Question du 4 novembre 2008 - professions de santé - gynécologues - effectifs de la profession
M. Jean-Christophe Lagarde attire l'attention de Mme la ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative sur la situation de la gynécologie médicale française. Depuis cinq ans, les moyens de la gynécologie diminuent. Seulement 20 internes sont nommés dans cette spécialisation, chaque année, alors qu'il en était initialement prévu 60 par an. Pire, en 2006, il n'y a eu que 4nominations et aucune en 2007 et en 2008. La gynécologie médicale française, pourtant reconnue efficace, manque donc cruellement de praticiens. Cette discipline revêt une importance majeure pour la santé des femmes, tout particulièrement en matière de prévention et de dépistage précoce des cancers du sein ou du col de l'utérus ou de maladies sexuellement transmissibles. Elle s'avère indispensable, face à l'impossibilité des médecins généralistes de pouvoir tout assumer. De plus, bien intégré dans un travail de réseaux avec les généralistes et les obstétriciens, elle assure une prise en charge médicale efficace et personnalisée des femmes. C'est pourquoi il souhaite connaître les mesures qu'elle envisage, afin d'améliorer cette situation et donc d'accroître le nombre d'internes en gynécologie médicale.
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