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Interview RTL : Jean-Christophe Lagarde, président de la commission d'enquête sur la campagne de vaccination grippe A


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Interview Radio Classique : Jean-Christophe Lagarde l'invité de Nicolas Pierron


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Interview Libération «Le plan contre la grippe A manquait de souplesse»

Par ERIC FAVEREAU

www.liberation.fr

La commission parlementaire de l’Assemblée nationale va rendre publique, aujourd’hui, son rapport sur la gestion de la grippe A par les pouvoirs publics. Président de la dite commission, Jean-Christophe Lagarde, député Nouveau Centre, en détaille les grandes lignes.

Finalement, quelle note mettez-vous au gouvernement sur sa gestion de la grippe H1N1 ?

10 sur 20. Ou plutôt 9. C’est-à-dire, au mieux, moyen.

Dans votre rapport, il est pourtant écrit : «Les pouvoirs publics n’ont fait - et bien fait - que leur devoir.»

Dans les commissions, c’est le rapporteur qui prend la plume, en l’occurrence Jean-Pierre Door, UMP, et non le président. Pour autant, il est exact de dire qu’il n’y a rien à reprocher au gouvernement sur la commande des 92 millions de doses de vaccins. Ce qui est critiquable, c’est le plan. Il manquait de souplesse. Enfin, il y a eu une erreur majeure : ne pas avoir associé la médecine de ville.

Reprenons, était-ce une erreur de vouloir vacciner tout le monde ?

Non. Quand la décision a été prise, c’est-à-dire à la mi-mai 2009, cela était tout à fait justifié. Il fallait, alors, réserver les lots de vaccins. On croyait encore que le virus H1N1 était méchant, et qu’il fallait un vaccin à deux doses. De ce point de vue, on ne peut pas parler d’erreur. Et, d’ailleurs, les autres pays européens ont eu la même stratégie. Le problème s’est situé, plutôt, dans la négociation avec les labos.

C’est-à-dire ?

Nous avons été très faibles dans nos négociations avec les industriels du vaccin. Mais avait-on le choix ? Au mois de mai, nous n’avions alors des contrats de réservation qu’avec deux labos [Sanofi et Novartis, ndlr]. Or le plus important, le plus avancé dans la production vaccinale, était GSK. GSK a pu fixer ses conditions. A l’avenir, il est clair que l’on doit se mettre en situation d’avoir des contrats avec le maximum de labos possibles. De plus, on peut regretter que les Etats européens n’aient pas joué collectif.

En quoi, selon vous, le plan était-il trop rigide ?

Lorsque l’on a su que le virus était peu dangereux, il fallait changer de braquet.

Comment aurait-il fallu faire ?

C’est un vaste problème de communication. Fin mai 2009, on découvre donc que le virus est moins pathogène. Les pouvoirs publics nous affirment que ce message-là n’était pas audible. Est-ce si sûr ? Il fallait l’expliquer à la population. Et, pour cela, il fallait intégrer la médecine libérale pour rester le plus possible dans un dispositif sanitaire. Cela n’a pas été le cas. Quoi qu’il en soit, l’Etat a eu une communication de type institutionnel, c’est-à-dire figée, alors qu’à l’heure Internet, tout est mouvement.

Le gouvernement a l’air, pourtant, satisfait de ce qu’il a fait…

Il a évolué dans son analyse. Dans vos colonnes, le 2 mars, le directeur de la santé, Didier Houssin, a affirmé que si c’était à refaire, il ne changerait rien. Maintenant, la ministre concède que la grande victime de cette épidémie, c’est le plan de lutte…

Vous êtes-vous interrogé sur le rôle des experts ?

Dans nos propositions, il y en a une, d’ordre législatif : les experts, comme les labos, nous demandent de légiférer pour que leurs liens soient transparents et publics. Il faut clarifier ces rapports. Reste le cas de l’Organisation mondiale de la santé. L’OMS a eu un rôle essentiel, car c’est elle qui déclenche la mobilisation. Or nous notons qu’elle se recroqueville sur elle-même. Leurs responsables ont refusé de venir en dépit de nos convocations. Je trouve cela choquant.

En définitive, la bonne nouvelle, c’est que cela a coûté moins cher que prévu.

Oui. Au final, 600 millions au lieu de 1,5 milliard d’euros.


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MEDIAPART a suivi Jean-Christophe Lagarde dans son quotidien

Articles rédigé par Michaël Hajdenberg

Partie 1 : Etre maire à Drancy (93): au four, au moulin et à l'hôtel de ville

Seul face à 66.000 habitants. «Quand vous êtes dans une ville de 20.000 ou 25.000 habitants, vous pouvez connaître et suivre tout le monde, explique Jean-Christophe Lagarde, le maire de Drancy. Quand vous êtes dans une ville de 100.000 habitants ou plus, personne ne s'attend à ce que vous sachiez qu'un môme s'est cassé une jambe à cause de la neige. Ici, les gens attendent de moi que je sache tout, alors que c'est impossible. Je sais peut-être 90% de ce qui se passe.»

Le maire dit pouvoir mettre «seulement» 4.000 ou 4.500 noms sur des visages. «En revanche, je me souviens parfaitement des situations. Les gens commencent à me raconter et là je me souviens de ce qu'ils m'ont dit la dernière fois, même si c'était il y a longtemps.»

Autant le dire d'emblée, suivre pendant plusieurs jours Jean-Christophe Lagarde dans son activité de maire est impressionnant. Au-delà des choix politiques qu'il fait comme député Nouveau Centre (voir sous l'onglet Prolonger). Et sans juger des orientations prises à l'échelle de sa ville, forcément discutables. Simplement en raison de la quantité de travail abattu, de la maîtrise de chaque dossier, de sa connaissance de chaque pas de porte. (...)

Retrouvez l'intégralité de l'article sur www.mediapart.fr

Partie 2 : Etre maire à Drancy (93): «Vous avez peur, vous?»

«Qu'est-ce que vous voulez que j'y fasse?» Jean-Christophe Lagarde, le maire de Drancy (Seine-Saint-Denis), ne le dit pas méchamment. Juste d'un ton las. Deux femmes, qui disent savoir qu'il ne peut rien mais veulent quand même que l'élu soit informé, racontent le calvaire de leur vie en résidence, par la faute «de voisins qui se prennent pour des flics». Ce samedi matin, dans son bureau qui fait, dit-il, office de «grand confessionnal», il compatit à leur sort, pendant près de 45 minutes. Comme il a compati, quelques minutes plus tôt, à la situation d'un couple, dont l'animal se fait maltraiter par des collégiens du quartier, mais qui «refuse de mettre un panneau chien méchant car il n'est vraiment pas méchant notre chien».

Retrouvez également l'intégralité de l'article sur www.mediapart.fr


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Portrait dans le Journal du dimanche : Jean-Christophe Lagarde, l'ambitieux des villes...

Le Journal du Dimanche

Le député et maire de Drancy intéresse la sarkozie pour remplacer Hervé Morin.

Il trône sur la cheminée en marbre comme une provocation en ce jeudi de juin, veille de lancement de la Coupe du monde de football. Un ballon de rugby, ovale Guibert, bien en vue dans son bureau de maire de Drancy, souvenir de l’époque où Jean-Christophe Lagarde jouait, cela ne s’invente pas, "premier centre"… L’homme ne prise donc guère les enthousiasmes obligatoires. A 42 ans, le député de Seine-Saint-Denis sent les parfums de la notabilité: les murmures de la sarkozie lui promettent un avenir gouvernemental, en remplaçant d’Hervé Morin. Lui préfère jouer avec les lignes, signataire, par exemple, de la "Lettre à ceux qui ignorent les banlieues", rédigée à l’initiative de Claude Dilain, le maire PS de Clichy-sous-Bois, publiée dans le JDD du 25 mai… mais aussi demandeur d’une sanction d’inéligibilité pour les édiles ne remplissant pas le quota de 20% de logements sociaux dans leur commune : de quoi faire frémir certains UMP… Lui s’explique, presque innocemment: "Cela éviterait tout simplement que ces quotas de logements sociaux ne deviennent l’unique enjeu des élections."

Lagarde est un ambitieux qui revendique son pragmatisme. "J’ai relativement peu d’a priori, ce qui parfois peut constituer une faiblesse, affirme-t-il tout en donnant l’impression d’être persuadé du contraire. Je cherche toujours à savoir s’il y a une part de raison ou de vérité dans ce que dit mon adversaire." Ses alliés, eux, s’inquiètent parfois. Brice Hortefeux, murmure-t-on, le verrait bien en patron des droites du "9-3"... "Il est sur une logique qui est celle d’un centriste qui affirme ses différences, note le député UMP Eric Raoult, autre homme fort de la droite en Seine-Saint-Denis. Mais c’est quelqu’un avec qui on peut travailler, même s’il est pour Jean-Christophe Lagarde avant d’être pour le Président ou la majorité."

