d'euros d'investissements supplémentaires, qui seront dépensés sur les cinq à dix ans à venir ".Jugeant que la France est " à la veille d'une révolution d'une ampleur comparable " à la révolution industrielle ou aux Trente glorieuses, " le grand emprunt ne doit pas devenir un "petit emprunt " ",réclament les signataires. Ne pas investir massivement serait " une erreur historique ", jugent-ils.

Si le texte n'est signé que par une minorité de la majorité présidentielle à l'Assemblée, la liste des signataires recouvre un spectre très large de sensibilités : deux vice-présidents du groupe UMP (Bernard Deflesselles et Jean Léonetti), six Nouveau Centre (Jean-Christophe Lagarde, André Santini...), des chiraquiens (Jean-François Lamour, Renaud Muselier, Marie-Josée Roig...), des néo-gaullistes (Arlette Grosskost), des libéraux (Olivier Dassault), des radicaux (Laurent Hénart, Yves Jégo, François Loos)... " Une manoeuvre "

" Nous étions un certain nombre à observer que la seule expression sur le grand emprunt consistait à en réduire la portée et que nous allions donc finir par avoir tous les inconvénients sans en avoir les avantages ", justifie Michel Bouvard. " Cela ne veut pas dire que nous ne sommes pas préoccupés par les finances publiques ", assure ce proche de François Fillon. " Mais si le grand emprunt doit créer un retour sur investissement, il n'y a pas de raison d'être limitatif. " Le texte a pourtant agacé, parmi les députés de la majorité, les tenants d'une certaine discipline budgétaire. " Quand on défend de telles positions, il vaut mieux rejoindre le PS ", enrage l'un d'eux, qui y voit " une manoeuvre dirigée par Henri Guaino ". S'il en conteste la paternité, le promoteur du grand emprunt auprès de Nicolas Sarkozy a en tout cas apprécié l'analyse des députés signataires. " Les députés n'ont pas besoin qu'on leur tienne la main ", juge Henri Guaino, pour qui " ce débat n'a rien à voir avec l'opposition traditionnelle entre le laxisme et la rigueur budgétaire ". Quant au montant cité par les députés, " ces ordres de grandeur n'ont rien de déraisonnable ", estime-t-il.

VERONIQUE LE BILLON le 3/11/09


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Inquiet, le Nouveau Centre fait des propositions pour limiter la dérive des comptes

Les critiques ne manquent pas, les propositions non plus. Réunis à Hem (Nord), lundi 28 et mardi 29 septembre, les parlementaires du Nouveau Centre (NC) ont longuement disserté sur les projets de loi de finances (Etat, Sécurité sociale). Mais leur président, Hervé Morin, ministre de la défense du gouvernement de François Fillon, leur a rappelé qu'il fallait "concilier l'exigence de solidarité gouvernementale et l'expression de nos différences".

Au moment où est présenté le projet de budget pour 2010, les élus centristes (24 députés et 10 sénateurs) s'inquiètent du niveau des déficits. "Il faut aider Eric Woerth à aller plus loin dans la maîtrise", plaide leur porte-parole sur les questions budgétaires, Charles de Courson (Marne). Le projet de budget présente un déficit de 116 milliards. Si on veut le réduire en une dizaine d'années, il faudra faire 5 à 6 milliards d'économies supplémentaires." Les néocentristes ont fait leurs comptes. Ils proposent de "raboter de 5 % l'ensemble des niches fiscales". Dispositif qui rapporterait 3,5 milliards d'euros d'économies. "Le débat sur les niches fiscales a été refermé par le rapporteur général (Gilles Carrez). Il doit être rouvert", plaide François Sauvadet (Côte-d'Or), le président du groupe NC de l'Assemblée.

Le Nouveau Centre propose aussi de trouver 1,5 milliard d'économies dans la réduction des exonérations de charges dont bénéficient les grandes entreprises. "Ça ne produit rien pour l'emploi, mais ça produit du déficit", tranche Jean-Christophe Lagarde (Seine-Saint-Denis). Le premier ministre, François Fillon, invité à leur journée parlementaire, leur a aussitôt rétorqué qu'"il est trop simple d'opposer les grandes et les petites entreprises".

