22/06/11 Question écrite : Fonction publique hospitalière – praticiens hospitaliers – revendications

M. Jean-Christophe Lagarde attire l’attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur la situation des praticiens hospitaliers adjoints contractuels. Ces praticiens adjoints contractuels ont les mêmes prérogatives et responsabilités qu’un médecin français titulaire. Ils soignent, opèrent, anesthésient et participent au service des gardes et astreintes dans les mêmes conditions que tout autre praticien hospitalier autorisé. Ces médecins sont appelés à occuper des postes désertés par leurs confrères français et sont devenus indispensables au bon fonctionnement de notre système de soins. Leur statut est précaire, et ces derniers n’ont pas le droit à la formation continue et peuvent être remerciés sans indemnités à la fin du contrat. Il faut préciser que leur salaire est bien inférieur à celui d’un praticien hospitalier. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures le Gouvernement entend prendre afin d’intégrer cette catégorie de médecins dans le statut de praticiens hospitalier.

15/06/10 Question écrite : L’avenir des petites salles de cinéma face au numérique

M. Jean-Christophe Lagarde attire l’attention de M. le ministre de la culture et de la communication sur l’avenir des petites salles de cinéma dans le contexte actuel du passage à la projection numérique. Ces salles, parfois associatives, et dont le fonctionnement repose largement sur l’implication d’équipes bénévoles, représentent un modèle culturel de cinéma de proximité. Elles ont des objectifs d’animation, de formation et d’éducation du public. Elles sont particulièrement attentives à l’accueil du jeune public, des scolaires, des seniors ou à l’organisation de débats ou de festivals. Elles assurent en somme un véritable service public culturel. Pourtant, l’avènement de la projection numérique, qui suppose de très lourds investissements au regard de leur faible budget, menace l’existence même de ces cinémas. Ces investissements sont en effet estimés à près de 100 000 euros par écran. Alors que la mise en place du fonds de mutualisation proposé par le CNC pour l’équipement numérique a été stoppée par la décision de l’autorité de la concurrence du 2 février 2010, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement en matière d’accompagnement et de soutien en équipement numérique à l’attention des petites salles (associatives ou municipales), dont on sait qu’il s’agit pour nombre d’entre elles d’une question de survie à très courte échéance. Il lui demande également comment, outre l’aide à l’investissement, il compte intervenir pour garantir l’indépendance de programmation de ces salles de cinéma.