"Sensible à certaines idées de gauche"

Déloyal ou perso, le jeune homme? "On a souvent l’image de quelqu’un qui joue en solitaire. C’est totalement faux, je suis pour le travail en équipe." A condition d’avoir la liberté de faire entendre sa petite musique toute particulière, née de son histoire. Grandi dans la "ceinture rouge", ce fils d’une secrétaire et d’un informaticien s’est voulu barriste, par détestation "chiraco-mitterrandienne". Jeune loup de la droite, il fut un gamin à la "culture de banlieue". Qui découvrit, adolescent, à l’occasion d’un long séjour à Briançon, où, asthmatique, il avait été envoyé "les relations normales entre les gens, loin de l’anonymat des grands ensembles urbains inhumains". Il sourit: "Cela m’a bien sûr marqué d’être élevé ici, cela m’a permis d’être sensible à certaines idées de gauche."

En 2001, le centriste anonyme devenait célèbre en chassant le Parti communiste d’une mairie historique. Aujourd’hui, il aime dire qu’il préside aux destinées de 66.000 habitants, soit un millième de la population française. "J’ai toutes les catégories sociales sauf les milieux agricoles!" Il affirme que ce mandat le comble, qu’il ne participe pas au bal des prétendants au gouvernement. Mais il se décrit pourtant en homme de mission, et livre ses réflexions sur l’éducation ou la dépendance… qu’il pourrait, "bien sûr", mettre en œuvre en restant "député". "Ce n’est pas un homme prêt à tout pour sa carte de visite, affirme le député UMP Edouard Courtial. Il fait partie des gens talentueux et compétents mais il est aussi capable de dire non." Ce qu’il a d’ailleurs déjà fait entre 2002 et 2007, refusant un maroquin pour soutenir Bayrou dans son échappée avortée. Depuis, il a grandi.

Soazig Quéméner


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Interview France Culture au retour du congrès du Nouveau Centre à Tours


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Interview La Croix : « La mixité sociale devientde plus en plus un leurre »

www.la-croix.com

François Fillon doit installer demain le Conseil national des villes. Cette institution pourra émettre des avis ou recommandations en matière de politique de la ville. Une cinquantaine de maires ont signé ce week-end un texte appelant à une « mobilisation politique réelle en faveur des banlieues les plus difficiles »

Que demandez-vous au gouvernement pour les banlieues ?

JEAN-CHRISTOPHE LAGARDE : Depuis trente ans, la France assume sans le dire une vraie politique de ségrégation. La mixité sociale devient de plus en plus un leurre. Les gens qui en ont la possibilité choisissent de vivre avec ceux qui leur ressemblent et on regroupe les populations défavorisées dans les mêmes endroits. On a concentré huit millions de personnes dans des quartiers sensibles car 52 millions refusent que les choses bougent. Les communes qui concentrent ces populations défavorisées sont en outre souvent celles qui ont à la fois le moins de ressources et le plus de besoins en matière d'accompagnement social. Nous avons lancé un appel parce que les émeutes de 2005 dans les banlieues n'ont pas suffi à faire bouger les choses. Si l'on accepte cette spécialisation territoriale, nous nous préparons à de très graves difficultés.

Que faut-il faire selon vous en priorité ?

L'État a engagé des sommes considérables, avec 42 milliards d'euros dans le programme de rénovation urbaine de 500 quartiers. Mais on ne s'est pas attaqué au problème de l'inégalité entre les communes. Pour porter ses fruits, la rénovation urbaine doit s'accompagner d'une remise à plat de la politique de la ville. L'État doit d'abord imposer le respect de la loi SRU qui fixe aux municipalités un objectif de 20 % de logements sociaux. Si des maires ne s'y conforment pas, c'est bien parce qu'ils sont les otages de leur population. Que l'État fasse son travail et qu'il réquisitionne en dernier recours des terrains. Il faut également que les maires ne puissent pas échapper à la loi en payant des pénalités. C'est un principe scandaleux que de pouvoir payer pour rester entre riches... Les pouvoirs publics pourraient rendre ces édiles inéligibles à la fin de leur mandat s'ils n'ont pas de plan à 3, 5 et 10 ans.

Plusieurs maires évoquent aussi des problèmes de péréquation...

Il faut que l'État travaille à une réelle équité entre les communes en actualisant les cartes des zones urbaines sensibles qui ont été définies en 1994. Certaines communes accueillent aujourd'hui des populations défavorisées, mais aussi des quartiers plus aisés et des entreprises. Elles ont les moyens de pallier une partie de leurs difficultés. Des maires ont pourtant pris l'habitude de toucher des aides et ne veulent pas que cela change. Il faut que la dotation de solidarité urbaine (DSU) soit à l'avenir calculée selon les critères de pauvreté des populations mais aussi des communes. C'est l'une des conditions de la péréquation.

Propos recueillis par MICHEL WAINTROP


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Interview dans le Parisien : Grippe A «Les experts croyaient qu'un virus mortel allait décimer l'humanité»

www.leparisien.fr

Propos recueillis par Marc Payet

Le député de Seine-Saint-Denis Jean-Christophe Lagarde (Nouveau Centre) préside la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur la crise de la grippe A, et il ne mâche pas ses mots.

Vous êtes environ à mi-étape dans les auditions. Quel est votre premier bilan ? Jean-Christophe Lagarde. En interrogeant les experts qui ont conseillé le Ministère de la santé, on est frappé de voir à quel point que, depuis plusieurs années, ils croyaient quasiment tous qu'un virus mortel de la grippe allait survenir et décimer l'humanité. Un plan quasiment militaire était dans les tiroirs pour lutter contre le terrible virus H5N1 (Ndlr : la grippe aviaire). Ils l'attendaient tellement que quand l'épidémie de H1N1 (Ndlr : la grippe porcine) a commencé au Mexique fin avril 2009, leur réflexe a été de se dire que c'était probablement ce virus tant craint. Le gouvernement a lancé son plan, et a fait des commandes massives de vaccins. Mais une fois sur les rails, personne n'a pu mettre le pied sur le frein, lorsque des données rassurantes ont été connues. Ils ont appliqué un plan conçu pour éviter des crashs d'avions, alors qu'en réalité, il s'agissait d'accidents de la route.

Que savaient vraiment les experts, au fil des mois ? Au départ, c'est l'affolement, puis assez vite les experts sont moins inquiets, mais ne le disent pas publiquement. La directrice de l'Institut de veille sanitaire, Françoise Weber, auditionnée le 6 avril, nous a dit «qu'en mai, les données en provenance du Mexique faisaient état d'une mortalité supérieure à la grippe aviaire. En juin, on sait que la majorité des cas sont bénins, avec une inquiétude sur une surmortalité des jeunes et une possible mutation du virus. En septembre, les données sont rassurantes». Mais étonnement, cela ne s'est pas traduit par une réduction de la voilure de la campagne d'information de vaccination, lancée en grande pompe en octobre.

Peut-on vraiment reprocher au gouvernement français d'avoir fait une commande massive de 94 millions de doses de vaccins début juillet 2009 ? Non. Que le gouvernement ait voulu protéger la population est normal. Les laboratoires ont fait pression en exigeant des commandes «fermes», pour que la France fasse partie des pays les premier servis. Mais on n'était pas obligé de suivre leur logique. Il aurait fallu une coordination européenne des commandes, plutôt qu'une concurrence entre pays. La France aurait dû acheter seulement 15 à 20 millions de doses de vaccins. C'était largement suffisant pour protéger les personnes à risques. Le gouvernement pouvait prendre des options d'achat pour le reste de la population, si cela devenait nécessaire, comme l'ont fait d'autres pays.

Mais le gouvernement a depuis annoncé qu'une partie de ces contrats étaient résiliés... C'est réglé avec les laboratoires Sanofi-Pasteur, Novartis, Baxter, mais pas avec GSK. Le directeur de GSK, entendu le 28 avril, nous a dit qu'il réclamait les deux tiers des sommes initialement prévues pour se faire dédommager les 32 millions de doses commandées par le gouvernement français, soit une requête de plusieurs dizaines de millions d'euros !

Votre commission a-t-elle décortiqué le mécanisme de décision arrivant à la commande de 94 millions de vaccins ? Cette décision a été prise par le Premier ministre François Fillon, suite à une réunion interministérielle le 3 juillet. Les experts de la direction générale de la Santé et du secrétariat général de la Défense nationale le lui ont recommandé.

Comment analysez-vous l'action des différents ministres concernés, pendant cette crise ? Roselyne Bachelot a d'abord fait un sans-faute, jusqu'en juillet, en expliquant aux Français les risques connus. Mais ensuite, à l'automne, elle aurait dû prendre la parole pour dire que les dangers étaient moins graves qu'initialement annoncés. Elle n'a pas bien géré sa relation avec les médecins généralistes, qui se sont sentis exclus de cette campagne de vaccination. Le ministre de l'Education, Luc Chatel, aurait peut-être pu se passer des annonces sur les programmes de télévisions éducatifs destinés à remplacer les cours en cas de fermeture de classe, qui ont crée un climat anxiogène. Enfin, l'organisation de la campagne dans les préfectures, sous l'autorité du ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, a été très inégale.

Mais n'est-il pas un peu facile, à posteriori, de «refaire le match» ? On ne «refait pas le match», on l'analyse, pour proposer des solutions pour l'avenir. Cette crise était dure à gérer, et on ne peut pas reprocher au gouvernement d'avoir voulu protéger efficacement ces concitoyens. Mais il n'a pas su décélérer quand des nouvelles rassurantes sont arrivées.