Cela n'a pas empêché les centristes de rappeler leur souhait de sortir la CSG et la CRDS du bouclier fiscal. Sur ce point, le chef de l'Etat a prévenu : c'est non. M. de Courson n'en démord pas. "Nous n'avons pas changé d'un iota. Nous gagnerons, c'est inéluctable." Ils souhaiteraient voir réinvesti le 1,5 milliard d'euros ainsi dégagé dans des mesures pour l'emploi des jeunes, avec une exonération totale de charges pour le premier emploi d'un 18-25 ans en contrat à durée indéterminée.

"Suiveurs silencieux"

Sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), le Nouveau Centre fait aussi entendre sa différence. Il demande une augmentation de 0,2 point de la CRDS, afin de "payer, au moins, les intérêts de la dette". Mais le gouvernement leur oppose son refus d'augmenter les prélèvements obligatoires. Quant au passage du forfait hospitalier de 16 à 18 euros, les centristes jugent que "c'est trop". "Pas plus que l'inflation", demande M. Sauvadet, sans guère de chances d'être entendu.

Sur le même dossier, la proposition de Jean-François Copé (UMP) de fiscaliser les indemnités d'accident du travail a été fraîchement accueillie. "Ce n'est pas en faisant les poches des accidentés du travail qu'on va régler le problème de la dette", s'est emporté Maurice Leroy (Loir-et-Cher). "Ce n'est pas un bon signal", admet M. Sauvadet, sans toutefois s'engager à voter contre.

Dans son discours de clôture, M. Fillon a dit accueillir les propositions centristes "avec sympathie", sans prendre d'engagement. "Le gouvernement n'a toujours pas compris que la majorité marche sur ses deux jambes. Il faut sortir de l'idée que nous n'avons qu'à être des suiveurs silencieux", peste M. Lagarde.


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Le Nouveau Centre critique l'extension du RSA

Les parlementaires centristes demandent à être mieux écoutés dans la majorité.

Pas facile pour les centristes d'apporter leur contribution au plan dévoilé par Nicolas Sarkozy en faveur des jeunes. Énumérant les principales mesures énoncées par le chef de l'État, François Fillon a opposé mardi une fin de non-recevoir à une proposition phare des élus du Nouveau Centre, réunis pour leur journée parlementaire à Hem (Nord). Pour les centristes, l'extension du RSA aux jeunes de moins de 25 ans ayant travaillé deux ans «n'est pas la piste à suivre», selon François Sauvadet, le patron des députés NC. Ils préconisent une mesure plus incitative à leurs yeux : une exonération totale de charges pour les embauches en CDI pendant un ou deux ans dans les PME et TPE. «Il est trop simple d'opposer les petites et les grandes entreprises» soumises à la concurrence mondiale, a fait valoir le premier ministre. «Nous ne sommes pas d'accord», a commenté Philippe Vigier dès la fin du discours de Fillon.

À l'image de ce débat, le climat est à l'offensive chez les centristes, qui ne veulent pas être les «suiveurs silencieux» de la majorité, selon la formule de Jean-Christophe Lagarde. Le président du Nouveau Centre, Hervé Morin, a mis en garde le premier ministre : «La majorité ne peut pas se limiter au grand parti frère qu'est l'UMP. Nous sommes coresponsables dans la majorité.» Pour preuve, le ministre de la Défense a mis en avant «l'exemple allemand» de l'alliance entre Angela Merkel et les libéraux, qui «devrait et pourrait nous inspirer».

On est loin de la coupe aux lèvres. À l'Assemblée nationale, la proposition de Jean-François Copé d'organiser «la coproduction parlementaire entre nos deux groupes» laisse les centristes sceptiques. «Les paroles d'amour, c'est bien. Mais nous attendons des preuves d'amour», ironisent Maurice Leroy et Jean Dionis du Séjour. «On sort d'une relation personnelle conflictuelle» entre Copé et Sauvadet, souligne Lagarde, qui, dit-il, «jugera sur pièces». Son collègue Nicolas Perruchot (Loir-et-Cher) réclame que «Copé tienne parole, et nous donne des rapports» sur les réformes de la poste ou des collectivités locales.

