Dray porte plainte contre Libération
Julien Dray va délivrer une citation directe devant le tribunal contre Libération. Le journal a consacré ce jeudi un long article à l'enquête préliminaire qui vise le député PS. Celui-ci s'est déjà élevé à plusieurs reprises contre le traitement que lui réservent les médias. Le député (PS) de l'Essonne Julien Dray va délivrer une citation directe devant le tribunal pour "diffamation" et "atteinte à la vie privée" contre Libération, a annoncé son avocat, Me Léon-Lef Forster. Le journal a consacré ce vendredi un long article à l'enquête préliminaire qui vise le député. Me Forster a déjà délivré plusieurs citations et plaintes contre des médias dans cette affaire. L'avocat a par ailleurs annoncé que la cérémonie de voeux organisée vendredi soir par Julien Dray dans sa circonscription serait "fermée à la presse". "M. Dray, par respect pour ses électeurs, veut leur réserver la primeur de ses déclarations", a t-il expliqué. Le parquet de Paris a ouvert le 10 décembre une enquête préliminaire pour abus de confiance, visant notamment Julien Dray, dont les comptes bancaires ont été épluchés par la cellule antiblanchiment du ministère des Finances, Tracfin. Le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, a jugé vendredi sur RTL "scandaleuses" et "inadmissibles" les fuites dans la presse du rapport Tracfin. "Il est rare qu'un procureur monte au créneau pour dénoncer des fuites, c'est plus qu'honorable de la part de M. Marin et cela montre que les fuites ne viennent pas de lui, ni de ses services mais d'autres canaux", a estimé Me Forster. Le député Jean-Christophe Lagarde dénonce une "peine de mort médiatique" Le député Jean-Christophe Lagarde, président exécutif du Nouveau Centre (NC), a dénoncé vendredi sur son blog la "peine de mort médiatique" infligée à Julien Dray. "Un homme public a été médiatiquement exécuté pendant les fêtes de fin d'année, sans que personne ne réagisse, pas même ses propres amis", regrette M. Lagarde. "Dans une période où les sujets d'actualités manquent à une presse qui a besoin de se vendre, une fuite savamment organisée sur une enquête de Tracfin (...) ne pouvait pas manquer sa cible", ajoute-t-il, en présentant M. Dray comme "victime de cet habile et puissant coup de poignard". "On peut naturellement se demander qui tenait le poignard derrière les rideaux épais de petites saloperies dont notre vie publique s'orne parfois", souligne-t-il. Le député de Seine-saint-Denis juge "extrêmement choquant qu'aucun parti politique n'ait pris sa défense. Pas sur le fond de l'affaire, mais sur ces principes républicains qui sont sacrés et que nous acceptons de voir bafoués". Car "une démocratie doit savoir préserver la vie privée de ses citoyens, du plus inconnnu au plus en vue", écrit-il, s'érigeant contre "une justice-spectacle". "Il était hier mon ami, il l'est aujourd'hui et il le sera probablement demain" Interrogé vendredi sur Europe 1, Pierre Bergé, président de l'association "Les parrains de SOS racisme" a affirmé "faire confiance à la justice". "Je ne sais pas s'il est innocent. Je ne sais pas s'il est coupable. Aujourd'hui, tout le monde le croit coupable. Moi, je ne le crois ni coupable, ni innocent, mais il y a une présomption d'innocence", a-t-il assuré. "Ce que je crois, ce que je sais, c'est qu'il est mon ami, il était hier mon ami, il l'est aujourd'hui et il le sera probablement demain", affirme l'homme d'affaires.
Par LEXPRESS.fr, publié le 23/01/2009
Blog
Député
Nouveau Centre
Liens
Livre
JCL TV
Shoutbox
Presse