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Jean-Christophe Lagarde 63ème député le plus dynamique à l'Assemblée

Le site lesinfos.com a publié pour la deuxième année un palmarès des députés selon leur degré d’activité au Parlement. Jean-Christophe Lagarde s'illustre à la 63ème position (2ème pour la Seine-Saint-Denis) sur 577 députés.
Dans le détail des résultats, Jean-Christophe Lagarde est intervenu en séances 88 fois, en commissions 38 fois et a été l'auteur de 21 propositions de lois.


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Interview Regards sur le numérique : « Des recruteurs écartent des candidatures pour des raisons illégitimes »


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Vidéo de l'émission " 7 à voir " sur France 3 " La majorité, l'heure du doute "

Retrouvez l'intégralité du débat "MAJORITE, L’HEURE DU DOUTE" dans l'émission de France 3 " 7 à voir " présentée par Samuel Etienne. 

Jean-Christophe Lagarde était face à Marie-Anne Montchamp, Députée UMP du Val-de-Marne et Jean-François Lamour, Député de Paris et président du groupe UMP au Conseil de Paris. 

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Jean-Christophe Lagarde dans le buzz politique d'Europe 1

Réécoutez le buzz politique d'Europe 1 avec Fabien Namias " il y a un vide au centre et c'est tout ensemble qu'on le remplira " à propos d'une candidature centriste de Jean-Louis Borloo


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Interview sur France Info " reconstruire la famille politique du centre"


Jean Christophe Lagarde, france-info, 25 03 2010
envoyé par FranceInfo. - L'actualité du moment en vidéo.Link Text

Interview sur France info, Jean-Christophe Lagarde a parlé du prix du gaz qui augmente de près de 10 % et de l’appel lancé ce matin par les centristes à un grand rassemblement : l’appel des 15.


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Interview dans La Croix « L’indépendance de la mosquée de Drancy dérange »

Disponible sur : www.la-croix.com

Entretien Jean-Christophe Lagarde, maire Nouveau Centre de Drancy 

Recueilli par Bernard Gorce

Le maire de Drancy dénonce une tentative de déstabilisation politique de l’imam Chalghoumi  « Les musulmans de ma ville sont attachés à un islam républicain, c’est-à-dire apolitique. » 

Comment expliquer la fermeture de la mosquée de votre ville ? 

Jean-Christophe Lagarde : Depuis plus d’un mois, un groupuscule tente de s’imposer par la force et de déstabiliser l’imam Hassen Chalghoumi. En début de semaine, certains sont passés des mots aux gestes puisque des violences ont été commises. La police et les pompiers ont dû intervenir et des plaintes ont été déposées. Dans un tel contexte, je comprends la décision des responsables musulmans de fermer la mosquée.

Que peuvent faire les pouvoirs publics dans un conflit interne à cette communauté ? 

La république laïque protège tous les cultes. S’il n’a pas à se mêler des divergences internes aux communautés, l’État a le devoir de garantir l’ordre public aux fidèles. Tolérerait-on que, dans la cathédrale de Paris, un groupe d’extrémistes vienne perturber les offices ? C’est pourtant ce qui se passe depuis des semaines à la mosquée de Drancy. Dans un premier temps, on a pu empêcher les manifestations organisées à l’extérieur de la mosquée. Maintenant, il faut ramener l’ordre à l’intérieur du lieu de culte. Les fidèles ne veulent pas de ce petit groupe, par ailleurs très bien identifié. Il faut que les pouvoirs publics fassent ce qu’il faut pour interdire l’accès de ces personnes dans ce lieu privé.

S’agit-il selon vous d’un conflit religieux ? 

La république n’a pas à se mêler des débats internes à la communauté musulmane mais, en l’occurrence, il s’agit d’un groupuscule politique, le « collectif Cheikh-Yassine », qui cherche à importer en France le conflit israélo-palestinien et qui a trouvé dans cette polémique une formidable tribune médiatique.

Mais l’imam Chalghoumi, très engagé dans le dialogue judéo-musulman, ne s’est-il pas isolé ? 

 Certains responsables musulmans sont très intéressés par la déstabilisation de cette mosquée. Elle n’est affiliée à aucune des grandes tendances qui luttent pour le pouvoir au sein du Conseil français du culte musulman (CFCM). L’indépendance d’une mosquée qui attire beaucoup de monde dérange. Mais je peux assurer que tous les musulmans de ma ville sont attachés à un islam républicain, c’est-à-dire apolitique. Ils ne veulent pas que leur mosquée tombe dans l’un ou l’autre clan.

En se déclarant favorable à une loi anti-burqa, l’imam n’a-t-il pas commis une erreur ? 

 L’imam Chalghoumi a péché par naïveté. Sa conception de l’islam défend une séparation de la religion et du politique. En s’exprimant librement, il s’est piégé en faisant le jeu de ceux qui, précisément, refusent cette séparation. Hassen Chalghoumi est un simple imam de quartier qui se fait rouler par tous ceux qui ne font que de la politique.

En tant que maire, ne faites-vous pas les frais d’une implication dans l’organisation de la communauté musulmane locale ?

Certains de vos confrères ont raconté que c’est moi qui avais été cherché l’imam Chalghoumi. C’est totalement faux. Les responsables de la communauté sont venus me trouver avec cet imam en sollicitant un lieu de culte. J’y ai mis pour condition qu’aucun capital étranger ne finance l’association et j’ai choisi de leur louer un local, dans le plus strict respect des règles de la laïcité. Les musulmans de Drancy sont exaspérés et réclament de pouvoir prier tranquillement.


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La Tribune : Une informatique de pointe prospère à la mairie de Drancy

Source : La Tribune www.latribune.fr 

À côté de Google, IBM ou Amazon, des acteurs locaux changent la façon de faire et d'utiliser l'informatique. Reportage en seine-saint-denis.

C'est au bout de l'avenue Jean-Jaurès, au sein même de la mairie de Drancy, que repose une partie de l'avenir de la ville. Dans cette commune à forte densité d'habitat social, appartenant au département difficile de la Seine-Saint-Denis, une petite équipe de fines lames du cru, emmenée par un jeune « geek », David Larose, a construit une infrastructure informatique de compétition. Exemple rare, sinon unique en France : la mairie gère désormais l'informatique des deux villes voisines du Bourget et de Dugny, celle de l'office public HLM local, remporté sur appel d'offres, formant un petit nuage informatique public local dont Drancy a commencé de tirer les bénéfices.
Le « cloud computing », dont les géants mondiaux de l'informatique parlent depuis un peu plus de deux ans, est donc une réalité. Cette informatique à distance repose sur les réseaux. Les applications et les données ne sont plus hébergées sur les PC mais dans des centres de données. Ceux de Google ou d'Amazon, grands comme plusieurs terrains de foot, contiennent des dizaines de milliers de serveurs fonctionnant avec des technologies de virtualisation, qui permettent de faire tourner plusieurs applications sur une même machine.
À la mairie de Drancy, le centre de données occupe une salle de quelques mètres carrés. On y accède en montrant patte blanche — en fait, une empreinte veineuse. Trois armoires contiennent des serveurs Dell et des équipements de réseau Cisco, qui permettent de relier l'infrastructure à la fibre optique déployée dans la ville. Actuellement, l'informatique des médiathèques des trois communes et de leurs centres de santé repose sur l'infrastructure de Drancy. Mais l'ensemble des applications du Bourget et de Dugny seront virtualisées cette année et rapatriées sur les serveurs de Drancy.
À la seule échelle de Drancy, la virtualisation a permis de se débarrasser de vingt-sept gros serveurs antiques, témoigne David Larose, le directeur informatique de la mairie. Désormais, seuls neuf serveurs lames (en raison de leur forme) hébergent l'informatique des trois villes et de l'office HLM, avec d'importantes économies à la clé, également liées à leur maintenance centralisée. Le regroupement des achats entre les trois communes a par ailleurs donné un pouvoir de négociation accru face aux fabricants.