Débat sur le budget

«La première occasion de la coproduction parlementaire, c'est le budget», prévient Charles de Courson (Marne). Les élus centristes ont plusieurs propositions, rappelées mardi par François Sauvadet. Ils demandent «un coup de rabot» de 5 % sur les 465 niches fiscales. «Ce débat, refermé par le rapporteur général du Budget, n'est pas clos pour nous», a expliqué Sauvadet à Fillon. Les parlementaires du Nouveau Centre déposeront des amendements pour sortir la CSG et la CRDS du bouclier fiscal. Ils réclament aussi une hausse de 0,2 point de la CRDS pour couvrir les intérêts de la dette. «Le déficit de l'État sera réduit à 115 milliards en 2010. J'entends les propositions à aller au-delà. Je les accueille avec sympathie», a simplement concédé le premier ministre.


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En Île-de-France, Santini montre ses muscles

Dimanche 27 septembre à Rosny-sous-Bois, l'ancien secrétaire d'Etat André Santini a confirmé être tenté de conduire une liste autonome du Nouveau Centre en Île-de-France. De quoi embarrasser le président de son mouvement, le ministre de la Défense, Hervé Morin.

Une démonstration de force réussie. Dimanche 27 novembre, le Nouveau Centre d'Île-de-France tenait à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) la première Fête des démocrates qui a réuni, selon les organisateurs, 1300 participants.

Pour le député maire d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), André Santini, l'occasion était belle de défendre l'idée de sa candidature aux régionales de mars 2010, à la tête d'une liste centriste autonome.

"Si les circonstances politiques m'y invitent, si vos réflexions m'y poussent, si un élan surgit (...), je pourrais être candidat", a lancé l'ancien secrétaire d'Etat à la Fonction publique, visiblement émoustillé par cette perspective.

"Mon histoire avec la région, c'est du sérieux", a poursuivi André Santini, en rappelant son bon résultat de 2004 (16,12%).

"La gauche va présenter cinq listes dispersées, il n'est pas certain que la majorité présidentielle ait intérêt à n'en présenter qu'une au risque de se priver de réserves de voix pour le second tour", a fait valoir M. Santini, qui doit ouvrir un blog la semaine prochaine, pour recueillir les attentes des Franciliens, avant de publier fin octobre un livre électronique sur la région.

Santini devant Pécresse?

Défendue par plusieurs leaders franciliens du Nouveau Centre, le député maire de Drancy Jean-Christophe Lagarde ou le sénateur Yves Pozzo di Borgo, une liste autonome centriste viendrait concurrencer celle de l'UMP, qui a désigné Valérie Pécresse comme tête de liste pour affronter le président sortant socialiste, Jean-Paul Huchon.

Vendredi 25 septembre, Libération a publié un écho indiquant qu'un sondage officieux commandé par l'Elysée donnait Santini largement devant Pécresse en cas de listes séparées. Une information aussitôt qualifiée de "bidonnage" par le camp Pécresse.

"L'UMP ne doit pas vivre comme un drame l'idée d'une liste autonome du Nouveau Centre. Nous ne gagnerons pas la région tout seuls et eux non plus. L'objectif est de ratisser plus large au premier tour, insiste Jean-Christophe Lagarde. Maintenant, si on veut absolument une liste unique au premier tour, il nous semble qu'André Santini est le meilleur candidat car il dépasse les frontières de l'électorat de la majorité." Et l'élu de conclure: "De toute façon, personne ne nous imposera notre choix."

Les embarras de Morin

La volonté d'autonomie du Nouveau Centre en Île-de-France gêne quelque peu le président du parti, le ministre de la Défense Hervé Morin. "Le choix en Ile-de-France est un choix majeur, qui nous engage et si vous décidez d'y aller, ce choix nous engagera tous et nous aurons alors une obligation, celle d'être solidaires et de mener le combat un peu partout en France", a déclaré le ministre, lui aussi présent à Rosny-sous-Bois.

Il a expliqué que lui-même, dans cette hypothèse, devrait se présenter face au ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche, Bruno Le Maire, investi par l'UMP. Une perspective qui ne l'enchante visiblement pas.

"Contrairement à ce que pense Hervé Morin, la décision que nous prendrons en Île-de-France ne vaudra que pour celle-ci. Les régionales, comme l'a dit Nicolas Sarkozy, ça se regarde région par région et il s'agira pour le Nouveau Centre de regarder à chaque fois quelle sera la meilleure solution pour faire avancer nos idées", explique Jean-Christophe Lagarde, également président exécutif du mouvement.

Ce dernier estime que la question d'une liste autonome du Nouveau Centre pourrait se poser en Bretagne et dans les Pays-de-la-Loire.

A l'inverse, dans trois régions, des centristes sont préssentis pour prendre la tête d'une liste unique de la majorité: François Sauvadet (Bourgogne), Valérie Létard (Nord-Pas-de-Calais) et Philippe Augier (Basse-Normandie).


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Régionales IdF: Santini (NC) fait un pas vers sa candidature, Morin met en garde

André Santini (Nouveau centre) a défendu dimanche à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis)le principe de sa candidature aux régionales en Ile-de-France, après que le président du parti, Hervé Morin, a mis en garde contre les conséquences d'une telle décision.

"Si les circonstances politiques m'y invitent, si vos réflexions m'y poussent, si un élan surgit (...) je pourrais être candidat, mais pas seulement le candidat d'un parti ni même d'une coalition, le candidat des Franciliens", a lancé le député-maire d'Issy-les-Moulineaux.

L'ancien secrétaire d'Etat à la Fonction publique s'exprimait devant plus d'un millier de militants franciliens NC (parti membre de la majorité présidentielle) lors de la première fête des démocrates organisée par les fédérations départementales et régionales du parti centriste.

Rosny-sous-Bois est dirigée par Claude Pernès (NC), président des maires d'IdF. M. Santini était entouré de personnalités NC dont le ministre de la Défense Hervé Morin, Jean-Christophe Lagarde, député-maire de Drancy (Seine-Saint-Denis) et président exécutif du parti ou François Sauvadet, président du groupe NC à l'Assemblée nationale. Le chef de l'Union centriste du Sénat, Nicolas About (MoDem), était présent.

Si l'éventualité d'une candidature Santini a été chaleureusement soutenue à la tribune notamment par M. Lagarde, Hervé Morin a douché les ardeurs en mettant en garde contre les conséquences d'une liste autonome NC au premier tour en IdF.

"Le choix en Ile-de-France est un choix majeur, qui nous engage et si vous décidez d'y aller, ce choix nous engagera tous et nous aurons alors une obligation, celle d'être solidaires et de mener le combat un peu partout en France", a déclaré le ministre. Il a expliqué que lui-même, dans cette hypothèse, partirait à la bataille en Haute-Normandie (où le ministre des Affaires Européennes Bruno Le Maire doit représenter l'UMP, ndlr).

ROSNY-SOUS-BOIS, 27 sept 2009 (AFP)


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Régionales: à droite, Santini s'estime mieux placé que Pécresse en Ile-de-France

Valérie Pécresse a-t-elle démarré sa campagne pour les régionales trop vite ? A l’UMP, on redoute une nouvelle guerre dans le camp présidentiel. Qui voilà? André Santini, ancien secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique. Limogé du gouvernement en juin, le député et maire d’Issy-les-Moulineaux souhaite non seulement se présenter, mais il s'estime mieux placé que la ministre de l'enseignement supérieur pour conduire la liste de la majorité en Ile-de-France. Il affirme même avoir entre les mains un sondage le plaçant devant Valérie Pécresse. «Une liste autonome, c’est ce qui nous tente le plus», affirme à Mediapart le président du Nouveau Centre, Jean-Christophe Lagarde.