COQUETTE RENTABILITé

Mais Drancy a aussi mis à profit son infrastructure pour gagner de l'argent. La mairie a en effet répondu, et remporté, un appel d'offres pour héberger l'informatique de l'office HLM local. « Nous avons divisé les prix par deux », revendique David Larose, qui mentionne certains autres chiffres, n'étant pas destinés à être publiés, témoignant de la coquette rentabilité de ce contrat.
Et la commune, dont l'infrastructure ne tourne aujourd'hui qu'à 30 % de ses capacités, ne demande qu'à prolonger l'expérience. « Il y a deux voies possibles », indique Jean-Christophe Lagarde, le maire Nouveau Centre de Drancy, qui a mis fin en 2001 à plus de soixante ans de gestion communiste de cette ville de la fameuse « ceinture rouge ». « Soit nous répondons à des appels de villes intéressées par une modernisation de leur informatique, soit nous accueillons de nouvelles communes dans la communauté d'agglomération [à laquelle appartiennent Le Bourget et Dugny], et nous intégrons leur informatique. »
Le nuage informatique de Drancy peut également servir d'élément d'attractivité pour la commune auprès d'acteurs privés. « Si une entreprise veut s'installer chez nous, nous pouvons lui offrir un service que d'autres communes n'ont pas », estime le maire. Parallèlement, Drancy a amorcé un vaste chantier de virtualisation de ses PC. Soit, en bon français : tous les logiciels et données installés sur les disques durs des PC de la ville seront bientôt migrés sur ses serveurs.
L'utilisateur, en se connectant avec son profil, ne verra pas la différence. Les finances de la ville, si. Les PC, dont le disque dur ou la carte graphique seront devenus inutiles, seront remplacés par des petites stations, trois fois moins chères. Les économies réalisées devraient permettre d'équiper les classes de CP et de CE1 en 2011 ou 2012. n

par Olivier Hensgen


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Chat complet de Jean-Christophe Lagarde à 20 MINUTES

Source www.20minutes.fr

viusalisez le chat sur le site de 20 minutes

VOS QUESTIONS - Jean-Christophe Lagarde député-maire de Drancy et président exécutif du Nouveau centre vous a répondu... Jean-Christophe Lagarde est député-maire de Drancy et président exécutif du Nouveau centre. Il vous a répondu en direct:

Quelle est aujourd'hui votre position vis-à-vis de la légalisation du cannabis? Toujours pour? Si oui, pouvez-vous nous expliquer pourquoi? SOTW Oui, pour lutter contre les trafics et les énormes revenus qu'ils génèrent. Je n'ai plus le temps de développer, mais je considère toujours toutes les drogues comme nuisibles pour la santé et on doit renforcer les politiques de prévention contre les addictions. Mais il y a pire que le problème de santé publique, c'est un problème d'ordre public et de stratégie international. En résumé grossier, la prohibition n'empêche pas la consommation mais permet à une économie parallèle de se développer dans nos quartiers qui sapent nos efforts d'éducation et d'intégration sociale. Dans le même temps, elle permet à des mafias de se constituer, se ramifier et de représenter des sommes d'argent considérables. Par ailleurs, des groupes terroristes, voire des pays entiers se structurent autour de ces trafics (voir l'Afghanistan par exemple), l'enjeu est donc aussi géostratégique. Pour en savoir plus, procurez vous mon livre "Les hypocrisies françaises" aux édition du Cherche Midi. (C'était ma page de pub finale, merci d'avoir participé à ce chat et pardon à ceux à qui je n'ai pas pu répondre.)

Allez-vous présenter un candidat lors des présidentielles? Batataw Je souhaite évidemment que les centristes, et pourquoi pas le Nouveau Centre aient un candidat à la présidentielle. Quoi de plus légitime pour un mouvement européen que de défendre et présenter aux Français ses valeurs et son projet humanistes et européens?

Tous les jours je traverse votre commune pour me rendre sur mon lieu de travail, Roissy. Je réside en Essonne et j'ai découvert depuis longtemps qu'il existe des voies ferrées qui permettent de passer d'un réseau à l'autre, et même une voie TGV qui pourrait être utilisée pour se rendre directement de la banlieue sud à Roissy. Ne serait-il pas plus intéressant d'utiliser les infrastructures existantes et mettre un chantier un périphérique ferré ceinturant la région parisienne plutôt que la bouclette du Grand Paris de Monsieur Blanc. Merci pour votre réponse. f54 Les deux sont nécessaires, d'autant que votre proposition ne coûte presque rien. Mais ce type de projet dépend du STIF (Syndicat des Transports d'Ile de France), dont du Président de la Région. Or rien ne bouge au niveau transport. J'ai été élu en 1998 au conseil régional. Les projets qu'on nous présente aujourd'hui étaient déjà ceux dont on nous parlait il y a douze ans. En 2004, M. Huchon nous promettait «des transports zéro défaut». Il n'y a qu'à comparer à la réalité... Il faudrait vraiment un Président de Région qui se bouge au lieu de parler et de promettre. Alors oui à votre projet, mais pourquoi l'opposer au métro automatique? Le STIF doit s'occuper de ses responsabilités actuelles qu'il néglige (RER, métro, Tram, Bus...). En quoi cela dérange que l'Etat finance à la place de la région un métro automatique qui reliera les principaux pôles économiques et maillera les différents modes de transports existant entre eux? Opposer le métro automatique aux autres projets, c'est politicien et juste parce que des élections arrivent dans quelques semaines. Franchement, vous verrez au lendemain des régionales, le président de région quel qu'il soit sera heureux et favorable au projet qu'il n'a pas à financer. Les Franciliens sont d'ailleurs incroyables. Vous pensez vraiment que le Maire de Toulouse et les Toulousains râleraient si l'Etat leur payait leur 3ème ligne de métro? Il n'y a que pour l'Ile de France que l'Etat le fait et on râle encore. Drôle de pays...

Avez vous un lien de parenté avec la Ministre Christine Lagarde? high cloud Aucun, mais elle me gêne beaucoup sur internet, je n'arrive plus à me trouver.... Cela dit on en a rigolé ensemble car elle se plaignait aussi (à mon avis elle abuse...)

Bonjour, qu'espérez vous d'une commission d'enquête parlementaire pour la campagne de vaccination sur la grippeA? (Merci d'avance de ne pas répondre "que toute la lumière soit faite" ou un vague baratin du genre habituel). Limportant J'ai déjà répondu à cette question.

Vous avez lutté contre Google street view pour protéger notre vie privée. Que pensez-vous de Loppsi2 avec quoi le gouvernement veut surveiller nos ordinateurs? joba Il y a des dérives sur internet qu'il faut savoir combattre. Toute nouvelle liberté, et la toile nous en apporte d'indispensables et utiles, doit aussi s'accompagner de protections contre les abus qu'on peut en faire. La cybercriminalité n'est plus une fiction mais une réalité, que ce soit en matière de terrorisme, d'arnaque financières ou encore de substitution d'identité. Il est donc normal qu'on se donne des moyens de lutter contre. Toute la question est d'équilibrer les moyens de la lutte et la protection de la vie privée? C'est compliqué mais à mon avis possible. La CNIL est d'ailleurs intéressante sur le sujet.

Il y a quelques années, vous avez imposé la gratuité des cantines scolaires dans votre ville et j'ai trouvé que c'était une décision formidable. Grâce à vous, les enfants mangent à leur faim chaque midi, sans souci financier pour les parents, dont la situation est parfois précaire. Quelle est la situation aujourd'hui? D'autres municipalités ont-elles imité votre démarche? Cette action représente-t-elle un coût important pour la municipalité? Orsanton Je n'ai pas imposé, j'ai proposé au conseil municipal qui a accepté (contre les voix de la gauche dite sociale). Nous avons été suivis par les élus du Bourget, puis par ceux de Dugny avec qui la cantine gratuite se poursuit sans bruit autre que celui des couverts dans les assiettes. Mais tous les enfants peuvent avoir un repas équilibré par jour et les jeunes familles sont soulagées dans leur budget (à l'époque où nous l'avions décidé, personne ne parlait du pouvoir d'achat mais nous, nous avions bien vu le problème). La ville de Noisy-le-Sec qui était UDF avait aussi adopté la gratuité de la cantine, mais cela a été supprimé par la nouvelle municipalité PS. Ce serait d'ailleurs intéressant de comprendre pourquoi. En fait, comparé au traditionnel système des quotients familiaux, la gratuité aide tout le monde mais surtout les salariés pauvres, ceux qui paient toujours tous les impôts mais n'ont jamais droit à aucune aide. Chez nous il y ont droit, pas dans les villes PS. Bizarre... Encore un mot, le nouveau centre avec André Santini a réussi à faire adopter dans le programme régional de Valérie Pécresse la mise en place des quotients familiaux à la cantine des lycées. Depuis 12 ans qu'il préside la région, M. Huchon n'a pas voulu le faire. Pourtant payer en fonction de ses revenus serait normal, mais là aussi cela déplaît au PS. Vous trouvez cela toujours bizarre pour des gens qui se balade constamment leur coeur social en bandoulière?

Etes-vous prêt à rejoindre l'UMP pour un strapontin dans un ministère? Fran Jamais, et le ministère ne m'intéresse pas vraiment. Etre ministre n'est pas un but en soi, surtout avec le peu de marge de décision qu'ils ont en ce moment. Etre Député et Maire de Drancy suffit à mon bonheur, et à mon agenda...

Vous avez le profil de l'électron libre. Que faites-vous au NC? Manu34 Mais je crois qu'on peut être libre, même au NC, et essayer de faire partager cette liberté. D'ailleurs, ce devrait être le lot de tous les responsables publics. Sarko est libre, Manuel Valls est libre, Conh-Bendit est libre, Coppé est libre, je suis aussi libre qu'eux. Est-ce que cela empêche d'être engagé dans un mouvement, je ne le pense pas. Je voudrais même faire partager cette liberté par tous ceux qui sont au centre, qu'ils se regroupent pour gagner en liberté, en crédibilité et en attractivité. Et puis vous savez, s'il y avait plus de gens libres, de citoyens qui n'aspirent pas à des mandats électifs dans les partis politiques, ceux-ci se porteraient et se comporteraient bien mieux; notre vie publique y gagnerait beaucoup. Malheureusement, beaucoup de gens croient qu'en restant en observateur et en se défoulant dans des critiques ils sont en meilleure situation. Mais être spectateur ne sert pas à changer le film, il faut devenir acteur! Et libre!