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Régionales en Ile-de-France : Santini devancerait Pécresse

L’Elysée teste les candidats potentiels en Ile-de-France pour les régionales. Selon un sondage officieux, une liste conduite par André Santini, ancien secrétaire d’Etat à la Fonction publique et maire (Nouveau Centre) d’Issy-les-Moulineaux, devancerait largement celle de la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse (UMP). Blessé par son récent limogeage du gouvernement, André Santini est bien décidé à prendre la tête d’une liste centriste autonome en Ile-de-France.

25.09.09


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Municipales : "Ils ont essayé d’enlever Alain M’hamadi Abdou"

Le vice-président du Conseil général de Mayotte, venu soutenir Cyrille Hamilcaro à Saint-Louis de la Réunion, a porté plainte pour tentative d’enlèvement.

Intimidation musclée pour certains, tentative d’enlèvement pour d’autres, Alain M’hamadi Abdou se souviendra de son déplacement à la Réunion. Le premier vice-président du Conseil général de Mayotte (Nouveau Centre) était venu apporter son soutien à Cyrille Hamilcaro. Issu du Nouveau centre lui aussi, ce dernier est candidat à l’élection partielle municipale de Saint Louis de la Réunion, qui aura lieu le 27 septembre.

"Cela pourrait se passer en Colombie, au Nicaragua"

Alain M’hamadi Abdou affirme avoir échappé de justesse à une tentative d’enlèvement. Un rapt organisé alors que le politicien était en campagne auprès de la communauté mahoraise de Saint-Louis, et qu’il attribue à l’opposant de Cyrille Hamilcaro dans la course à la mairie, le candidat communiste Claude Hoarau.

Jean Christophe Lagarde, président exécutif du Nouveau Centre et député-maire de Drancy a été témoin de la scène. « J’ai assisté à quelque chose de scandaleux et totalement invraisemblable, a-t-il déclaré au micro de RFO. Cela pourrait se passer en Colombie, au Nicaragua, mais pas dans la République française. Alain M’hamadi Abdou était dans la rue, en pleine journée, en train d’essayer de discuter avec des citoyens pour les convaincre. Trois voitures appartenant aux gros bras de Claude Hoarau sont arrivées.

Ils ont essayé de le faire monter de force dans une des voitures. Ils ont essayé de l’enlever. Le premier vice président du Conseil général de Mayotte a été obligé de fuir Saint Louis de la Réunion parce qu’il voulait parler aux Mahorais qui sont là bas, et que Monsieur Hoareau a décidé qu’il n’en avait pas le droit. Ce sont des méthodes de voyous ! » poursuit-il.

En 2008, Claude Hoarau avait été élu maire de Saint Louis. Or, le 9 octobre 2008, le Tribunal administratif annonçait l’annulation de ces élections pour fraude.

Alain M’hamadi Abdou, qui a écourté son voyage a porté plainte à Saint Louis de la Réunion.

Rfo Réunion - le 22.09.09


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Le bruit des deux-roues est l'ennemi numéro un des citadins

Les mairies multiplient les actions pour faire diminuer ces nuisances sonores quotidiennes

Un trottoir, une terrasse. « Aux Monts d’Auvergne », un bar restaurant dans le 20e arrondissement de Paris, les clients doivent tendre l’oreille pour s’entendre, quand le passage des scooters et des motos, plein gaz, ne les fait pas sursauter.

Certaines petites communes ne sont pas mieux loties : à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), sous la pression d’une population de plus en plus ulcérée, le député maire socialiste Jérôme Cahuzac a lancé, début juin, un plan pour lutter contre, selon lui, cette « incivilité grave ». Président de SOS-Bruit, Thierry Ottaviani parle, lui, de « pollution sonore quotidienne ».

Une étude de l’Institut français de l’environnement (Ifen), réalisée en 2001, avait montré que les deux-roues sont les premiers responsables des plaintes pour nuisances sonores enregistrées par les mairies. « À Paris, nous avons calculé qu’un motard qui traverserait Paris la nuit avec un pot d’échappement troué pouvait réveiller 300 000 personnes ! », assure le maire UMP du 6e arrondissement, Jean-Pierre Lecoq.

Un bruit équivalant à celui d’un réacteur d’avion Si la loi impose l’homologation des machines et des pots d’échappement vendus en France, elle n’empêche pas les bricolages. « Un deux-roues non modifié ne fait pas plus de bruit qu’une voiture », rappelle, à cet égard, Grégoire Billette, secrétaire général de la fédération nationale du commerce et de la réparation du cycle et du motocycle (FNCRM). « C’est le fait de le trafiquer, pour le personnaliser ou en augmenter les performances, qui augmente son bruit. Et c’est malheureusement une habitude dans le monde du deux-roues. »

D’autant que la façon de contourner la réglementation est très simple : « La majorité de mes clients commandent des pots d’échappement non homologués sur Internet et les montent eux-mêmes », raconte un vendeur.

Face à ces difficultés, les polices municipales et nationales multiplient les contrôles antibruit, notamment en période estivale. En 2003, une campagne lancée par la ville de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) avait conduit à l’immobilisation d’une Harley Davidson circulant avec un pot d’échappement libre et émettant 124 décibels, un bruit équivalant à celui d’un réacteur d’avion.

Il faut être plus sévère À Colmar, police et mairie privilégient la prévention. Les quatre agents spécialisés dans la lutte contre les nuisances sonores mènent des opérations de sensibilisation à la sortie des collèges et lycées. « La brigade mesure avec un sonomètre le nombre de décibels émis par plusieurs engins, explique Bernard Zimmermann, chef de police adjoint. Elle communique le résultat aux propriétaires, leur explique la démarche à suivre pour être en conformité avec la loi et les informe des sanctions possibles. » Au prochain contrôle, si le jeune n’a rien fait, il devra payer l’amende de 45 € et changer son pot dans la semaine.

Pour Jean-Christophe Lagarde, maire Nouveau Centre de Drancy (Seine-Saint-Denis), il faut être plus sévère à l’encontre des conducteurs de deux-roues. « Aujourd’hui, la loi n’autorise que la confiscation temporaire de l’engin, déplore-t-il. Pour être dissuasive, elle devrait permettre la saisie définitive du véhicule par les autorités et elle devrait sanctionner l’infraction d’une amende de 5e classe, soit 1 500 €. »

Un contrôle technique pour tous deux-roues motorisés L’idée de modifier la loi pour réduire les nuisances sonores n’est pas nouvelle. Au début de l’année dernière, un rapport du Conseil général des ponts et chaussées – qui reprenait le contenu d’une proposition de loi de 2001 d’Yves Nicolin, député UMP de la Loire – avait recommandé l’instauration d’un contrôle technique pour tous les types de deux-roues motorisés, sur le modèle de celui imposé aux voitures.

En 2006, la commission interministérielle pour les véhicules propres et économes (Civépe) avait même souligné « l’extrême urgence à prendre des mesures pour neutraliser les dérives constatées ». Elle avait reconnu l’effet bénéfique de l’obligation d’immatriculer les engins de moins de 50 cm3, en vigueur depuis le 1er juillet 2004, puisqu’elle permet d’identifier les conducteurs à l’origine des bruits.

Mais la commission avait voulu aller plus loin et s’était, elle aussi, prononcée en faveur d’un contrôle technique. Parmi les autres mesures proposées au ministère de l’environnement, elle avait plaidé pour le durcissement de la réglementation d’émissions sonores de tous les deux-roues et pour une meilleure sensibilisation des conducteurs à l’impact de leur conduite sur le bruit produit. Depuis, rien n’a changé.

Estelle MAUSSION - Le 21/09/09


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Le Nouveau Centre : un nouveau parti politique sur la scène mahoraise

Le 1er vice président du Conseil général, M’Hamadi Abdou accueillait samedi 19 septembre Jean-Christophe Lagarde, député maire de Drancy et président exécutif du Nouveau Centre. Ce dernier était à Mayotte pour deux jours, afin d’apporter son soutien à la création officielle de son parti à Mayotte.