Pouvez-vous vous regarder dans une glace après les mensonges tenus à vos administrés concernant la construction d'une mosquée (avec l'argent du contribuable) dans votre ville? Jimmylebarbu Oui, car je n'ai pas menti. La construction de la mosquée était même expliquée dans un article de l'express de novembre 2007, bien avant son ouverture. Elle n'a pas été cachée, je n'ai simplement pas voulu un faire un symbole ou un sujet de polémique, comme nombre d'élus qui posent des premières pierres avec des forêts de caméras de télévision. Ayant tenu la presse à l'écart car je voulais montrer la normalité de la présence de l'islam (comme des catholiques, protestants ou juifs) dans une ville comme Drancy, je me suis attiré ce titre vengeur et fallacieux du Parisien car ils n'avaient pas aimé ne pas être les premiers informés. Peu m'importe. D'ailleurs çà m'a permis de découvrir qu'internet est un formidable outil de propagation de n'importe quelle information mensongère, que vous colportez d'ailleurs j'espère involontairement. Mais il ne sert à rien de démentir sur la toile, ceux qui veulent croire à une ânerie continue de le faire si cela leur fait plaisir. De même, cela ne coûte rien aux Drancéens puisque nous louons le bâtiment à l'association des musulmans de Drancy et que cela rembourse le prix de la construction. D'ailleurs, si tel n'avait pas été le cas, la Préfecture aurait fait annuler notre délibération et l'opposition m'aurait déféré devant le tribunal. Mais même eux reconnaissent aujourd'hui que tout cela est légal.

J'aimerais avoir votre opinion sur un point... celui de l'identité nationale! Vous avez postulé (il me semble) que le débat était nécessaire mais que le moment choisi n'était pas opportun! D'un point de vue scientifique, on peut affirmer que l'identité n'est pas un fait en soi mais une construction sociale? Et les intérêts des bâtisseurs de cette construction sont toujours les points de départ de cette réalité qui n'est que symbolique! Aujourd'hui, on cherche à redéfinir cette réalité symbolique (avec un débat à visée purement démagogique quand on connaît la position de nos chers élus en matière d'immigration). Mais quel que soit le moment durant lequel on débattra de l'identité, ne devra-t-on pas craindre qu'il y ait anguille sous roche? Au fond, ne devrait on pas discuter de la légitimité du gouvernement (quelque soit son bord) à lancer et arbitrer ce débat? Matini-tchè Oui je pense que c'est un sujet important et j'ai dit, avec les autres responsables du Nouveau Centre qu'il ne fallait pas qu'il ait lieu à la veille d'élection, car cela empêchait une réflexion sereine, et pas entre les seules mains des représentants politiques mais plutôt d'historiens, de sociologues et de philosophe. Pour moi la question de l'indenté de la Nation n'est pas compliquée. La Nation, c'est une construction politique volontaire, issue de la révolution, et qui cherche à faire partager les valeurs que nous mettons au fronton de tous nos édifices publics: Liberté, Egalité, Fraternité auxquelles on a ajouté Laïcité en 1905. La vraie question est surtout à mes yeux comment faire pour reconstruire, renforcer le sentiment que nous appartenons bien à une communauté nationale et que celle-ci conditionne notre destin collectif? Je suis frappé de voir qu'une majorité de nos concitoyens ne se sent pleinement français que quand on gagne une coupe du monde de foot. Je suis choqué par le fait que nombre d'entre nous se sentent plus lié par une communauté de personnes parce qu'ils sont supporters de foot que parce qu'ils font partie de notre pays. Je suis inquiet quand je vois les études faites dans nos écoles et qui montrent que quand on demande à des jeunes de mon département, quelque soit leur origine, qu'il ne savent pas dire ce que c'est pour eux qu'être français. Car quand on ne connaît plus le lien qui nous permet de faire société ensemble, on n'est plus capable de tracer son avenir ensemble. Je souhaite donc que ce débat soit repris sur cet angle là et avec des gens sérieux pour éviter ce à quoi on a assister, c'est à dire le café du commerce, assez mal odorant.

Bonjour monsieur le Maire. La qualité de vie à Drancy s'est vraiment détériorée de moins en moins d'espace verts heureusement la parc Duclos est conservé... la vie socio-culturel est quasi nul que comptez vous faire pour améliorer la situation... avez des projets dans ce sens écologique et culturel? I LOVE DRANCY Amusante appréciation. Quand j'ai été élu, il y avait 70 abonnés à la saison culturelle, il y en a aujourd'hui 550. 25000 personnes fréquentent chaque année le cinéma municipal que nous avons créé. Le nombre d'associations culturelles a doublé. Nous avons créé une médiathèque intercommunale qui a vu tripler sa fréquentation et quadrupler le nombre de prêt qu'elle effectue. Pour les espaces verts, nous avons réaménagé le parc de la doucette (que vous préférez appeler Duclos, est-ce un hasard lié à votre objectivité?) dont la fréquentation est sans commune mesure avec ce qu'elle était. Nous développons des squares de proximité qui n'existaient pas. Enfin, j'arrête là. Où nous ne vivons pas dans la même ville, ou bien Cher Henri (voyez, je vous reconnais) vous êtes juste un peu trop évidemment partisan.

Deux questions: - vous souhaitiez faire passer une loi contre la concentration des médias. Où en est ce dossier? - vous qui connaissez bien la Polynésie, ne croyez vous pas que le système politique est encore plus dévastateur pour le pays qu'un cyclone? Comment faudrait-il le modifier? (et s'il vous plait, pas de langue de bois du type: «la ministre de l'outremer et le chef de l'Etat doivent bientôt décider». Vous, qu'en pensez vous?) JoeLaFrite Je suis plus que jamais pour une loi contre la concentration des médias et contre le fait que leurs actionnaires puissent être des groupes industriels qui dépendent des commandes de l'Etat (BTP, Armement, etc...) car le mélange est très malsain pour la démocratie. J'ai redéposé ma proposition de loi sur le sujet dés ma réélection comme député (je crois être une des seuls). Malheureusement, je ne parviens pas à la faire venir dans l'hémicycle, trop de gens ne le souhaitent pas. Pour ce qui est de la Polynésie, 100% d'accord. Le cyclone passe mais le système politique reste et fait des ravages dans cette partie de la France. C'est consternant car à l'irresponsabilité et l'irrespect des citoyens par nombre d'élus du territoire s'ajoute la demande de clientélisme d'une majorité d'électeurs. Dans ce contexte, il est bien difficile de trouver un mode d'élection qui permettrait d'assurer une gouvernance stable, respectueuse de ses engagements et saine sur le plan de l'honnêteté. Le seul vrai progrès est que depuis l'élection de N. Sarkozy, la justice peut passer. Le chef de l'Etat ne se fait plus protecteur des voyous de grands chemins.

Habitant de Drancy, j'ai constaté la construction importante des nouveaux logements dans la commune dont l'architecture ressemble à celle des villes du 92. Cette politique est salutaire sous réserve. Ainsi je me permets quand même de poser quelques questions. Comment est financée la construction? Ces logements sont-ils accessibles aux habitants modestes de Drancy qui attendent depuis des années? PV Je ne crois pas que cela ressemble aux Hauts-de-Seine en particulier et nous veillons à ce que l'architecture y soit variée sans devenir loufoque. Entre nous c'est quand même mieux que ce que mes prédécesseurs qui avaient plutôt l'attirance vers des immeubles type Berlin Est. La plupart de ces logements sont construits par des investisseurs et financés par eux. L'Office municipal HLM y achète quelques appartements pour garantir la mixité sociale. D'autres immeubles sont construits par des bailleurs sociaux (principalement l'Office municipal), notamment dans le cadre de la convention signée avec l'Etat pour la rénovation urbaine. L'Etat, le 1% patronal, la commune, marginalement la Région et malheureusement pas le département sont les financeurs. Dans le même temps, nous lançons des programmes avec des appartements et des maisons en accession sociale à la propriété? Bref, nous sommes en train de diversifier le logement pour que chacun trouve sa place à Drancy, tout en densifiant le nombre d'habitation sur les grands axes pour favoriser la redynamisation du commerce. Et les résultats commencent à venir.

Vous êtes un people politique, vous auriez pu choisir votre mairie vous même. Alors pourquoi Drancy? geekboy Moi people??? Vous rigolez!!! Je ne fréquente aucun monde parisien, vit dans ma commune et y élève mes enfants, je roule dans une prius que je conduis moi-même et j'ai horreur des petits cercles parisiens qui croient être la France. Je ne sais d'où vous tirez cette idée mais elle est totalement à côté de la plaque. Quant à Drancy, je n'ai rien choisi. Mes parents s'y sont installés quand j'avais trois ans et ne l'ai jamais quittée (exceptée trois pour raisons de santé). Quand j'ai commencé à y militer derrière Raymond Barre tout le monde m'a assuré qu'il était impossible que je parvienne à y convaincre mes concitoyens. Et pourtant...