Issu de l'ancien bureau du MDM (Mouvement Départementaliste Mahorais) qui avait été « éconduit » par le comité directeur du parti, M'Hamadi Abdou est donc le délégué départemental du Nouveau Centre (centre droit).

Le parti du ministre de la défense Hervé Morin fait donc une entrée saluée sur l'île au lagon, puisque « presque 500 adhérents en moins de deux mois ont rejoint vos rangs, faisant du parti le 1er de Mayotte » selon le député maire Jean- Christophe Lagarde.

C'est devant un hémicycle plein (les bouenis des différentes communes et de brousse avaient été appelées en renfort) que M'Hamadi Abdou s'est exprimé : « Le choix de la transformation de Mayotte en DOM est l'aboutissement d'un long combat mené par des personnalités du centre comme le sénateur Marcel Henry, feu le président Younoussa Bamana, l'ancien député de Mayotte, Henry Jean-Baptiste, et l'ancien président du sénat, Alain Poher ». Le délégué a par ailleurs souligné l'importance de « la généralisation de l'esprit d'entreprise chez chacune et chacun d'entre nous pour lutter contre l'idée que la départementalisation signifie forcément un assistanat généralisé, d'un Etat providence que certain appellent avec dérision « le modèle français » ».

Commençant son discours par une diatribe anticommuniste, mais surtout contre le comportement d'un des représentants du PC, « lors de notre passage à la Réunion, le premier vice-président M'Hamadi Abdou a été emmené par les sbires du maire sortant de Saint Louis, Claude Hoarau, ce sont là les méthodes des communistes ! », le député maire de Drancy a poursuivi en expliquant que « tous les députés UDF sont adhérents au Nouveau Centre. Car à l'UMP, ils cherchent la réussite du groupe plus que la capacité de l'individu à se construire ».

Nul doute que la représentation de Mayotte par Jean- Christophe Lagarde à l'Assemblée Nationale ait pesé sur la décision des mahorais de rejoindre le parti national. « Nous allons reconstruire ensemble la représentativité parlementaire » a appuyé le député maire, « mais il faut avant tout que vous élisiez des représentants au sein du futur Conseil Régional, car c'est la majorité qui s'en dégagera qui conditionnera la réussite ou l'échec de la transformation de Mayotte ».

Le prochain bureau devrait être désigné au mois d'octobre.

Malango actualité A.L.


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Ze Big Killer : Votre proposition de loi visant à restreindre l'immixtion des moteurs de recherche dans la vie privée risque de priver l'industrie hotellière, l'immobilier, etc. d'un outil exceptionnel.
Emmanuel : Je ne voterais plus pour l'UMP mais j'ai découvert que vous avez une liste indépendante, alors, oui, ancien membre de l'UDF, je voterais pour vous.
eluNCIDF : Bravo pour votre action pour avoir une liste indépendante aux régionales. Dans les régions où on dépassera raisonnablement 5% il faut y aller sinon nous n'existerons pas et l'IDF c'est la bonne région avec andré santini et JC Lagarde
Edmond : J'ai participé aux Etats Généraux de l'Outre-Mer à Drancy et j'ai trouvé les échanges très intéressants. Espérons que les travaux lancés par M. KARAM aboutiront à un résultat positif !!!!En tous les cas bravo à Drancy d'avoir accueilli cet événement.
Estelle : M. LAGARDE je tenais à vous remercier pour la question que vous avez posé à l'Assemblée nationale relative à la rémunération de l’accompagnement éducatif des élèves hors temps scolaire. J'espère que cette intervention fera avancer les choses.
cabhal : Merci pour avoir dit non au projet de la loi HADOPI.
Harlock : Merci, merci quand même d'avoir voté contre HADOPI, merci de vos prises de positions. Même si la loi est passée, ce n'est que partie remise !
Christelle : Heureuse de voir votre vote contre le projet de loi HADOPI. Continuez




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