Pensez-vous sincèrement que nous allons croire que votre souhait de commission d'enquête parlementaire pour la campagne de vaccination sur la grippe A va aboutir à la mise en cause de la gestion faite par le gouvernement actuel? Nous sommes naïfs, mais pas à ce point-là. Les Français savent que le NC est vassalisé par l'UMP. Fran Je n'ai rien à vous prouver. La question de la mise en cause de tel ou tel n'est pas mon sujet. C'est le résultat de la commission qui dira s'il y a des responsabilités. Ce qui me choque c'est que beaucoup de responsables politiques, notamment à gauche, ne se sont intéressés qu'au problème d'argent lié à la vaccination. Aucun ne s'est préoccupé du problème de santé publique qui se pose à nous, c'est ce que je trouve le plus scandaleux. En clair, nous avons acheté des millions de vaccins pour vacciner au moins 30% de français (soit environ 20 millions de personnes). Au bout de plusieurs mois, nous n'en avons vacciné qu'un peu plus de 5 millions. Moins de 10% des Français là où des pays voisins ont pu vacciner 20, 30 voire, comme en suède 60% de la population. C'est de cet échec que je souhaite qu'on tire les leçons. On sait désormais qu'en cas de pandémie grave, notre système n'est pas capable de vacciner rapidement et efficacement la population pour enrayer une pandémie. Or je souhaite que pour une fois on tire les leçons de cet échec au lieu de verser des larmes de crocodiles quand le drame surviendra. Ça me semble être pleinement le rôle des parlementaires que de contribuer à améliorer le fonctionnement de notre pays. Le pire, c'est votre question qui montre jusqu'à quel point absurde on a réussi à développer la défiance des citoyens envers tous les responsables politiques...

Comment voyez-vous l'avenir du Nouveau Centre dans les années à venir? Croyez-vous que votre famille politique pourra se démarquer de son association avec l'UMP? Peut-on imaginer une réconciliation entre le MODEM et le Nouveau Centre pour revoir un centre fort sur la scène politique? Quel est le poids de votre parti selon vous sur le plan national? Plutôt Premier ministre ou président du Nouveau Centre en 2012? Wedem Oui bien sûr. Après le départ de François Bayrou vers la gauche, nous avons voulu rester ce que nous étions depuis toujours à l'UDF, un mouvement de centre et de centre droit qui porte des valeurs d'humanisme et de fédéralisme européen. Bien sûr c'est difficile alors que la galaxie centriste demeure éclatée. Mon souhait est que nous parvenions à la rassembler, y compris avec les militants de gauche qui ont rejoint la majorité présidentielle. L'élection présidentielle de 2012 me paraît être la bonne échéance pour cela. Nous avons déjà reconstitué une bonne part de notre réseau d'élus locaux, créé des fédérations dans 75% des départements, nous nous tournons vers le projet présidentiel du prochain mandat. De toute façon, je suis convaincu que par-delà les péripéties, renaîtra un mouvement centriste important dans la vie politique française qui a besoin de points d'équilibre.

Le chat est finI.


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Jean-Christophe Lagarde dans le Progrès « Le couvre-feu pour les mineurs doit rester exceptionnel et motivé »

« Le couvre-feu pour les mineurs doit rester exceptionnel et motivé »

Le couvre-feu pour les mineurs de 13 ans s'impose-t-il ?

Je n'en suis pas sûr. Si c'est perçu comme une mesure pouvant devenir généralisée ou courante, c'est inapplicable et je suis contre. Mais face à une délinquance juvénile de plus en plus précoce, si cette mesure cible quelques individus et qu'elle est clairement motivée par des circonstances exceptionnelles dans un quartier, alors pourquoi pas ? Mais ce n'est pas une mesure qui, à elle seule, est suffisante. Il faut aussi tout l'accompagnement des enfants par les services de protection de la jeunesse. Je souhaite donc demander au ministre que cela reste exceptionnel et que l'on puisse chaque année faire le bilan et dire combien de mesures de ce type ont été prises.

Pourriez-vous y avoir recours avec les préventions que vous souhaitez ?

Je n'ai pas de choix idéologique en la matière. Je pense ne jamais demander au préfet ou accepter que le préfet intervienne sur la commune. Mais on peut tomber sur un gamin abandonné par ses parents pour qui les systèmes de protection n'ont pas été efficaces. Cependant ramener régulièrement un gamin chez lui par voie d'arrêté préfectoral signifie que l'enfant devrait être placé.

Etes-vous pour la suppression des prestations familiales pour un mineur de moins de 13 ans délinquant ?

Oui je suis d'accord, même si, à gauche, on dit qu'il ne faut pas toucher à ce type de prestations. J'observe qu'il y a des parents en difficulté avec leurs enfants et que 90 % d'entre eux ont besoin d'être aidés. Mais 10 % d'entre eux sont dans le déni et l'abandon total et il n'y a pas de raison qu'ils soient aidés par les pouvoirs publics et donc par notre argent.

La police pourra s'adjoindre des collaborateurs occasionnels. Est-ce le début des milices privées ?

Je ne crois pas beaucoup en cette mesure. La police n'aura pas envie d'avoir recours à ces personnes et peu d'entre elles seront prêtes à effectuer ce travail dans les quartiers sensibles. Cela ne me paraît pas souhaitable. Le travail de police doit rester à la police.

Propos recueilli à Paris par Nathalie Mauret


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VSD : Jean-Christophe Lagarde dans " Ils se mettent à table " par Paul Wermus

ILS SE METTENT À TABLE ... pour Paul Wermus

Entre leurs projets, quelques coups de griffe et un surprenant éloge de la fessée, nos hôtes, un brin nostalgiques, se laissent aller à quelques confidences. A la Closerie des Lilas : Yannick Bolloré, directeur général de Direct 8, Elizabeth Tchoungui, animatrice des « Maternelles », sur France 5, Robert Hossein, metteur en scène, Jean-Christophe Lagarde, député maire centriste de Drancy Jean-Christophe Lagarde n’est pas content : « Les réformes s’empilent, se bousculent.

Ça va trop vite, d’autant que les avis du parlement sont rarement pris en compte. » Cet ancien lieutenant de François Bayrou n’est d’ailleurs pas tendre à son égard : « Il tente de draguer Ségolène Royal et Vincent Peillon, alors qu’il est plus à droite que moi. Quelle erreur de stratégie, il mise sur l’explosion du PS pour devenir le leader de la gauche. Un homme de droite à la tête d’une majorité de gauche, depuis François Mitterrand, les Français n’en veulent plus. Je partage d’ailleurs l’avis de Cohn-Bendit qui lui lança : “Mon pote, tu ne seras jamais président !” Vu la marge de manœuvre qu’ont les ministres de Sarkozy, je suis bien là où je suis. J’ai 42 ans, et mon ambition est de reconstruire le centre. »

**Nous sommes premiers éditeurs de presse Y. Bolloré


Bolloré junior n’a pas démérité. Il est directeur général du pôle média du groupe familial : « Nous sommes premiers éditeurs de presse, avec 1,3 million d’exemplaires quotidiens. Direct 8 est en équilibre, cette année. Budget : 40 millions d’euros, 2,8 % de parts de marché, nous sommes en avance de trois ans sur nos prévisions. » Parmi ses projets : « Un JT quotidien avant l’été, et nous sommes candidats à un appel d’offres pour une chaîne du sud. » L’animatrice des Maternelles, Elizabeth Tchoungui, n’y va pas par quatre chemins : « Présenter un journal télévisé sur votre chaîne, ça peut m’intéresser ! » Évelyne Thomas sur Direct 8, est-ce un succès ou un échec ? Réponse de Bolloré : « Elle a redoré son image chez nous. On réfléchit à une case plus appropriée. » Le génie, c’est dix-huit heures de travail par jour, et le talent, c’est d’en trouver aux autres. R. Hossein

Robert Hossein, qui présentera Seznec, un procès impitoyable, au Théâtre de Paris, joue les modestes : « Le génie, c’est dix-huit heures de travail par jour, et le talent, c’est d’en trouver aux autres. » L’acteur metteur en scène n’a rien perdu de sa foi. « Je crois tellement en Dieu qu’il finira bien par exister. Que vous soyez croyant ou pas, quelle importance ! Je connais des athées qui sont dans les bras du Seigneur, et des cathos qui n’y seront jamais. » Puis, s’adressant à Yannick Bolloré : « Votre père m’a appris qu’il se rendait chaque année à Lourdes, un lieu où jadis j’eus la révélation. » Puis, revenant à son prochain spectacle : « Je vous propose d’assister au procès tel qu’il eut lieu, en 1924. À chaque représentation, les spectateurs seront appelés à s’exprimer sur la culpabilité ou l’innocence de l’accusé. J’ai demandé à son petit-fils de m’accorder l’autorisation de monter ce spectacle à la seule condition qu’il ne s’en occupe pas. » Robert Hossein, 82 ans, ne se fait guère d’illusions : « J’en ai encore pour un ou deux ans, si Dieu le veut. Je suis né pauvre avec un cerveau de riche, il vaut mieux cela que le contraire. »

Elizabeth Tchoungui l’avoue : « C’est un défi de reprendre “Les Maternelles”, après Karine Le Marchand, un magazine dont c’est la neuvième saison, et qui, après une légère érosion, semble se stabiliser. » Discrète sur sa vie privée, elle nous apprend juste qu’elle est maman d’un petit garçon de 1 an. Parmi les sujets de son émission qui ont fait débat :la fessée.

**C’est un scandale absolu de vouloir interdire la fessée J-C. Lagarde


Jean-Christophe Lagarde, père d’un enfant de 2 ans, donne son point de vue : « C’est un scandale absolu de vouloir l’interdire. Nos gosses doivent comprendre qu’il y a des limites à ne pas franchir. » Robert Hossein clôt ce débat avec un brin d’humour : « Je suis pour la fessée, mais entre adultes consentants. » Jean-Christophe Lagarde n’en démord pas : « Il faudra bien un jour privatiser France 2 ! » « Quelle erreur, lui répond Elizabeth Tchoungui. Vous voulez que cette chaîne devienne un sous-TF1. Il faut défendre à tout prix le service public. »

En cette fin de repas, Robert Hossein devient mélancolique : « Il m’arrive de m’isoler sur les tombes de mes amis : Roger Vadim, Jean-Claude Brialy, Frédéric Dard…Ce qu’il y a d’emmerdant, dans la mort, c’est que c’est pour la vie. »


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Google Street View : les députés veulent des règles

Jean-Christophe Lagarde souhaite que les Français soient consultés avant la diffusion de certaines images. Plusieurs plaintes visant Google Street ont déjà été déposées par des particuliers.

C'est le buzz du moment. Un de ces gags involontaires que propulse l'Internet. Trois cyclistes qui se reposaient entièrement nus dans les rues du village naturiste de Port Leucate, dans le sud de la France, ont vu leur anatomie dévoilée à un vaste public d'internautes. Ces sportifs devaient être distraits lorsque la camionnette ou le vélo de Google surmontés d'une caméra les a filmés cet été, pour documenter un nouveau service, Google Street View, qui permet, depuis son ordinateur, d'arpenter les rues de chaque ville, avec une vue à 360 degrés. Sur l'image, les visages étaient bien floutés comme le prévoient les règles de confidentialité, mais le reste de leur corps était offert à tous les zooms. Sur Twitter, l'image a fait fureur. Obligeant Google à jeter un voile pudique sur les cyclistes.

Cette mésaventure vient renforcer le front anti-Google Street View. Car si ce service, accessible depuis Google Maps, s'avère bien pratique pour repérer un itinéraire ou encore le lieu exact d'une location de vacances réalisée sur photo, il sert aussi les voyeurs.

Les plaintes se multiplient

En France, le député du Nouveau Centre, Jean-Christophe Lagarde, a déposé début décembre une proposition de loi pour restreindre les «immixtions des moteurs de recherche dans la vie privée ». «Il est invraisemblable que l'on puisse regarder chez vous, au-dessus de vos palissades, de vos clôtures, pour exposer à tous votre logement, sans même demander l'autorisation préalable», explique le député. Il propose «d'interdire de collecter ou de traiter des données faisant apparaître des immeubles d'habitation (...) sauf dans le cas où les occupants de ces lieux ont expressément donné leur accord.» En clair, de mettre fin à l'actuel service.

Jean-Christophe Lagarde espère recueillir prochainement les signatures pour présenter sa proposition dans une niche parlementaire. «Aujourd'hui, nous sommes dans la situation absurde où celui qui veut protéger sa vie privée doit, a posteriori, demander que l'on supprime l'image de sa maison. Il faut inverser la séquence», regrette le député. Car le péril est selon lui bien réel. «Les administrations pourront voir sur Google Street View ce qu'il en est de votre patrimoine, compter vos voitures. Tout comme votre employeur va vérifier si vous logez dans un coin délabré, une cité. Ces éléments sur le mode de vie ne regardent personne.»

Les plaintes se multiplient d'ailleurs en France depuis que Google Street s'est vraiment lancé début 2009. Beaucoup craignent les cambriolages. Vingt-deux habitants d'un quartier pavillonnaire en périphérie de Toulouse ont écrit à la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) pour demander le retrait et la destruction de l'ensemble des prises de vue effectuées dans leur quartier. «Ils indiquent que des vues plongeantes réalisées à partir de caméras installées en haut d'un mât télescopique de 2 mètres permettent de visualiser sur Internet des vues des maisons que les riverains ont pris soin d'entourer de haies suffisamment hautes pour justement préserver leur intimité !» explique-t-on à la Cnil.

De son côté, Google assure respecter la volonté des internautes, puisqu'un outil permet de «signaler un problème». Officiellement, les utilisateurs peuvent demander à ce que leur domicile ne soit pas exposé sur le fondement de leur droit au respect de la vie privée. Mais le retrait n'est pas acquis. Une famille bretonne a sollicité la Cnil après «avoir découvert sur Internet une photo de sa maison. Jusque-là rien qui pouvait l'inquiéter, si ce n'est que les vues de l'arrière du domicile permettent de voir leur fille de 4 ans en sous-vêtements en train de s'habiller». Or l'adresse de la maison est indiquée. Les parents ont, sans succès, demandé la suppression des vues au moyen de l'outil prévu à cet effet par Google.

Les autres plaintes évoquent, en plus de l'atteinte à la vie privée, les problèmes de sécurité, car «les fonctions de zoom et de rotation de l'image permettent en effet à n'importe qui d'étudier en ligne les accès (…), la nature des serrures, les espaces extérieurs.» La polémique éclate dans tous les pays. Aux États-Unis, une famille américaine accusait Google d'avoir violé leur vie privée en publiant des photos de leur maison. La justice n'a pas suivi. Mais Google a dû s'engager à flouter les visages en Amérique du Nord. En Europe, l'Allemagne a obtenu que les maisons soient également floutées sur les photos prises, tandis qu'en Grande-Bretagne, un mari infidèle s'est ainsi fait pincer suscitant un vif émoi général !

Cécilia Gabizon 14/12/2009 - Le Figaro


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Alex Türk (CNIL) : “Vie privée : nous attendons des éléments complémentaires de Google Street View”

Le Président de la CNIL est favorable à la proposition de loi pour "restreindre l'immixtion des moteurs de recherche dans la vie privée". Il rebondit sur un autre sujet tout aussi délicat : l'identité numérique.


Déposée le 27 novembre, la proposition de loi du député Jean-Christophe Lagarde, qui vise à restreindre “les immixtions des moteurs de recherche dans la vie privée”, fait des vagues.

Les services de cartographie incluant des fonctionnalités de visites virtuelles sont clairement dans le collimateur : Google Street View, Bing Maps et ses “vues d’oiseaux” (Bird View) ou encore Pages Jaunes.

“C’est une intrusion dans votre vie privée qui peut donner lieu à des débordements”, argue le député dans un entretien accordé à ITespresso.fr.

Pour mieux comprendre les enjeux liés au développement de ces services qui frôlent l’atteinte à la vie privée pour les uns ou qui s’y immiscent carrément pour les autres, nous avons interviewé Alex Türk, Président de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL).

Il se déclare favorable à l’initiative du député Lagarde et élargit la problématique à la gestion de l’identité numérique…(Interview réalisée le 4 décembre 2009)

ITespresso.fr : Soutenez-vous la proposition de loi de Jean-Christophe Lagarde ? Alex Türk : Je pense que l’initiative est bonne et il est temps de faire le point. Ce n’est qu’une proposition de loi et je ne sais pas si elle ira au bout. Mais l’idée de poser ce problème de société [le respect à la vie privée, NDLR] est judicieuse. Je rencontre de plus en plus de gens qui s’interrogent sur la question du consentement pour être présents sur ces services. Nous avions d’ailleurs reçu une déclaration de Google Street View et nous leur avions demandé un certain nombre d’éléments complémentaires. Pour l’instant, nous sommes en attente d’un retour, notamment sur une question centrale qui est la durée de conservation des données.

ITespresso.fr : Quels sont les problèmes posés par un service tel que Google Street View ? Alex Türk : Google Street View pose deux problèmes. Le premier est la reconnaissance autrement dit, le floutage. Mais c’est aussi le problème du retrait des informations lorsque l’on souhaite ne pas être sur le service.

ITespresso.fr : A votre avis, quelle serait la meilleure méthode pour améliorer ce service ? Faut-il aller jusqu’à déposer une demande d’autorisation dans la boîte aux lettres des gens avant de diffuser des vues de leur maison ? Alex Türk : Effectivement, je me pose la question. Nous n’avons pas délibéré mais le problème est posé car nous rencontrons de plus en plus de gens qui se plaignent. Parfois, les gens réagissent en disant “si vous demandez cela à Google, ils ne pourront plus le faire”… Google est une société commerciale et développe une activité commerciale mais cela doit se faire dans le respect des garanties des droits individuels. Or, il y a des vues problématiques à la fois pour les habitations mais aussi pour les véhicules. Les données personnelles appartiennent aux individus et pas à n’importe qui. Ce n’est pas un bien marchand que l’on peut vendre comme cela.

ITespresso.fr : La vie privée des citoyens n’est donc pas suffisamment protégée ? Alex Türk : Je vous répondrais en vous citant un exemple. Je lisais dans la presse il y a quelques semaines que le chanteur Paul Mc Cartney s’était plaint auprès de Google pour faire retirer les images de sa villa présentes sur Google Street View. Ce à quoi la société a répondu positivement et rapidement. Mais hélas, tout le monde ne s’appelle pas Mc Cartney. Et il faudrait pourtant que nous ayons la certitude de pouvoir faire enlever des vues rapidement, or ce n’est pas le cas, c’est généralement assez long.

ITespresso.fr : Que pensez-vous des vues aériennes “bird view” présentes sur des services tels que Bing Maps ? Alex Türk : Cela pose le même problème. Dès lors que l’on distingue clairement des éléments de la vie privée, je pense que cela constitue une atteinte à la vie privée.

ITespresso.fr : Je suis photographe, je me promène dans les rues d’un quartier et je prends des photos pour mon blog. Sur plusieurs vues, comme sur Google Street View, on distingue des maisons avec des bouts de jardin ou des voitures. Mais cela n’était pas intentionnel. Comment l’interpréter ? Alex Türk : Tout dépend de la possibilité que cela donne de repérer clairement des éléments. Il ne peut pas y avoir une réponse uniforme car tout est une question de précision des images. Mais si cela permet de repérer une habitation et de donner des éléments relatifs aux personnes qui peuvent y habiter, alors cela pose un problème car les gens ont droit à une forme de droit à l’oubli.

ITespresso.fr : Vous estimez que le droit à l’oubli est à prendre en compte ? Alex Türk : Le droit à l’oubli, ce n’est pas seulement les informations que l’on donne soi-même sur un réseau social. C’est aussi pour moi le droit à l’incognito c’est-à-dire le fait que j’habite à tel endroit et cela ne regarde personne. Ces services peuvent constituer un danger car ils permettent de faire des repérages et donner lieu à des initiatives de délinquance.

ITespresso.fr : Est-ce que ce dossier ne pose pas une remise en question du droit à l’image et la prise de vue sur le domaine public ? Alex Türk : Non. Et je fais une distinction. Ce qui pose avant tout problème, ce n’est pas tant le fait de prendre en photo une habitation ou d’une personne. C’est l’usage que l’on en fait ensuite qui pose problème. En l’occurrence, le mettre en ligne sur un réseau et le fait que la planète entière puisse en prendre connaissance. Je pense qu’il est parfaitement possible de concilier les règles liées à la liberté de la presse. A la condition que cela n’aboutisse pas à la désanonymisation d’une personne à son insu. D’ailleurs, on constate que sur les télévisions aujourd’hui, on floute souvent les personnes qui sont dans les reportages.

ITespresso.fr : Cet encadrement permanent des services “innovants” au nom de la défense de la vie privée n’est-il pas un danger pour l’innovation justement ? Alex Türk : Je ne crois pas. Car on entre dans une société différente de celle que nous connaissons. Si l’on prend l’ensemble des problèmes, alors il y a une synergie qui peut être extrêmement dangereuse. Il n’y a pas que ce qui se passe sur la toile, les moteurs de recherche et les réseaux sociaux. Il y a aussi les problématiques liées au suivi des personnes (biométrie, vidéo surveillance, la géolocalisation par les puces RFID,…) mais aussi les nanotechnologies, les systèmes permettant de repérer quelqu’un dans l’espace et dans le temps (c’est à dire les réquisitions sur des données de trafic des téléphones portables), sans oublier le Pass Navigo, le télépéage, la carte bancaire, et puis enfin le fait que l’on peut se trouver dans des fichiers dans le domaine fiscal, social/santé, police… Si vous regroupez tout cela, vous vous rendez compte que la personne est d’une certaine manière “triangulée”.

ITespresso.fr : Avec ou sans Google Street View, nous sommes déjà tous fichés, tous repérés et donc répérables ? Alex Türk : Par un biais ou par un autre, une personne pourra toujours être repérée. C’est la que se trouve le danger et nous avons beaucoup de difficultés à le faire comprendre. Car bien souvent, les gens ne prennent en compte qu’un problème à la fois…Il y a Street View d’un côté, mais aussi les informations qui restent sur Google et permettent de faire un profilage commercial des personnes compte tenu de la durée de rétention des données. Sans parler des réseaux sociaux évoqués précédemment. C’est cet ensemble qui crée un modèle de société différent de celui que nous connaissons aujourd’hui.

ITespresso.fr : Ne faut-il pas mieux informer les citoyens de la façon dont ils peuvent gérer leur identité numérique ? Alex Türk : Bien entendu. Les réponses aux problèmes que nous avons évoqués sont de plusieurs natures. La première réponse est de dire que, dans le cadre du droit existant, on peut faire des actions de contrôle ou judiciaire et la CNIL en fait déjà. Mais cela ne suffit pas. Je pense que nous pouvons compter sur la technologie pour résoudre des problèmes liés à la technologie. Si on le souhaitait, on devrait être en mesure de garantir à une personne que l’on peut supprimer ces données personnelles dès qu’elle le souhaite. Mais encore faut-il que l’on souhaite maîtriser ces systèmes et offrir cette possibilité.

ITespresso.fr : Sous-entendez vous que tous les pays ne sont pas égaux en matière de garanties de respect de la vie privée et qu’il faut faire évoluer la réflexion d’un point de vue plus large ? Alex Türk : Il y a une nécessité de trouver une solution juridique acceptable sur toute la planète. Il va falloir trouver une solution entre le niveau requis en Europe et celui requis aux États-Unis qui sont beaucoup moins exigeants que nous en la matière.

ITespresso.fr : En attendant, vous misez donc sur la pédagogie ? Alex Türk : C’est un fait, nous n’arriverons sans doute jamais à régler tous les problèmes. Donc, l’une des réponses, c’est la pédagogie. Il faut faire en sorte que les jeunes et moins jeunes soient formés et conscients des enjeux que toutes ces technologies posent. Et qu’ils puissent être en mesure de maîtriser les informations placées sur le réseau.

ITespresso.fr : Et cette pédagogie, qui devrait l’initier ? Alex Türk : Les médias, le milieu enseignant, moi de mon côté… Nous avons tous une responsabilité en la matière et pour tout vous dire, je suis très préoccupé. Parce que j’ai le sentiment qu’on devrait faire beaucoup plus encore dans le domaine éducatif. Tôt ou tard, nous devrons légiférer sur le problème de l’identité numérique parce qu’il y a derrière la nécessité de protéger les personnes. Vous savez qu’il y a une réflexion qui est engagée sur la possibilité de se protéger soi-même en se couvrant derrière une forme d’anonymat. Sachant qu’il y aurait une mécanique qui permettrait de franchir le stade de l’anonymat dans l’hypothèse où l’on est dans une procédure judiciaire. On voit bien que tout cela pourrait nécessiter de reconsidérer totalement la notion d’identité numérique.

itespresso.fr - le 5/12/09


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mamane : Fonctionnaire de police nationale, originaire de Martinique, en fonction à Paris; militant Nouveau Centre,j'ai visionné votre intervention suite au décès d'Aurélie FOUQUET, je suis vraiement touché par vos propos car rare sont les élus, qui comme vous, sont confrontés quotidiennement aux difficultées de personnes, pour certaines, stigmatisés, et qyui n'ont pas toujours de bon rapport avec les forces de l'ordre. Loin de prendre parti (il vous serait bien facile de le faire pour fidéliser les électeurs), vous faites preuves d'objectivités et de clairvoyance. Dommage, que la réponse n'est pas été à la hauteur de la teneur de votre question, d'autant plus qu'un effort considérable devrait etre fait sur la formation continue au sein de la Nationale un audit dessus serait sans doute le bienvenue.
Ze Big Killer : Votre proposition de loi visant à restreindre l'immixtion des moteurs de recherche dans la vie privée risque de priver l'industrie hotellière, l'immobilier, etc. d'un outil exceptionnel.
Emmanuel : Je ne voterais plus pour l'UMP mais j'ai découvert que vous avez une liste indépendante, alors, oui, ancien membre de l'UDF, je voterais pour vous.
eluNCIDF : Bravo pour votre action pour avoir une liste indépendante aux régionales. Dans les régions où on dépassera raisonnablement 5% il faut y aller sinon nous n'existerons pas et l'IDF c'est la bonne région avec andré santini et JC Lagarde
Edmond : J'ai participé aux Etats Généraux de l'Outre-Mer à Drancy et j'ai trouvé les échanges très intéressants. Espérons que les travaux lancés par M. KARAM aboutiront à un résultat positif !!!!En tous les cas bravo à Drancy d'avoir accueilli cet événement.
Estelle : M. LAGARDE je tenais à vous remercier pour la question que vous avez posé à l'Assemblée nationale relative à la rémunération de l’accompagnement éducatif des élèves hors temps scolaire. J'espère que cette intervention fera avancer les choses.
cabhal : Merci pour avoir dit non au projet de la loi HADOPI.
Harlock : Merci, merci quand même d'avoir voté contre HADOPI, merci de vos prises de positions. Même si la loi est passée, ce n'est que partie remise !




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